Arte Magazine n°2019-39 21 sep 2019
Arte Magazine n°2019-39 21 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-39 de 21 sep 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Glam rock, splendeur et décadence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°39. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2019 8 La série documentaire Les grands mythes, qui entrelace force du récit, animations originales et œuvres puisées dans l’histoire de l’art, revient avec dix épisodes consacrés à l’Iliade. Entretien avec François Busnel, son créateur. Le crépuscule des dieux Dimanche 22 septembre à 14.05 Série documentaire Les grands mythes – L’Iliade (1 & 2) Lire page 12 En ligne du 15 septembre au 20 octobre François Busnel ÉDITIONS Disponible en coffret DVD et à partir du 4 septembre en VOD. Pourquoi avez-vous choisi de vous pencher sur l’Iliade ? François Busnel  : L’Iliade représente, chronologiquement, l’avant-dernier épisode de l’histoire des dieux grecs, avant l’Odyssée. Après avoir retracé la naissance du monde, le combat des dieux entre eux pour la possession du pouvoir, puis les exploits des héros grecs soutenus par les divinités, il fallait raconter la suite  : la division au sein de l’Olympe et la guerre d’extermination menée par les hommes contre les hommes. Pour quelles raisons la guerre de Troie vous passionne-t-elle ? Elle marque le début de la chute des dieux, le premier moment où l’humanité envisage de se passer d’eux  : l’Olympe se divise comme jamais auparavant et ne se remettra pas de cette guerre. Quant aux hommes, ils se battent pendant dix ans pour un trésor qui n’existe pas, jusqu’à s’entretuer et commettre un holocauste qui ébranlera sérieusement leur croyance dans la justice divine. Avec la guerre de Troie, les hommes se prennent pour des dieux et, finalement, s’apprêtent à vivre sans eux. Parmi les figures de cette épopée, je suis fasciné par Hector, le grand guerrier troyen, mais aussi par Achille, son ennemi, ivre de colère et qui mène les Grecs à la fois à la victoire et au carnage. Sans oublier Ulysse, le pivot de l’histoire. En quoi la lecture que vous proposez ici est-elle nouvelle par rapport au poème homérique ? J’ai repris l’œuvre d’Homère, bien sûr, mais aussi tous les autres récits de la guerre de Troie écrits après par les Grecs et les Romains  : on y trouve des pépites ! Je suis resté très fidèle à Homère pour toute la partie sur l’histoire des hommes, renforçant le suspense déjà présent. Mais j’ai voulu développer davantage ce qui se trame chez les dieux. L’Iliade raconte un double basculement philosophique  : sommesnous libres de nos actes ou bien sommes-nous les jouets des dieux qui agissent à travers nous ? Si les dieux permettent de tels carnages, sont-ils justes et méritent-ils qu’on les adore ? D’un point de vue formel, comment avez-vous abordé cette deuxième saison ? Nous avons renforcé l’animation en 2D et 3D, en demeurant fidèles à l’esprit de la première saison, avec ces silhouettes qui rappellent les vases grecs. Les œuvres d’art sont sélectionnées en fonction de l’intensité du récit  : elles sont la toile de fond et il suffit de les regarder pour que, déjà, l’imagination s’emporte. Le dosage, au montage, est le fruit d’une alchimie très subtile et passionnante à créer. Les grands mythes – L’Odyssée, la suite de la série documentaire, est en cours de production. ROSEBUD PRODUCTIONS ; JEAN-PHILIPPE BALTEL/FTV
MARIE-EVE HEER ; CARLOTTA FORSBERG En suivant des couples hors normes, danseurs dans une compagnie réunissant valides et handicapés, Stéphanie Pillonca signe avec Laissez-moi aimer un documentaire sensuel et pudique. Entretien. L’hymne à l’amour Mercredi 25 septembre à 22.50 Documentaire Laissez-moi aimer Lire page 21 En ligne du 18 septembre 2019 au 18 septembre 2020 Stéphanie Pillonca Pourquoi, après Je marcherai jusqu’à la mer (2013), réalisez-vous de nouveau un film sur la question du handicap ? Stéphanie Pillonca  : Le plus souvent, dans nos sociétés, nous détournons le regard des personnes en situation de handicap parce qu’elles nous inspirent de la peur. Cette mise à l’écart m’est insupportable. C’est pourquoi je mets un point d’honneur à les filmer. D’autant plus que ces personnes sont d’une richesse incroyable. Elles nous apportent des trésors d’espérance et d’énergie dans une société où le paraître représente malheureusement la norme. Ce qui m’intéresse aussi, c’est qu’au-delà de l’aspect physique nous sommes unis par le besoin de donner et de recevoir de l’amour. Je voulais montrer l’amour d’Aurore et de Pierre, de Thomas et de Max, avec la solidarité mais aussi les engueulades, comme dans n’importe quel couple. Comment avez-vous rencontré ces personnages hors du commun ? Cécile Martinez, leur chorégraphe, est une amie d’enfance avec laquelle j’ai pratiqué la danse dans un village du Var. En coulisses de l’un de ses spectacles, j’ai découvert l’entraide, la bienveillance et l’amour. Cela m’a pris du temps pour parvenir à convaincre les trois personnages principaux d’accepter que je les filme dans leur intimité. Aurore, atteinte d’une maladie de peau, vit en couple avec Pierre, victime d’un AVC. Thomas, qui se déplace en fauteuil et a besoin d’être aidé dans les gestes du quotidien, m’a dit que son compagnon valide le portait sur son dos pour monter les étages jusqu’à chez lui. Ce témoignage m’a émue aux larmes. Il fallait que je les filme. Vous choisissez de les suivre simplement dans leur quotidien... Je n’avais pas envie de donner la main au spectateur en livrant des explications avec des commentaires qui s’avèrent souvent très subjectifs. J’aime qu’il soit libre, comme on l’est devant un tableau ou un poème. On reçoit ces personnages avec notre vécu et nos fragilités. Je n’ai pas filmé certaines scènes pour ne pas être impudique. Mais la limite est toujours très ténue, d’autant plus lorsqu’il s’agit de personnes vulnérables. Qu’est-ce qui pousse ces personnes handicapées à danser ? C’est une passion où se mêlent le travail de répétition et l’excitation d’être en scène pour le gala. La danse leur offre un trait d’union entre leur monde et celui des valides. Elle représente aussi une thérapie qui permet de se réapproprier leur corps et de faire la paix avec leur image. Malgré leurs particularités et leurs entraves, elles sont capables de nous offrir du rêve et de nous procurer des émotions. C’est ça, le vrai défi. Propos recueillis par Laure Naimski Je marcherai jusqu’à la mer est disponible en VOD. ARTE MAG N°39. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2019 9



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