Arte Magazine n°2019-39 21 sep 2019
Arte Magazine n°2019-39 21 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-39 de 21 sep 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Glam rock, splendeur et décadence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
ARTE MAG N°39. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2019 6 Vendredi 27 septembre à 22.30 Documentaire Glam rock Splendeur et décadence Lire page 25 En ligne du 20 septembre au 25 novembre Gary Glitter Pour qui sonne le glam Star du glam rock dans les années 1970, Gary Glitter a enflammé les pistes de danse en veste clinquante et talons compensés. Portrait d’un rocker entre splendeur extravagante et sombre déliquescence. « Plus proche de Benny Hill que de David Bowie », ainsi est présenté Gary Glitter dans le documentaire Glam rock – Splendeur et décadence. Au début des années 1970, ce mouvement du rock anglais voit éclore des pop-stars comme Bowie, Elton John ou Marc Bolan. Des chanteurs androgynes et travestis, qui explosent les coutures de l’identité sexuelle et des genres musicaux. Gary Glitter porte lui aussi des tenues de cabaret extravagantes, mais sur une silhouette de « chauffeur routier », reconnaît-il lui-même, la veste pailletée découvrant une poitrine virile et velue. Entre 1972 et 1975, il enfile une dizaine de tubes et devient la plus improbable rock-star de l’époque. « Mes jambes sont beaucoup trop courtes. La beauté de ces quatre années au top, c’est que je portais ces merveilleuses chaussures à talons compensés », disait-il à la BBC en 1981. Au sommet de sa gloire, Gary Glitter possédait une cinquantaine de paires de platformshoes. PAILLETTES ET DÉCHÉANCE Né Paul Gadd en 1944 à Banbury, dans le centre de l’Angleterre, et fan de rock’n’roll dès l’adolescence, il commence sa carrière au début des années 1960 sous le nom de Paul Raven, puis avec son groupe The Bostons. Sans aucun succès. Rocker dans l’âme, Paul Raven rate le virage psychédélique. Sa collaboration avec Mike Leander – producteur des stars anglaises de l’époque – porte enfin ses fruits au début des années 1970. Leander a l’idée de l’enregistrer avec deux batteurs et un son de guitare brut. Rock’n’Roll part 1 & 2, le premier 45 tours de Gary Glitter, devient aussitôt un tube. Paul Raven est mort, « Gary paillettes » est né, personnage de rocker kitsch à la limite de la parodie, mais dont les chansons électrisent les ados et les pistes de danse. Sur scène, le sourcil droit levé haut, fardé et accoutré comme l’Elvis de la même époque, Gary Glitter joue la comédie sans s’économiser. Minimaliste et agressive, comme un retour au rock des origines, sa musique préfigure le pub rock et le punk de la deuxième moitié des années 1970. Entre 1972 et 1976, ses singles ne se vendent jamais à moins d’un demi-million d’exemplaires. Mais le vent de la mode tourne et emporte les paillettes du glam, dont Gary Glitter a connu la splendeur et l’âge d’or, puis la décadence. Aux prises avec le fisc anglais, l’alcool et la dépression, il annonce sa retraite en 1976. Ses multiples come-back en version disco ou autoparodique n’empêcheront pas la déchéance. Dans les années 1990, Gary Glitter porte son ordinateur en réparation  : le technicien y découvre des images pédophiles. Suivent des années de fuites, de récidives, d’enquêtes policières et de révélations sordides. En 2015, le rockeur déchu est condamné à seize ans de prison pour abus sexuel sur mineures. Stéphane Deschamps GEMS/REDFERNS/GETTY IMAGES
SCIENTIFILMS Comment l’alimentation impacte-t-elle le mental ? Dans Bien nourrir son cerveau, Raphaël Hitier explore l’étonnante relation entre nos méninges et le contenu de notre assiette, pour le meilleur comme pour le pire. Aperçus. Le cerveau sous influence Samedi 21 septembre à 22.20 Documentaire Bien nourrir son cerveau Lire page 11 En ligne du 14 septembre au 19 novembre Disponible en VOD à partir du 21 septembre. Altruisme protéiné Ce que nous avalons le matin influerait sur nos décisions de la journée. C’est le constat de scientifiques allemands, dont les travaux apportent, pour la première fois, une preuve biologique de l’impact de l’alimentation sur notre comportement social. Au cours d’une expérience, ils ont remarqué que les participants qui avaient consommé un petit déjeuner protéiné se révélaient plutôt conciliants, à la différence de ceux nourris d’un repas sucré, aux actions plus individualistes. Les chercheurs ont retrouvé dans le sang des premiers des taux très élevés de tyrosine. Cet acide aminé, présent dans les protéines alimentaires, participe à la fabrication de la dopamine, un neurotransmetteur reconnu pour favoriser des comportements altruistes. À Lübeck, les tests se poursuivent pour confirmer le résultat, car les implications sont nombreuses et la finalité, vertigineuse  : influer sur le comportement via l’alimentation. Boulimie cellulaire Il suffirait de quatre jours de malbouffe pour altérer le fonctionnement de l’hippocampe dans l’apprentissage et la consolidation de nos souvenirs. Sous l’influence d’une alimentation déséquilibrée, la barrière hémato-encéphalique du cerveau deviendrait poreuse, alors que les chercheurs la croyaient hermétique aux molécules toxiques. Le phénomène inflammatoire déclenché dans les tissus graisseux, à l’origine notamment de l’obésité, affolerait les défenses immunitaires de notre système nerveux  : d’ordinaire dévouées à la destruction des envahisseurs, nos cellules microgliales pourraient se mettre à tout dévorer sur leur passage… jusqu’à nos neurones fonctionnels ! Pour y remédier et préserver notre matière grise, des apports conséquents en oméga-3, que le cerveau ne sait pas fabriquer, sont indispensables. Addiction sucrée Si prendre conscience de la nocivité de certaines habitudes alimentaires sur notre cerveau est une chose, résister aux tentations en est une autre. Au CNRS de Bordeaux, une étude menée sur des rats a démontré que le sucre avait un pouvoir plus addictif que celui de la cocaïne. Il est ainsi suspecté de modifier l’activité de zones cérébrales impliquées dans les émotions et le plaisir. Son absorption active le circuit neuronal de la récompense, lequel réagit de moins en moins à mesure que la consommation augmente. Pour éprouver le même contentement qu’auparavant, il faut alors accroître les doses. Les scientifiques ont aussi découvert que, associé au gras, son pouvoir de contrôle sur le cerveau se multiplierait, rendant ce dernier doublement hypersensible aux images de nourriture. Un mécanisme qui nous fait pécher par gourmandise... Clara Le Quellec Pour continuer l’exploration des mystères de notre corps, retrouvez aussi, samedi 19 octobre, le documentaire Microbiote, les fabuleux pouvoirs du ventre de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade. 7ARTE MAG N°39. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2019



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :