Arte Magazine n°2019-37 7 sep 2019
Arte Magazine n°2019-37 7 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-37 de 7 sep 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : noces d'or.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°37. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 SEPTEMBRE 2019 6 Alice Taglioni « Un climat loufoque et touchant » Vendredi 13 septembre à 20.55 Téléfilm Noces d’or Lire page 24 En ligne du 6 septembre au 12 octobre Qu’est-ce qui vous a plu dans le scénario de Noces d’or ? Alice Taglioni  : Un mélange de tons surprenant, un climat à la fois loufoque et touchant. D’un côté, l’histoire d’une famille qui se retrouve confrontée à la maladie, et de l’autre, un esprit comique à la Feydeau, un rythme et une précision qui me faisaient penser à Francis Veber. Derrière le rire affleuraient des sujets plus graves, comme la névrose familiale, le mensonge, les carcans dont on peut hériter. L’originalité du scénario consiste aussi à faire vivre aux personnages des expériences marquantes, mais avec légèreté. J’étais heureuse de travailler avec Nader T. Homayoun, dont j’avais trouvé le précédent film, Les pieds dans le tapis *, poétique et bien mis en scène. Comment voyez-vous votre personnage ? Dora Saint-Cast est assez différente de ce que j’ai pu jouer auparavant. C’est une femme froide, plutôt désabusée, renfermée sur elle-même, du moins au départ. Elle cherche sa place entre une mère malade, un père pesant, une sœur paumée et un frère inconséquent. Elle essaie de tenir le rôle de l’aînée comme elle l’a toujours fait, mais elle se retrouve déstabilisée dans ses repères. Elle choisit d’en prendre son parti et de vivre cette expérience Reine de la comédie, qui s’est révélée dans un registre plus grave (L’annonce), Alice Taglioni insuffle une note de douceur et de mélancolie à son personnage de grande bourgeoise rigide dans le réjouissant Noces d’or de Nader T. Homayoun. Entretien.comme une libération. J’ai tenu à la rendre plus douce, moins cinglante qu’elle ne l’était dans le scénario. À travers sa rencontre avec Iradj, elle apprend l’altérité... Oui, finalement ils vivent la même situation  : ils s’occupent chacun d’un parent malade et cette expérience les rapproche. Ils apprennent tous les deux des vérités importantes sur eux-mêmes et sur leur histoire. Lors d’une scène très forte, Iradj raconte comment il a vécu, en tant que médecin, les manifestations de 2009 à Téhéran. Au fil de cet échange, leur relation prend une autre dimension. C’est là que réside aussi la richesse du regard de Nader T. Homayoun. Ce film, léger en apparence, raconte un pan de l’histoire de l’Iran et de son peuple. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène * Coproduite par ARTE France, cette fiction a été multiprimée à Luchon en 2016. Sur artemagazine.fr, retrouvez également l’interview du réalisateur Nader T. Homayoun. STÉPHANIE DUPONT
GUIDO HARARI Magicienne de la pop anglaise au succès hors norme, Kate Bush envoûte les foules depuis quatre décennies. Gros plan sur son univers singulier, entre onirisme et poésie. Vendredi 13 septembre à 22.30 Documentaire Kate Bush La sorcière du son Lire page 25 En ligne du 6 septembre au 11 novembre Kate Bush l’enchanteresse L’enfance de l’art Dotée d’un talent précoce, la jeune fille enregistre une première version du titre « The Man with the Child in his Eyes » à l’âge de 16 ans, sous la houlette du guitariste des Pink Floyd, David Gilmour. Lorsqu’elle le reçoit chez elle, dans la campagne anglaise où elle vit en famille, l’adolescente a déjà écrit et composé une centaine de chansons au piano. Certaines figureront sur son premier album, The Kick Inside (1978), véritable déflagration artistique avec un tube à contre-courant des tendances de l’époque, « Wuthering Heights ». Rien ni personne ne résiste à cette musicienne passionnée qui étudie aussi la danse et le mime, et sera une pionnière du son à l’orée deseighties. En 1979, à 21 ans, elle a déjà derrière elle deux albums, un record des ventes au Royaume-Uni, ainsi qu’une mémorable tournée (elle n’en fera pas d’autre avant 2014 !) qui la voit danser, chanter et changer d’univers pour chacun de ses titres, sans jamais se départir d’un plaisir enfantin à grimacer, casser des chaises ou jouer les cow-boys ! Racines Née en 1958 d’un médecin anglais et d’une mère irlandaise, Catherine Bush est la benjamine d’une famille de mélomanes vivant proche de la nature. Ses deux frères, musiciens férus d’instruments divers, apparaissent souvent sur ses albums, comme dans la chanson « Jig of Life » (de l’album Hounds of Love, 1985), aux rythmes issus du folklore irlandais. Ouverte à d’autres cultures (chants bulgares, rites aborigènes), l’œuvre de Kate Bush est pétrie de références spécifiquement anglo-celtes, des chansons gaéliques à la musique élisabéthaine, dont elle se fait la passeuse, ce qui lui vaut dans son pays un culte sans équivalent. Sans oublier son succès inaugural inspiré des Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights en version originale), l’unique roman d’Emily Brontë, née, comme elle, un 30 juillet, mais en 1818. L’affranchie « La plus mégalo des timides », comme elle aime à se définir, s’est imposée en tant que jeune femme dans le monde très masculin, des Beatles aux Sex Pistols, du pop rock anglais. D’un naturel pourtant calme et réservé, elle se métamorphose sur scène et dans ses clips, présence charnelle en bikini guerrier (« Babooshka »). Pour chanter ses textes crus, ou politiques (« Army Dreamers ») , mais toujours poétiques, sa voix unique ose d’incroyables acrobaties, de vocalises féeriques en hurlements sauvages (« Violin »). Surtout, celle qui s’est très tôt fait construire son propre studio d’enregistrement, loin du tumulte des grandes villes, cultive farouchement son indépendance. Perfectionniste, elle tient à maîtriser tout son processus de création et de production, gérant ses longues éclipses comme ses réapparitions triomphales, tels ses fabuleux concerts londoniens de 2014. Et tire ainsi les fils de son propre mythe. Marie Gérard 7ARTE MAG N°37. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 SEPTEMBRE 2019



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