Arte Magazine n°2019-43 19 oct 2019
Arte Magazine n°2019-43 19 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-43 de 19 oct 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Arte concert fête ses 10 ans !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°43. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 OCTOBRE 2019 6 10 bougies pour ARTE Concert Lancée le 28 mai 2009, sous le nom d’ARTE Live Web – elle sera rebaptisée en 2014 –, la plate-forme ARTE Concert souffle ses 10 bougies. « Elle est née d’une envie d’accorder plus de place à la musique et d’élargir la palette des genres proposés par la chaîne », explique José Correia, le responsable de la programmation du site à ARTE France. Dix ans plus tard, ARTE Concert propose plus de 900 programmes par an, dont environ 300 en direct, couvrant tous les styles musicaux, de l’opéra baroque au metal en passant par le cirque, le théâtre et la danse. « Depuis le concert inaugural de l’Elbphilharmonie de Hambourg, en 2017, tous les opéras proposés sur le site sont sous-titrés en français, souvent en direct, et certains en six langues, dans le cadre de la Saison ARTE Opera », précise Marie-Laure Denay, responsable d’ARTE Concert à ARTE GEIE. Alors que près d’un internaute sur deux visionne ARTE Concert sur portable ou tablette, le site s’est adapté aux usages en proposant très tôt des contenus sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, la chaîne Youtube dédiée compte ainsi plus de 200 000 abonnés. FORMATS ORIGINAUX En 2018, le site affichait plus de 16 millions de vidéos vues, audience en hausse constante. S’il a bénéficié du boom des caméras numériques, qui lui ont permis de proposer des captations de qualité, et de l’explosion de la vidéo sur les réseaux sociaux, ARTE Concert a aussi conquis le public en lui donnant accès aux grands festivals européens et en inventant des formats originaux. « C’est un laboratoire, qui crée de nouvelles expériences live en mettant en scène les artistes dans un décor exceptionnel », expose Stéphanie Poncelet, responsable éditoriale d’ARTE Concert à ARTE France. Les équipes d’ARTE Concert traversent d’ailleurs de plus en plus les écrans pour rencontrer leurs auditoires, jusqu’à créer, en 2016, ARTE Concert Festival, trois jours mémorables de live à la Gaîté lyrique. L’édition 2019 constituera l’un des trois temps forts des festivités célébrant l’anniversaire du site, avec un show d’Iggy Pop prometteur… Noémi Constans Né en 2009, ce site offrant le meilleur de la scène européenne s’est forgé une place à part à force d’innovation, d’éclectisme et d’exigence. Retour sur une décennie d’émotions fortes, dignement célébrée cet automne. Un anniversaire en trois temps À l’antenne, sur le Web et sur scène, ARTE Concert fête ses 10 ans tout l’automne. ARTE Concert Festival Il se déroule du 11 au 13 octobre à la Gaîté lyrique. Avec, notamment, le concert d’Iggy Pop, retransmis à l’antenne le samedi 12 octobre à 23.20, et les prestations de Foals et Toh Imago. En partenariat avec ARTE Mix Ø Trabendo La grande fête électro d’ARTE revient le 18 octobre sur la scène du Trabendo. Paris vs Berlin – Spécial 10 ans d’ARTE Concert Au cours de cette battle musicale, sur le modèle des back to back de la scène électro, la crème des DJ français et allemands s’affronteront au cours d’une nuit survoltée, le 8 novembre, en duplex entre Paris et Berlin. Sur arteconcert.com, retrouvez tous ces concerts en replay durant plusieurs mois, ainsi qu’une sélection des pépites des dix dernières années. RÉMY GRANDROQUES 2018
GWENLAOUEN LE GOUIL Rohingya, le génocide impuni Mardi 22 octobre à 22.20 Documentaires Rohingya, la mécanique du crime suivi de Birmanie, les coulisses d’une dictature Lire page 19 En avant-première dès le 15 octobre Disponible en ligne jusqu’au 20 novembre pour le premier film et jusqu’au 20 décembre pour le second Thomas MacManus Vous accusez les autorités birmanes de génocide à l’encontre des Rohingya, alors que les médias parlent en général d’« épuration ethnique » … Thomas MacManus  : Il ne fait aucun doute que le niveau des persécutions exercées relève de crimes contre l’humanité et, selon notre groupe de recherche, de génocide. Quand on parle d’« épuration » ou de « nettoyage ethnique », c’est généralement parce que ces euphémismes permettent aux États de se dédouaner des obligations définies par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948. C’est pour cela qu’à l’International State Crime Initiative, nous ne les employons pas. En étudiant les étapes successives du traitement réservé par l’État du Myanmar aux Rohingya, nous avons conclu dès 2015 qu’ils étaient menacés d’un anéantissement programmé. L’ONU, qui a commencé par éviter le mot de « génocide », a fini par nous donner raison dans un rapport publié en août 2018, plus d’un an après le point culminant des massacres. Deux ans après les massacres orchestrés par l’État birman contre sa minorité musulmane, une soirée documentaire dissèque la « mécanique du crime » et son impact sur les luttes internes au sommet du pouvoir. Entretien avec le juriste Thomas MacManus *, qui intervient dans le premier film. La communauté internationale a-t-elle réagi de façon adéquate aux événements ? Non, bien sûr, puisqu’en dépit des multiples signaux, elle a été incapable d’agir pour sauver les Rohingya. L’inaction de l’ONU entre 2012 et 2017, en particulier, a été scandaleuse. Une commission d’enquête interne a d’ailleurs reconnu récemment un « échec systémique » de l’organisation. En raison des obstacles suscités par la Russie et par la Chine, deux alliés de la Birmanie qui disposent d’un droit de veto, le Conseil de sécurité de l’ONU a également renoncé à son devoir international de maintien de la paix. Aussi la démarche de la procureure de la Cour pénale internationale – qui s’est appuyée sur le Bangladesh, signataire du statut de Rome ** contrairement au Myanmar, où quelque 700 000 Rohingya ont fui les massacres –, pour permettre à la juridiction d’ouvrir une enquête contre les militaires birmans, est-elle admirable. Comment jugez-vous le rôle joué par Aung San Suu Kyi, dont l’image d’icône des droits de l’homme s’est brisée dans cette crise ? L’indifférence, au mieux, dont Aung San Suu Kyi a fait preuve durant ces cinq ans d’escalade dans la persécution – années durant lesquelles elle exerçait une part du pouvoir – a révélé ce qu’il en est de son engagement envers les droits humains. Même si nous n’avons pas de preuves concernant son implication personnelle dans ces crimes, il existe suffisamment d’éléments pour la soupçonner de racisme militant, sinon de complicité de génocide. Propos recueillis par Irène Berelowitch * Thomas MacManus est membre de l’International State Crime Initiative à la Queen Mary University de Londres. ** Le traité fondateur de la Cour pénale internationale. 7ARTE MAG N°43. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 OCTOBRE 2019



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