Arte Magazine n°2019-34 17 aoû 2019
Arte Magazine n°2019-34 17 aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-34 de 17 aoû 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : la frondeuse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°34. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 AOÛT 2019 6 Samedi 17 août à 22.35 Opéra Orphée aux enfers Festival de Salzbourg 2019 Lire page 9 En ligne sur ARTE Concert jusqu’au 15 novembre Avant de devenir l’un des plus talentueux metteurs en scène d’opéra de sa génération, multipliant les productions à succès partout dans le monde, Barrie Kosky fut d’abord un enfant amoureux de musique, qui passait des heures à jouer sur le piano de sa grand-mère. C’est elle qui, lorsqu’il eut 7 ans, l’emmena assister à une représentation de Madame Butterfly à l’Opéra de Melbourne. Le destin du petit Australien juif aux origines hongroises, polonaises, anglaises et russes, à l’époque parfait binoclard aux allures de Woody Allen, selon ses dires, en fut scellé, comme le dévoile le documentaire Monsieur Butterfly – Barrie Kosky et l’opéra disponible en replay jusqu’au 12 août. Retransmise en léger différé le 17 août, sa mise en scène, très attendue, d’Orphée aux enfers de Jacques Offenbach, au Festival de Salzbourg, sera certainement surprenante, à l’image des productions concoctées depuis trois décennies par celui qui se définit volontiers comme un « kangourou juif homosexuel ». RADICAL, DRÔLE ET VISIONNAIRE À la fois frondeur et rempli d’autodérision, Barrie Diffusée en léger différé par ARTE, sa création d’Orphée aux enfers à Salzbourg cet été est très attendue. Portrait d’un virtuose exubérant, le metteur en scène australien Barrie Kosky, qui vole de succès en succès. Kosky comme ça Kosky n’en est effectivement pas à sa première excentricité  : en 2016, à l’Opéra de Francfort, il était allé jusqu’à glisser l’interprète de Carmen dans un costume de gorille ! L’année dernière, il a fait fureur en proposant dans le temple wagnérien, Bayreuth, une mise en scène subversive des Maîtres chanteurs de Nuremberg, dans laquelle il recréait l’univers confiné du compositeur et fustigeait son antisémitisme. « Radicales », « visionnaires », « prodigieuses »  : les médias ne manquent pas de superlatifs pour qualifier les audaces de cet autodidacte et bourreau de travail, qui a pris la tête de l’Opéra-Comique de Berlin en 2012, à 45 ans. S’il prépare d’arrache-pied ses créations, il ignore pourtant ce qui va advenir lorsque débutent les répétitions, préférant travailler en symbiose avec les interprètes. Ce metteur en scène exubérant, physique, pour qui la musique est « organique », a le don de galvaniser et de motiver les artistes qu’il dirige. Sa prochaine création, Le prince Igor, d’Alexandre Borodine, marquera ses débuts à Paris, à l’Opéra Bastille en novembre 2019, et promet d’ébahir les amateurs du génial kangourou. Laure Naimski JAN WINDSZUS
LES FILMS HATARI - LES FILMS D’ICI Adèle en liberté Avec plus de vingt films et deux César à son actif, Adèle Haenel s’est imposée en actrice incontournable, égérie farouchement indépendante du nouveau cinéma français. Portrait. Et si le mystère d’une des personnalités les plus énigmatiques du grand écran, l’une des moins disposées à jouer le jeu souvent grotesque de la promotion, connue notamment pour refuser de sourire sur commande lors des shootings photo, se cachait derrière la façade d'un beau visage de Pierrot lunaire, où la colère sourde cohabite avec une fascinante vitalité ? Aujourd'hui, nombreux sont les réalisateurs et les réalisatrices prêts à croiser le fer avec ce regard incandescent, chargé de revendications. « Mon ambition politique c’est de dire  : nous ne sommes pas ce que vous dites que nous sommes », a-t-elle déclaré *. Tout un programme pour cette égérie féministe du nouveau cinéma français aux sourcils froncés sur un regard vert-gris, et un désir d’échapper aux étiquettes, parfaitement synthétisé dans Orpheline d’Arnaud des Pallières, où elle joue le quatrième visage d’une héroïne aux multiples facettes. DÉSIR DE COMÉDIE Adèle Haenel n’a pas attendu la reconnaissance du milieu, concrétisée par deux César consécutifs – soit autant que Catherine Deneuve – glanés à seulement 25 et 26 ans pour ses prestations dans L’Apollonide de Bertrand Bonello et Les combattants de Thomas Cailley, pour refuser des rôles à l’écriture éculée. « Je ne vois pas pourquoi, dans les films, les jeunes comédiennes devraient être soit connes, soit se prendre des gifles sans jamais répliquer ! », affirme-t-elle *. De fait, celle qui débuta au cinéma presque par accident, à 13 ans, en accompagnant son frère au casting du film Les diables, a longtemps adopté une attitude boudeuse visà-vis du métier, pose faussement désintéressée qui cachait son désir brûlant de comédie, comme pour ne pas trop espérer de ce début providentiel. « Dans l’ombre, je me suis familiarisée avec l’idée de rater », dit-elle *. À bientôt vingt ans de carrière, et alors que son plus beau rôle, Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, coproduit par ARTE France Cinéma, s’apprête à irradier les écrans le 18 septembre, Adèle Haenel, 30 ans à peine, est peut-être en train d’accepter l’idée du succès. Augustin Faure * Les citations sont extraites d’interviews dans Paris-Match et Libération. Mercredi 21 août à 20.55 Film Orpheline Lire page 16 En ligne jusqu’au 28 août 7ARTE MAG N°34. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 AOÛT 2019



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