Arte Magazine n°2019-37 7 sep 2019
Arte Magazine n°2019-37 7 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-37 de 7 sep 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : noces d'or.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°37. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 SEPTEMBRE 2019 8 Histoires d’y croire Quelles formes a pris la propagande au fil du temps ? ARTE consacre à la question une programmation spéciale, avec, entre autres, un documentaire qui recense les manipulations les plus emblématiques de l’histoire. Aperçus. Les statues démultipliées d’Alexandre le Grand Il a été le premier grand communicant de l’histoire, utilisant la propagande pour affirmer son autorité et étendre son pouvoir. Alexandre le Grand n’avait pas le don d’ubiquité, mais voulait marquer de sa présence son immense territoire. Le roi macédonien (356-323 avant J.-C.) fit édifier un nombre incalculable de statues à son effigie, qu’il dissémina dans l’Empire perse, l’Égypte et au-delà. Ainsi apparaissait-il magnifié, voire divinisé, et les peuples conquis ne pouvaient oublier leur maître. Ce culte de la personnalité, à une échelle géostratégique que beaucoup de tyrans purent lui envier par la suite, se perfectionna avec la frappe de pièces de monnaie qui allaient porter son image au bout du monde. Les troupes en ordre de marche de Leni Riefenstahl Dans Le triomphe de la volonté (1935), commandé par Hitler, elle filme un congrès nazi comme un ballet d’une stupéfiante beauté, démonstration de force et d’ordre sublimée par des perspectives vertigineuses. Dans Les dieux du stade (1938), tourné aux JO de Berlin, elle glorifie le corps des athlètes allemands pour en faire un absolu esthétique, porteur d’une idéologie  : celle de la pureté et de la supériorité de la « race » aryenne. D’évidence, Leni Riefenstahl (1902-2003) était une documentariste supérieurement douée, créant des images d’une grande modernité. Disposant de moyens conséquents alloués par le Führer, elle n’a pourtant jamais voulu reconnaître la dimension propagandiste de son œuvre filmique. Le tour de passe-passe de Donald Trump Les dirigeants n’ont désormais plus besoin de fabriquer la désinformation. Il leur suffit de détourner les « ready made » que réseaux sociaux et médias leur fournissent sur un plateau. En mai 2017, l’humoriste et animatrice de CNN Kathy Griffin pose pour une photo où on la voit tenir à bout de bras un masque de Donald Trump coiffé d’une perruque blonde et badigeonné de rouge. Aussitôt, relayée et attisée par Fox News et par Trump lui-même à coup de tweets rageurs, une vague médiatique sans précédent cible la vedette. Selon Tyler Shields, l’auteur de la photo, ce « tour de passepasse délirant » aurait été orchestré par la chaîne Fox et par Trump pour détourner l’attention de la décision prise par ce dernier de se retirer de l’accord de Paris sur le climat. Pascal Mouneyres Spécial propagande Samedi 7 septembre La vérité sur le mensonge à 22.25 Dimanche 8 septembre Les marches du pouvoir à 20.55 Quand Hollywood s’en allait en guerre – (1939-1945) à 22.35 Quand Hitler faisait son cinéma – (1933-1945) à 0.05 Mardi 10 septembre ARTE Regards – Le rap russe, bastion de la liberté d’expression ? à 13.00 Propagande – L’art de vendre des mensonges à 20.50 Lire page 18 Iran-Irak, la guerre par l’image à 22.25 Propaganda – La fabrique du consentement à 23.20
PRISMEDIA 2018 Un demi-millénaire après le début de la construction de Chambord, ARTE en retrace l’histoire mouvementée à la faveur d’un concert féerique filmé dans ses murs. Avantpremière avec Virginie Berdal *, qui participe à la coordination des célébrations du 500 e anniversaire. La musique des siècles Virginie Berdal Dimanche 8 septembre à 17.45 Concert 500 ans de musique au château de Chambord Lire page 13 En ligne du 1er septembre 2019 au 5 janvier 2020 Quelle est la genèse de Chambord ? Virginie Berdal  : François I er vient de remporter la bataille de Marignan. C’est un jeune roi fougueux, idéaliste, débordant d’ambition, épris de chasse comme d’architecture. Il décide alors de construire un château dans un endroit reculé, en plein cœur des terres giboyeuses de Sologne. Chambord doit être un lieu d’agrément mais surtout exprimer la grandeur du roi, et donc devenir le monument le plus spectaculaire et moderne de son époque  : une apothéose architecturale. Comment François I er procède-t-il ? Épris d’Italie, il s’entoure d’artistes. Il recrute les meilleurs architectes, maîtres maçons, sculpteurs… C’est une œuvre collective. On retrouve aussi à ses côtés le vieux Léonard de Vinci, qui meurt quelques mois avant le début de la construction. Chambord incarne ainsi la rencontre entre la France et l’Italie, la jeunesse conquérante de François I er et la maturité de ses fréquentations. C’est l’œuvre de sa vie, et il va y superviser des travaux jusqu’à sa disparition. Le succès est total. Tous les invités s’émerveillent. On prête ces mots à son grand rival Charles Quint, qui y séjourne une nuit en 1539  : « J’ai vu ici l’abrégé de ce que pouvait l’industrie humaine. » Au programme du concert capté par ARTE au château, on trouve Rameau, Lully, Haendel, Debussy… Comment le choix s’est-il fait ? Chambord et la musique ont toujours été liés. Nous voulions donc un programme qui entre en résonance avec l’histoire très singulière du domaine au fil des siècles pour évoquer, après la Renaissance, les grands séjours de Louis XIV et de sa cour, l’hospitalité princière de Louis XV, puis le XIX e siècle, quand le château appartient à un comte en exil, et le XXe, où il devient un lieu de tourisme tout en restant protégé… Parce qu’il est éloigné de Paris, Chambord a connu la gloire, mais aussi, paradoxalement, de longues périodes de solitude. Ce concert nous emmène à l’intérieur et à l’extérieur du château, de jour et de nuit. Comment a-t-il été tourné ? Il a été capté en plusieurs fois et a bénéficié d’un énorme travail d’éclairage, qui met en majesté l’architecture de Chambord, notamment toute la dentelle de sculptures présente sur les terrasses. C’est un moment magique, au cœur de ce qui ressemble à un petit village céleste. Propos recueillis par Raphaël Badache * Chargée de recherche à la direction du patrimoine et de la programmation culturelle du domaine national de Chambord, Virginie Berdal est notamment commissaire associée de l’exposition « Chambord 1519-2019, l’utopie à l’œuvre », qui se clôt le 1er septembre. Voir aussi Chambord – Le château, le roi et l’architecte, samedi 7 septembre à 20.50. ARTE MAG N°37. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 SEPTEMBRE 2019 9



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