Arte Magazine n°2019-28 6 jui 2019
Arte Magazine n°2019-28 6 jui 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-28 de 6 jui 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : festivals en majesté.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°28. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 JUILLET 2019 8 Dimanche 7 juillet à 19.10 Émission culturelle Un air de déjà-vu Lire page 14 En replay jusqu’au 5 août L’histoire de l’art se répéterait-elle ? En huit numéros diffusés tout l’été, Un air de déjà-vu montre que toute création, si originale soit-elle, trouve un écho dans le passé. Entretien avec Philippe Collin, auteur de cette nouvelle émission. Copies non conformes Pourquoi aborder l’actualité culturelle à travers la réminiscence, voire la redite ? Philippe Collin  : Je parlerais plutôt de généalogie  : une œuvre ne vient pas de nulle part. Je suis historien de formation, et cela m’intéressait de chercher des ruptures et des continuités dans le champ artistique, d’identifier, sans tomber dans la nostalgie, ce qui est nouveau, ce qui vient du passé, et ce que tout cela dit de notre époque. Avec l’équipe d’Un air de déjà-vu, nous nous sommes intéressés à l’actualité culturelle récente, de l’été 2018 à avril 2019. J’avais envie, par exemple, d’évoquer le cas Léonard de Vinci. Jusqu’en mars, l’Italie refusait de prêter ses toiles à la France pour l’exposition qui se tiendra au Louvre cet automne. Or, si l’on regarde en arrière, on s’aperçoit qu’il a toujours été compliqué de faire voyager les œuvres de cet artiste, profondément européen, que chaque pays veut s’approprier. Ce sujet permet aussi de parler de géopolitique, car derrière cette polémique se nichait un conflit entre les deux pays autour du pétrole libyen. En regardant l’émission, on s’aperçoit qu’il existe mille façons de s’insérer dans une filiation artistique, au-delà de la simple copie... Tout à fait. Un air de déjà-vu n’est pas une histoire du plagiat mais une façon, comme en géologie, de repérer les strates artistiques qui s’accumulent. Quand Beyoncé et Jay-Z tournent un clip au Louvre, cela paraît inédit. Or, de Godard à Will.i.am, de nombreux artistes ont investi ce musée avant eux. En revanche, ce couple afro-américain apporte une dimension politique nouvelle, en affirmant sa réussite au cœur d’un haut lieu de la culture blanche. Même quand il s’agit de plagiat musical, thème que nous aborderons, il existe différentes façons de procéder  : la copie grossière façon Pharrell Williams et Robin Thicke et la méthode Gainsbourg, plus subtile... Les archives tiennent une place importante dans l’émission. Comment les choisissez-vous ? Chaque épisode de la collection convoque toutes les disciplines artistiques (musique, cinéma, littérature, arts…) et observe la culture sous tous ses aspects (économiques, sociologiques, polémiques, etc.). Pour faire nos choix, nous avons trois critères  : l’efficacité, afin de donner « la preuve par l’image ». La rareté  : on se creuse la tête pour trouver des archives que le public n’a pas vues et revues. Je pense au sujet « La ruée vers l’os », qui revient sur l’engouement actuel pour les dinosaures, folie qui ne date pas d’hier. Nous avons trouvé une archive étonnante, montrant, au début du XX e siècle, aux États-Unis, des pionniers cherchant des ossements dans le désert. Le troisième critère, c’est l’aspect financier, car certaines images valent une fortune... Propos recueillis par Noémi Constans JEAN-LUC BERTINI/ED. FUTUROPOLIS
STP PRODUCTIONS Dans une passionnante enquête doublée d’une quête intime, le réalisateur Rémi Delescluse se penche sur le secret qui entoure l’insémination artificielle avec donneur. Entretien. Don de sperme  : la loi du silence Pourquoi avoir voulu réaliser ce film en forme de journal intime sur les enfants conçus grâce au don de sperme ? Rémi Delescluse  : Je suis moi-même un enfant du don. Mes parents me l’ont dit lorsque j’avais 5 ans, puis nous n’en avons jamais reparlé et c’est devenu une espèce de tabou. Enfant, j’imaginais qu’un jour je pourrais rencontrer l’homme qui m’avait permis de naître et le remercier. Il y a quelques années, j’ai entendu à la radio une jeune femme témoigner de son combat pour connaître l’identité de son donneur, et j’ai pris conscience que ma belle histoire ne reposait sur rien. J’en ai parlé à nouveau avec mes parents, qui m’ont remis le dossier médical de ma naissance. J’ai alors voulu comprendre pourquoi la loi interdit d’obtenir la moindre information sur le donneur et explorer cette mécanique du secret. Au cours de votre enquête, vous découvrez que les médecins qui ont accompagné votre mère ont aussi été les artisans de ce mode de procréation... Oui, et cela m’a vraiment troublé de découvrir que ces médecins, très progressistes, ont été obligés pour protéger ces avancées scientifiques, de les associer au secret, car la société française de l’époque était conservatrice. Ils ont notamment utilisé ce que l’on appelle l’appariement  : des donneurs choisis en fonction des critères physiques du père. Cela concourt au fait que moins d’un enfant sur dix est informé par ses parents de ses origines. Vous êtes fils unique, mais avez sûrement des demi-frères et sœurs biologiques... C’est ce qui m’a le plus frappé au cours de mon enquête. J’aimerais les rencontrer, peut-être pourrions- nous devenir proches. En quelques mois, grâce aux tests génétiques, interdits chez nous, mais autorisés notamment aux États-Unis, 85 demi-frères et sœurs se sont déjà retrouvés en France. Gardez-vous espoir que la législation évolue ? En 2011, elle le devait. Mais au dernier moment l’accès aux origines a été retiré du projet de loi. C’est un sujet toujours brûlant. Propos recueillis par Laure Naimski Mardi 9 juillet à 22.25 Documentaire Les enfants du secret Lire page 19 En replay jusqu’au 29 mai 2021 L’été des grands documentaires de société Diffusée chaque mardi, durant tout l’été, cette collection de grands documentaires sociétaux ausculte le réel et prend le temps de raconter des vies bouleversées par les mutations en cours. Mardi 9 juillet Les enfants du secret à 22.25 Itinéraire d’un enfant placé à 23.25 Mardi 16 juillet Tu enfanteras dans la douleur à 22.40 Là où les putains n’existent pas à 23.45 Mardi 23 juillet Le monde parfait à 22.40 Mardi 30 juillet Elle l’a bien cherché à 22.30 Mardi 6 août Les démons de Ludivine à 23.40 Mardi 13 août Une vie de château à 23.30 Mardi 20 août L’éloquence des sourds à 23.35 Mardi 27 août Selfie, avoir 16 ans à Naples à 23.15 Ces dix documentaires seront en avant-première sur arte.tv à partir du 28 juin, et resteront disponibles en ligne plusieurs mois. ARTE MAG N°28. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 JUILLET 2019 9



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