Arte Magazine n°2020-10 29 fév 2020
Arte Magazine n°2020-10 29 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-10 de 29 fév 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : science de l'humour.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°10. LE PROGRAMME DU 29 FÉVRIER AU 6 MARS 2020 8 Vendredi 6 mars à 20.55 Téléfilm Le passé recomposé Lire page 24 M 12/3 L’indocile Les tournages ont très tôt fait partie de la vie de Laura Dern, fille de deux comédiens, Diane Ladd et Bruce Dern. C’est pourtant contre leur volonté qu’elle a suivi résolument leurs traces, en débutant dès ses 13 ans dans la chronique adolescente Ça plane, les filles !, signée Adrian Lyne. Ses modèles d’alors étaient Katharine Hepburn et Barbara Stanwyck, deux actrices qui ont marqué l’histoire par leur talent, mais aussi par la manière dont elles ont subverti un certain idéal féminin. De fait, Laura Dern n’a pas souvent joué les ingénues. Dès Blue Velvet (1986), le ton était donné  : sous le regard du réalisateur qui deviendra indissociable de son parcours, David Lynch, elle y interprète une fille qui n’a de sage que les apparences, et se retrouve sérieusement mise en danger par son goût du frisson. Le même Lynch enfoncera le clou quelques années plus tard en la lançant, rebelle et passionnée, aux côtés de Nicolas Cage sur les routes enflammées de Sailor et Lula. COME-BACK Laura Dern sait aussi donner du relief à des personnages a priori plus formatés, comme la scientifique de Jurassic Park ou la criminologue d’Un monde parfait. Pourtant, après ces débuts très marquants et le rôle mémorable de Citizen Ruth, où Alexander Payne Égérie de Lynch, Laura Dern s’est forgé une identité singulière, renforcée récemment par une série de rôles marquants, de Marriage Story, Golden Globe 2020 de la meilleure actrice dans un second rôle, au Passé recomposé, dans lequel elle interprète une documentariste enquêtant sur son enfance. révèle en elle un don pour jouer les personnages comiquement excessifs, elle entame une décennie en demi-teinte. Dans les années 2000, ses films passent plus inaperçus et elle s’adonne à la musique (DJ à ses heures, elle partage alors la vie du chanteur Ben Harper). Elle revient d’abord discrètement sur le devant de la scène, grâce à d’étonnants seconds rôles chez Paul Thomas Anderson (The Master) ou Kelly Reichardt (Certaines femmes) ; puis de manière éclatante, grâce au petit écran, devenu un lieu de liberté et d’audace. Son personnage de quadragénaire dépressive et illuminée dans Enlightened, une série qu’elle a coproduite en 2011 pour HBO, inaugure une nouvelle ère, où elle explore différentes facettes d’une même figure, celle de la femme en colère. Elle excelle dans Le passé recomposé, en documentariste qui se confronte avec difficulté aux abus subis dans son enfance, comme dans la série Big Little Lies ou le film de Noah Baumbach Marriage Story, où son interprétation dévastatrice d’une avocate féministe sans scrupules vient de lui valoir une pluie de récompenses. Tantôt fragilisée, au bord de l’explosion ou au contraire toute-puissante, elle se révèle surtout émouvante et charismatique en diable, en digne héritière de ses idoles de jeunesse. Jonathan Lennuyeux-Comnène FRANCOIS G. DURAND - WIREIMAGE - GETTY IMAGES
FOLIMAGE - EX NIHILO - ARTE FRANCE La série animée de vulgarisation « scientificotrash » Tu mourras moins bête revient pour une troisième saison désopilante. Entretien avec sa créatrice, Marion Montaigne, présidente du jury de l’édition 2020 du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. L’année de la BD sur ARTE Partenaire de l’événement, la chaîne met le neuvième art à l’honneur en 2020, en proposant de grands rendez-vous à l’antenne (séries et documentaires d’animation), ainsi qu’une collection exceptionnelle d’une centaine de programmes sur arte.tv (cours de dessin, portraits d’auteur, BD politiques, séries animées…). arte.tv/bd2020 Science pop Pourquoi la science vous passionne-t-elle tant ? Marion Montaigne  : Comprendre comment fonctionne le monde me fascine. Je m’intéresse depuis petite au vivant et à la biologie. J’aime aussi découvrir l’envers du décor, les coulisses du travail scientifique. Une part de nous aimerait, de manière infantile, que la science règle les problèmes comme un papa ou une maman. Mais ce n’est pas si simple. Dans la recherche fondamentale, les chercheurs peuvent travailler des années sur un sujet sans que cela débouche sur une application pratique. C’est épatant ! Sur Internet, la majorité de vos vidéos cumulent plus d’un million de vues. Comment expliquez-vous ce succès ? Le dessin permet de scénariser un univers où rien n’est grave et où tout est possible. Je peux verser dans le « trash », faire exploser mes personnages, montrer frontalement la sexualité, la maladie, la décomposition des corps. La nature humaine peut se révéler angoissante, alors autant en rire ! L’humour permet de désacraliser la science, de montrer qu’elle est à la portée de tous et de susciter la curiosité. Pas besoin d’avoir bac + 12 pour comprendre les découvertes scientifiques. C’est une question d’explication, pas de niveau ! Vous vous inspirez souvent d’exemples issus de la pop culture. Pourquoi ? Tout le monde a les mêmes stéréotypes en tête  : ceux véhiculés par les séries criminelles et médicales, à l’image des Experts ou de Grey’s Anatomy. Pourtant, certains de ces programmes regorgent d’approximations scientifiques. Je me souviens, par exemple, d’un virologue furieux de la manière dont le film Annihilation, dans lequel joue Natalie Portman, traite de la génétique, et particulièrement du transfert de gènes. Il m’a expliqué que l’on ne peut absolument pas opérer ce genre de mutation aussi facilement. J’en ai tiré un épisode de cette troisième saison. La culture populaire constitue un bon outil pour aborder les sujets techniques. Cette troisième saison dissèque aussi nos travers psychologiques… Je dois avouer que je suis une grande angoissée. Un tas de questions traversent en permanence mon esprit. Par exemple, je me suis interrogée sur les raisons pour lesquelles on ne se sent pas photogénique  : est-ce la faute de notre cerveau ou celle de la technologie ? Il y a aussi un épisode sur la manière de se réjouir, dans certains cas, du malheur des autres. Dans cette situation, le coupable se niche dans notre tête, auprès d’une aire cérébrale spécialisée dans la recherche du plaisir. Et ce comportement inné a un nom  : la Schadenfreude, ou la joie mauvaise ! Propos recueillis par Clara Le Quellec Tous les jours, sauf le mardi et le samedi, vers 20.50 Série d’animation Tu mourras moins bête Lire pages 15 et 20 9/2/2024 ARTE MAG N°10. LE PROGRAMME DU 29 FÉVRIER AU 6 MARS 2020 9



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