Arte Magazine n°2019-45 2 nov 2019
Arte Magazine n°2019-45 2 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-45 de 2 nov 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Léonard de Vinci.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
dimanche 3 novembre ARTE MAG N°45. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 NOVEMBRE 2019 14 ZED 16.45 Le documentaire culturel 500 e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci Léonard de Vinci La manière moderne Alors que le Louvre lui consacre une grande rétrospective, ce documentaire explore le processus créatif du peintre. Une plongée inédite dans une œuvre fascinante de modernité. Fils illégitime d’un notaire et d’une paysanne, Léonard a 12 ans lorsque ses dons pour le dessin lui valent d’être placé par son père dans l’atelier de Verrocchio, à Florence. Dès lors, l'artiste ne cessera de combler ses lacunes académiques par l’observation méticuleuse de la nature et du vivant. L’étude de la lumière puis celle du mouvement aiguisent son insatiable curiosité, lumière et mouvement qu’il n’arrêtera pas de chercher à capter dans son travail de peintre. Pourtant, lorsque l’on se penche sur les tableaux laissés par l’artiste, leur petit nombre – moins d’une vingtaine selon les experts – est frappant en comparaison des quelque 6 000 pages de notes et croquis de ses carnets parvenus jusqu’à nous. 17.40 Maestro Le « Requiem » de Verdi par Riccardo Muti Riccardo Muti dirige le Requiem de Verdi, avec l’Orchestre philharmonique de Berlin et la mezzo-soprano Elina Garanca. C’est une œuvre de la maturité, probablement la plus personnelle de Giuseppe Verdi. Dans son Requiem, créé en 1874 en mémoire de son compatriote et ami AlessandroManzoni, le compositeur italien a insufflé toute la palette de son génie. Sous la direction de Riccardo Muti, l’Orchestre philharmonique de Berlin livre une émouvante interprétation PROCESSUS CRÉATIF Ses activités d’ingénieur, d’inventeur de machines, d’anatomiste, de poète, de botaniste ou de concepteur de fêtes, à Milan ou à la cour de François I er, où il a vécu ses trois dernières années jusqu’à sa mort, en 1519, ont longtemps laissé penser que la peinture fut pour Léonard de Vinci une activité de second plan. Mais les dernières recherches historiographiques et scientifiques établissent au contraire que l’artiste retravaillait, parfois pendant des années, ses tableaux. Déroulant le fil de sa vie et décryptant son processus créatif, Sandra Paugam et Flore Kosinetz nous convient à une plongée dans une œuvre unique, dont la modernité ne cesse de fasciner. Lire page 6 Documentaire de Sandra Paugam (France, 2019, 52mn) - Auteure  : Flore Kosinetz - Coproduction  : ARTE France, ZED, Musée du Louvre 27/10 1/1/2020 L'exposition « Léonard de Vinci » se tient au musée du Louvre du 24 octobre 2019 au 24 février 2020. En partenariat avec du chef-d’œuvre verdien en compagnie de la mezzo-soprano lettone Elina Garanca, la soprano Vittoria Yeo, le ténor Francesco Meli, et la basse Ildar Abdrazakov. Concert (Allemagne, 2019, 1h32) - Réalisation  : Nele Münchmeyer 2/12 En partenariat avec STUDIOCANAL 20.55 Cinéma Soirée Ulrich Tukur Amen Pendant la guerre, un officier SS tente d’alerter le Vatican du génocide dont les Juifs sont victimes. Un pamphlet poignant signé Costa-Gavras, avec Ulrich Tukur et Mathieu Kassovitz, éblouissants. Kurt Gerstein est un officier de la Waffen SS, spécialisé dans la chimie et ses applications sanitaires. En Pologne, il découvre avec horreur que le gaz avec lequel il approvisionne les camps, le Zyklon B, sert en réalité à exterminer les Juifs en masse. Il décide d’alerter le Vatican pour que le pape condamne ouvertement ces crimes. Il trouve à Berlin une oreille attentive en la personne d’un jésuite, dont le père est haut placé dans la hiérarchie laïque de l’Église. Ils se rendent tous deux à Rome... ANATOMIE DE LA LÂCHETÉ César du meilleur scénario en 2003, important succès public et critique à sa sortie, Amen est un véritable choc, dans la lignée des grands films politiques de Costa-Gavras (Z, L’aveu, Porté disparu). Adapté de la pièce de Rolf Hochhuth Le vicaire, le film dénonce la passivité de l’Église catholique et
du pape Pie XII face au génocide des Juifs. Pour autant, Costa-Gavras ne charge pas uniquement le Vatican et critique également l’attitude des puissances alliées, informées elles aussi des crimes nazis. Si les autorités religieuses l’ont accusé de fausser la réalité historique et de faire l’amalgame entre catholicisme et nazisme (en raison de l’affiche controversée du film, ornée d’un symbole mêlant croix chrétienne et croix gammée), Amen, notamment grâce à ses deux interprètes principaux, est une œuvre poignante et juste sur la lâcheté. Mathieu Kassovitz se montre parfait en jésuite naïf et idéaliste, tout comme Ulrich Tukur en officier SS ambigu. Face à eux, Ulrich Mühe, l’inoubliable agent de la Stasi dans La vie des autres, incarne avec subtilité un médecin directeur de camp inspiré du tristement célèbre docteur Mengele. Meilleur scénario, César 2003 Meilleur film, Prix Lumière 2003 Film de Constantin Costa-Gavras (France/Allemagne/Roumanie, 2002, 2h06mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Constantin Costa-Gavras, Jean-Claude Grumberg, d’après la pièce de Rolf Hochhuth Le vicaire - Avec  : Ulrich Tukur (Kurt Gerstein), Mathieu Kassovitz (Riccardo Fontana), Ulrich Mühe (le docteur), Michel Duchaussoy (le cardinal), Ion Caramitru (le comte Fontana), Marcel Iures (le pape) - Production  : Katharina, RennProductions, TF1 - (R. du 2/11/2010) 23.00 Soirée Ulrich Tukur Ulrich Tukur, un acteur caméléon Portrait en mouvement d’un pilier du cinéma allemand, célébrissime en Allemagne pour la richesse de sa palette d’acteur, mais aussi écrivain et musicien. S’il porte magistralement le film de Costa- Gavras Amen, diffusé avant ce portrait, Ulrich Tukur a tenu des rôles importants, et d’une extraordinaire diversité, dans une centaine de films. Parmi les plus marquants, de ce côté-ci du Rhin, figurent son personnage d’officier de la Stasi dans La vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck, de baron coincé dans Le ruban blanc de Michael Haneke, d’astronaute dans Solaris de Steven Soderbergh, ou de collectionneur d’avant-garde dans Séraphine de Martin Provost. Ce comédien caméléon, qui apparaît aussi au générique de l’inusable série Tatort, passe volontiers des plateaux aux planches, et du music-hall (il chante, joue de l’accordéon et du piano) à l’écriture. À 62 ans, il vient de publier en Allemagne son troisième roman, Der Ursprung der Welt (« L’origine du monde ») , 23.55 Pianistes virtuoses de la main gauche HR Depuis le XIX e siècle, plusieurs pièces de piano ont été composées uniquement pour la main gauche. Un incroyable exercice de virtuosité. Le piano est un instrument qui se joue avec les deux mains. Dès le XIX e siècle pourtant, plusieurs compositeurs ont expérimenté des pièces conçues exclusivement pour la main gauche – traditionnellement plus « faible » car moins exercée que la droite. De simple exercice, cette pratique devient très concrète avec les ravages croissants de la guerre  : après EVA GERBERDING présenté à la Foire du livre de Francfort. Ce portrait, qui revient sur son parcours et ses passions, le suit dans un périple européen entre la France, l’Allemagne, la Grèce et l’Italie, en répétition sur la scène du Deutsches Schauspielhaus, où il a débuté sa carrière, mais également sur le tournage d’Adults in the Room, le dernier film de Costa- Gavras, qui sort en France le 6 novembre. Documentaire d'Eva Gerberding (Allemagne, 2019, 43mn) 31/1/2020 avoir perdu son bras droit pendant le premier conflit mondial, le pianiste autrichien Paul Wittgenstein (frère du philosophe Ludwig Wittgenstein) refuse de renoncer à son art. À sa demande, plusieurs compositeurs, dont Ravel, Prokofiev ou Britten composent alors des pièces destinées à être jouées uniquement de la main gauche. Des compositions d’une grande virtuosité, dont l’interprétation reste aujourd’hui un défi. À travers l’histoire de cet interprète, ainsi que d’autres pianistes comme Leon Fleisher ou Antoine Rebstein, eux aussi forcés un temps de jouer d’une seule main, on explore les spécificités de cet exercice subtil et complexe. Ou comment la contrainte devient un extraordinaire moteur de création artistique. Documentaire de Natascha Pflaumbaum (Allemagne, 2018, 53mn) 9/11 dimanche 3 novembre ARTE MAG N°45. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 NOVEMBRE 2019 15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :