Arte Magazine n°2019-41 5 oct 2019
Arte Magazine n°2019-41 5 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-41 de 5 oct 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : mytho.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 7 octobre ARTE MAG N°41. LE PROGRAMME DU 5 AU 11 OCTOBRE 2019 16 5.00 M FLOW FESTIVAL 2019 Concert 6.10 M XENIUS Le cannabis, bien plus qu’une drogue Magazine 6.40 M REINHOLD MESSNER – L’HOMME DES SOMMETS Une affaire de famille Série documentaire 7.10 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 LM GEO REPORTAGE Dresde, au fil de l’Elbe Reportage 8.00 EM MIGRATIONS SECRÈTES Le faucon d’Éléonore Série documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 ER GEO REPORTAGE Islande, fous de foot de boue ; Les lady boys en Thaïlande Reportage 11.20 M UNE FEMME MÉDECIN DANS LES STEPPES DE MONGOLIE Documentaire 12.05 M UN BILLET DE TRAIN POUR... La Mongolie Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 R ARTE REGARDS Les conductrices de taxi d’Istanbul Reportage 13.30 AILLEURS EN EUROPE 13.35 EM LA FIN DE L’ÉTÉ Téléfilm 15.35 LEM UN JOUR EN ITALIE Documentaire 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission 17.10 XENIUS Les secrets d’une bonne baguette Magazine 17.35 LA CHINE AU FIL DU YANGTSÉ Le rêve chinois Série documentaire 18.05 L R AU FIL DU MONDE Mongolie Série documentaire 19.00 ER L’ÂGE D’OR DES ANIMAUX Fin de vie Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.48 E A MUSÉE VOUS, A MUSÉE MOI « La voix de son maître » – De l’utilité du gramophone Série 20.50 DR LES MOISSONS DU CIEL Film 22.20 R DÉSIRS HUMAINS Film 23.50 60 E ELLIOTT ERWITT Silence Sounds Good Documentaire 0.55 M ARTE JOURNAL 1.20 EM SUR MES LÈVRES Film 3.10 M SQUARE IDÉE À qui appartient l’art africain ? Magazine 3.40 M ARTE REGARDS Reportage Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Diffusion en haute définition Disponible en ligne Multidiffusion Rediffusion Version française Version originale sous-titrée en français Vidéo à la demande Version originale sous-titrée en français 20.50 Cinéma Les moissons du ciel Richard Gere et Sam Shepard rivalisent de jeunesse et de beauté dans ce chef-d’œuvre signé Terrence Malick, où se mêlent hymne à la nature et critique sociale. 2019 BY PARAMOUNT PICTURES CORPORATION. 1916. Bill, ouvrier dans une fonderie à Chicago, s’enfuit après avoir cogné sur un contremaître. Avec Abby, sa petite amie, et sa jeune sœur Linda, il grimpe dans un train, direction les grandes plaines du Texas, avec d’autres prolétaires en quête de travail. Au beau milieu de nulle part, hommes et femmes sont embauchés pour moissonner les champs d’un riche propriétaire. Soucieux de passer inaperçus, Bill et Abby cachent leur relation. Or le fermier, Chuck, tombe amoureux de la jeune femme et veut l’épouser. Bill la pousse à accepter car il a appris, par hasard, que Chuck est atteint d’une grave maladie et n’en a plus pour longtemps... GRÂCE ANIMALE Sous le regard émerveillé de Terrence Malick, les blés ondulent, les insectes crissent, la plaine vibre. Le labeur des hommes est magnifié par la lumière du couchant, dans des scènes quasi bibliques. Le cinéaste fait des immenses plaines texanes bien plus qu’un décor  : un monde. Celui-ci abrite, entre autres créatures, l’homme pris au piège face à ses prédateurs, à la merci d’une invasion de criquets ou de la brutalité d’un contremaître symbolisant l’exploitation capitaliste du début du XX e siècle. Car derrière l’hymne à la nature, Malick glisse une touche de critique sociale. Après l’accueil enthousiaste fait à son premier film, La balade sauvage, le cinéaste a bénéficié pour ce deuxième long métrage d’un gros budget de la Paramount (quelque 3 millions de dollars). Pourtant, Les moissons du ciel ressemble peu aux épopées mélodramatiques des studios hollywoodiens. L’histoire est contée en mots bruts et en voix off par une adolescente, Linda, la petite sœur de Bill ; les acteurs jouent avec un naturel époustouflant, une grâce animale ; les rares dialogues se noient dans le bruit des moissonneuses ; la caméra tourne et virevolte, exaltant la rivalité entre Sam Shepard et Richard Gere. Un film magnifique. Prix de la mise en scène, Cannes 1979 Meilleure image, Oscars 1979 Meilleure musique (Ennio Morricone), Bafta Awards 1980 (Days of Heaven) Film de Terrence Malick (États-Unis, 1978, 1h30mn, VF/VOSTF) Scénario  : Terrence Malick - Avec  : Richard Gere (Bill), Brooke Adams (Abby), Linda Manz (Linda), Sam Shepard (Chuck), Robert J. Wilke (le contremaître de la ferme), Jackie Shultis (l’amie de Linda), Gene Bell (le danseur) Production  : Paramount Pictures, Kineos (R. du 7/9/2006)
1954, RENEWED 1982 COLUMBIA PICTURES INDUSTRIES, INC. 22.20 Cinéma Désirs humains Pour échapper à un mari brutal, une jeune femme tente de le faire assassiner par un collègue épris d’elle. Fritz Lang adapte La bête humaine façon thriller américain. Un joyau du film noir. Pour sauver son travail aux chemins de fer, CarlBuckley, un homme d’âge mûr au caractère violent, demande à sa jeune femme Vicky de relancer un gros client de la compagnie qui fut autrefois amoureux d’elle. La jeune femme réussit sa mission, mais pris d’un terrible accès de jalousie, son mari la bat, puis l’oblige à fixer rendez-vous à l’homme dans un train, où il l’assassine. Par hasard, Jeff Warren, un cheminot fraîchement revenu de Corée, est témoin de la scène. Lors de l’enquête, il ment pour protéger Vicky... FEMME FATALE Après l’adaptation de La bête humaine par Jean Renoir en 1938, Fritz Lang propose sa propre version, s’efforçant d’établir une passerelle entre la littérature européenne et le cinéma hollywoodien. On est loin d’une adaptation classique et respectueuse  : le drame de Zola est modernisé, transposé aux États-Unis, Lantier devenant Jeff, ancien combattant de la guerre de Corée. Fritz Lang se démarque de manière radicale du réalisme poétique de Renoir (qu’il admirait beaucoup), sans pour autant trahir Zola. Comme dans le roman, la vitesse du train symbolise le déchaînement des passions. Les personnages sont étudiés au scalpel ; la mise en scène adopte la méticuleuse mécanique du thriller à l’américaine. Cette fois, la « femme fatale », pilier du film noir, ne parvient pas à ses fins. (Human Desire) Film de Fritz Lang (États-Unis, 1954, 1h27mn, noir et blanc, VOSTF) - Scénario  : Alfred Hayes, d’après La bête humaine d’Émile Zola - Avec  : GlennFord (Jeff Warren), Gloria Grahame (Vicky Buckley), Broderick Crawford (CarlBuckley), Edgar Buchanan (Alec Simmons), Kathleen Case (Ellen Simmons) - Production  : Columbia Pictures, Kirchmedia - (R. du 5/2/2004) ADRIANA LOPEZ SANFELIU 23.50 La lucarne Elliott Erwitt Silence Sounds Good Portrait sensible d’un des plus grands photographes du siècle passé, au regard toujours aiguisé. Il a beau figurer parmi les photographes incontournables du XX e siècle, avec certains de ses clichés devenus iconiques, Elliott Erwitt, à 91 ans, demeure toujours insatiable. Le travail reste sa motivation quotidienne, et composer un plan ou orchestrer la sortie de son prochain livre l’occupe presque dix heures par jour. C’est cette passion incandescente pour la « prochaine image » à saisir, cet esprit toujours en marche que ce film, réalisé par son assistante Adriana Lopez Sanfeliu, se propose d’accompagner, non sans une tendresse manifeste. IRONIE LIBRE Ancien directeur de l’agence Magnum, devenu célèbre pour ses portraits de onze présidents des États-Unis, ou de stars du cinéma, cet Américain, né à Paris en 1928, s’est aussi distingué par des choix plus politiques (la ségrégation raciale, le Che) ou humanistes (les enfants, les chiens et leurs maîtres), non sans un certain humour. « Je mets beaucoup de sérieux à ne pas être sérieux », a-t-il avoué lors d’une rare interview accordée à un journaliste de télévision. Une ironie douce, souvent adressée à lui-même, que parvient à capter Adriana Lopez Sanfeliu en suivant le quotidien de son mentor. Portrait sensible, libre, son film rare – Elliott Erwitt n’aime pas être regardé – fait de la lenteur de son vieux personnage un motif récurrent, et aussi un motif d’étonnement, tant la force qu’il dégage derrière son appareil impressionne. « Le succès, c’est la liberté de pouvoir faire ce qu’on veut à tout moment. » Documentaire d’Adriana Lopez Sanfeliu (France, 2019, 1h02mn) - Production  : Camera Lucida Productions, en association avec ARTE France-La lucarne lundi 7 octobre ARTE MAG N°41. LE PROGRAMME DU 5 AU 11 OCTOBRE 2019 17



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