Arte Magazine n°2020-17 18 avr 2020
Arte Magazine n°2020-17 18 avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-17 de 18 avr 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : dérapages.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 19 avril ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 18 AU 24 AVRIL 2020 14 20.55 Cinéma Mélodie en sous-sol Rencontre au sommet entre deux monstres sacrés pour ce classique du polar  : Jean Gabin, irrésistible de cynisme en vieux truand sur le retour, et Alain Delon, jeune délinquant impétueux. 1962 CITÉ FILMS Charles vient de sortir de prison. Son séjour à l’ombre n’a guère calmé ses ardeurs de bandit. À peine rentré chez lui, il envisage de reprendre le plan de son ami Mario, malade  : cambrioler le casino du Palm Beach à Cannes. Sous les ordres de Charles, l’équipe est constituée d’un jeune truand, Francis Verlot, et de Louis, le mécanicien qui sera leur chauffeur. Le trio se rend sur place et met au point sa stratégie  : Francis doit jouer de ses atouts de séducteur auprès de Brigitte, une danseuse, pour accéder par les coulisses au sous-sol du casino... LE FÉLIN ET LE PACHYDERME Le film repose sur le tandem formé par les personnalités opposées de deux monuments du cinéma français  : Jean Gabin et Alain Delon, le premier irrésistible de cynisme dans le rôle du « cerveau » désabusé, le second impeccable dans le rôle du jeune loup séducteur. Henri Verneuil définissait ainsi le duo  : « D’un côté, un pachyderme. Lent. Lourd. Les yeux enfoncés sous des paupières ridées et, dans l’attitude, la force tranquille que confère le poids. Celui du corps. De l’âge. De l’expérience. Quarante ans de carrière. Quelque soixante-dix films  : Gabin. De l’autre, un félin. Un jeune fauve, toutes griffes rentrées, pas un rugissement mais des dents longues et, dans le regard bleu acier, la détermination de ceux qui seront un jour au sommet  : Delon. » Avec Mélodie en sous-sol, le cinéaste signe un polar efficace devenu un classique, sur fond de Méditerranée et de palaces cannois. Avec plus de 500 000 entrées en région parisienne à sa sortie, il avait d’emblée conquis le public. Le ticket Gabin-Delon y était pour beaucoup, mais la réussite du film tient également à la réalisation maîtrisée et inventive d’Henri Verneuil, comme l’illustre la scène finale dans la piscine. Film d’Henri Verneuil (France/Italie 1962,1h56mn, noir et blanc) Scénario  : Henri Verneuil, Albert Simonin, Michel Audiard - Avec  : Jean Gabin (Charles), Alain Delon (Francis Verlot), Viviane Romance (Ginette), Carla Marlier (Brigitte), Maurice Biraud (Louis), Henri Virlojeux (Mario), Jean Carmet (le barman), José Luis de Villalonga (M. Grimp) - Production  : Cipra/Cité Films, Compagnia Cinematografica Mondiale (R. du 23/6/2005)
WICHITA FILMS 22.55 Douglas Fairbanks Je suis une légende Star des films de cape et d’épée, le bondissant Douglas Fairbanks a contribué à inventer, entre deux pirouettes, le Hollywood d’aujourd’hui. Raconté par Laurent Lafitte, son parcours flamboyant ressuscite la magie des débuts du cinéma. On l’a oublié, mais Douglas Fairbanks fut l’un des rois d’Hollywood. Jugé mauvais acteur, il démarre par des galipettes dans des comédies bas de gamme. Devenues sa marque de fabrique, ses cascades, associées à son énergie et à son inamovible sourire, font de lui une immense star. En 1916, deux rencontres majeures changent le cours de sa vie déjà mouvementée  : Charlie Chaplin, qui deviendra son meilleur ami, et Mary Pickford, « petite fiancée de l’Amérique » et grande vedette de l’époque, dont il tombe éperdument amoureux. En 1919, le trio Fairbanks-Pickford-Chaplin envoie valser Famous Players (la future Paramount) en créant United Artists, premier studio indépendant capable de distribuer ses films. Dès lors, Fairbanks a les mains libres. Le signe de Zorro, Les trois mousquetaires (un vieux rêve), Robin des Bois, Le voleur de Bagdad...  : les tournages s’enchaînent, toujours plus ambitieux, dans une débauche de décors grandioses et de folles acrobaties. Fairbanks, acteur et producteur, vit un âge d’or, jusqu’à l’avènement du parlant, à la fin des années 1920. LE PRÉCURSEUR Le super-héros, les superproductions, le story-board, les Oscars, les foules en délire et même la première villa avec piscine à Beverly Hills...  : tout ce qui constitue l’industrie du cinéma américain et le star-system, Douglas Fairbanks l’a inauguré ou en a eu l’intuition. À travers ce destin flamboyant, le pensionnaire du Français Laurent Lafitte raconte en voix off les coulisses d’une industrie florissante mais encore artisanale et la splendeur des films d’aventures qu’elle a produits, dévoilant au passage le secret de certains effets spéciaux. Une foule d’archives étonnantes montrant l’industrieux Hollywood, Fairbanks enthousiaste et conquérant, les clowneries avec Chaplin ou la complicité amoureuse avec Mary Pickford complète ce documentaire au charme innocent, celui des commencements. Documentaire de Julia et Clara Kuperberg (France, 2018, 53mn) - Commentaire dit par Laurent Lafitte, de la Comédie- Française - Coproduction  : ARTE France, Wichita Films, avec la participation de Ciné+, Kali Pictures - (R. du 2/1/2019) 12/4 25/4 ffl 23.50 Folles d’opéra De nombreux hommes homosexuels semblent vouer une fascination au monde de l’opéra et aux cantatrices. Exploration de cette admiration. Ardent admirateur de Maria Callas, le metteur en scène d’opéra Werner Schroeter, disparu en 2010, avait un jour suggéré à l’écrivain et réalisateur allemand Rosa von Praunheim (pour l’état civil Holger Bernhard Bruno Mischwitzky) de réaliser un documentaire sur les gays et l’opéra. En s’intéressant à la question, ce dernier a alors constaté qu’il existe un grand nombre d’hommes homosexuels qui, comme son ami, adulent une cantatrice – bien souvent une soprano –, au-delà de l’intérêt artistique. HAUTS EN COULEUR Pour comprendre l’origine de cette fascination, Rosa von Praunheim rencontre des personnages hauts en couleur, qui témoignent de leur passion pour les divas. Il interroge le musicologue Kevin Clarke, qui a jeté son dévolu sur Kiri Te Kanawa et Ljuba Welitsch, ainsi que le journaliste et auteur Tilman Krause. Il donne aussi la parole à plusieurs « folles d’opéra », dont le directeur artistique de l’Opéra-Comique de Berlin, Barrie Kosky. Les chanteuses Edda Moser − dont l’enregistrement du deuxième air de la « Reine de la nuit » de Mozart a été choisi pour la sonde spatiale Voyager −, Sophie Koch et Nadine Secunde confient, quant à elles, la relation qui les unit à certains de leurs admirateurs. Documentaire de Rosa von Praunheim et Kevin Clarke (Allemagne, 2019, 53mn) ffl 18/5 0.45 Année Beethoven Ludwig van Beethoven  : les trios avec piano PETER ADAMIK Daniel Barenboim (piano), Michael Barenboim (violon) et Kian Soltani (violoncelle) interprètent les trois trios avec piano de Beethoven. Avec les trois trios avec piano, composés entre 1793 et 1795, Beethoven assure son avenir auprès de son mécène  : ces trois œuvres de jeunesse, dédiées au prince Karlvon Lichnowsky, LORENZ HAARMANN révèlent déjà une maturité surprenante et une intensité poignante. Daniel Barenboim au piano, Michael Barenboim, son fils, au violon, et Kian Soltani au violoncelle interprètent l’intégralité de l’opus n°1 dans l’intimité chaleureuse de la salle Pierre-Boulez à Berlin, merveilleux écrin pour la musique de chambre. Concert (Allemagne, 2019, 1h41mn) Réalisation  : Frédérique Delesques ffl 18/5 Retrouvez la suite de ce concert le dimanche 26 avril à 0.55. dimanche 19 avril ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 18 AU 24 AVRIL 2020 15



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