Arte Magazine n°2019-28 6 jui 2019
Arte Magazine n°2019-28 6 jui 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-28 de 6 jui 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : festivals en majesté.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 7 juillet ARTE MAG N°28. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 JUILLET 2019 14 19.10 Un air de déjà-vu CORBIS/GETTY IMAGES En art, tout se recycle, rien ne se perd. Philippe Collin retrace la généalogie artistique des prétendues nouveautés de la saison culturelle écoulée. Notre fringante actualité culturelle n’aurait-elle pas un air de déjà-vu ? Des royalties post-mortem de Johnny à la figure de l’écrivain clivant, des garçonnes de la pop au clip de Beyoncé et Jay-Z au Louvre, cette émission se saisit de temps forts de la saison culturelle 2018-2019 et montre que toute nouveauté, sans être exempte d’originalité, s’inscrit dans une tradition ou une lignée artistique. Une généalogie de la création, entre influences assumées, radicalisées ou niées. Les albums posthumes En 2018, un an après sa disparition, Johnny Hallyday bat ses propres records de vente avec l’album Mon pays c’est l’amour. Mais le business du disque posthume ne date pas d’hier  : il y a belle lurette qu’aucun artiste bankable n’est assuré de reposer en paix. L’art de l’autodestruction Le 5 octobre 2018, une œuvre du street artist Banksy s’autodétruit à l’instant précis où elle est vendue près de 1,2 million d’euros aux enchères. Mais depuis quand tout casser, c’est aussi créer ? Les biopics musicaux Bohemian Rhapsody, sur la vie de Freddie Mercury, puis Rocketman, sur celle d’Elton John, ont monopolisé les écrans, gagné des prix et fait un carton au box-office. L’occasion d’étudier les ficelles du biopic, genre presque aussi vieux que le septième art. Lire page 8 Émission culturelle de Philippe Collin (France, 2019, 8x30mn) Rédaction en chef  : Florence Platarets - Réalisation  : Clément Léotard - Coproduction  : ARTE France, Diggers, Ex Nihilo Un air de déjà-vu est diffusé chaque dimanche à 19.10, du 7 juillet au 25 août. ROGER DEAKINS/NBCU 20.55 › 1.25 Summer of Freedom Après le cultissime The Big Lebowski des frères Coen, place à un documentaire sur l’histoire de célèbres hymnes à la liberté et à un concert de Johnny Cash. Vous avez dit rebelles ? 20.55 Cinéma The Big Lebowski « Le Dude » se fourre dans une histoire de kidnapping pas nette alors qu’il ne demandait qu’à se faire rembourser son tapis. La plus délirante des comédies des frères Coen, objet d’une vénération largement méritée. Alors qu’il rentre tranquillement chez lui, Jeff Lebowski, alias « le Dude » (littéralement, « le mec ») , est agressé par deux hommes qui le confondent avec un homonyme milliardaire. L’un d’eux urine même sur son tapis, avant de s’apercevoir de la méprise. Contrarié, « le Dude » retrouve ses potes au bowling. Sur les conseils de Walter, le tonitruant vétéran du Viêtnam, il rend visite à l’autre Jeff Lebowski pour se faire rembourser. Celui-ci l’envoie promener, ce qui n’empêche pas « le Dude » de repartir avec un de ses tapis. Mais lorsque la jeune et très libérée Mme Lebowski est enlevée, « le Dude » est réquisitionné pour verser la rançon. « LE DUDE » FOR EVER Coup de génie des frères Coen, The Big Lebowski, version hédoniste et hilarante du Grand sommeil, s’est nonchalamment hissé au panthéon des films cultes. Sur fond de guerre du Golfe et de bushisme (celui du père), il fallait oser filmer comme des princes ces renégats du rêve américain – vétéran sanguin, Gitan pervers, chômeur carburant au White Russian –, et les scènes de bowling comme des chorégraphies flamboyantes. Les acolytes du « Dude », les toujours impeccables John Goodman et SteveBuscemi, jouent les faire-valoir à la perfection. Quant au personnage de Jeff Bridges, glandeur magnifique au look si improbable (long gilet
RÉMY GRANDROQUES 2017 Présenté par Beth Ditto En partenariat avec beige, sandales de plage et, surtout, rien qui serre), il traîne désormais après lui une ribambelle de fans, qui apprécient sa décontraction en toute circonstance et son refus placide du monde du travail. Il existe même une religion qui compterait environ 450 000 dévots et qui, comme son inspirateur, prône le « Take it easy, man ». Film de Joel Coen (États-Unis, 1998, 1h50mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Ethan et Joel Coen - Avec  : Jeff Bridges (Jeffrey Lebowski, dit « le Dude ») , John Goodman (Walter Sobchak), Julianne Moore (Maude Lebowski), SteveBuscemi (Donny Kerabatsos), David Huddleston (Jeff, dit « The Big Lebowski ») , Tara Reid (Bunny Lebowski), John Turturro (Jesus Quintana) - Production  : Polygram FilmedEntertainment, Working Title Films (R. du 4/11/2013) 22.45 Sound of Freedom (1 & 2) De la « Marseillaise » à « Born This Way », retour sur deux siècles d’hymnes à la liberté. Autant de tubes qui ont accompagné, voire précipité, les transformations sociales. Épisode 1 Avec ses prises de position en faveur des droits des femmes et des Afro-Américains, Beyoncé l’a récemment démontré  : aujourd’hui encore, la musique peut être à la fois très politique et extraordinairement populaire. La super star américaine s’inscrit en cela dans une longue lignée de musiciens engagés. En compagnie de fins connaisseurs, comme le producteur Don Letts (photo), ce voyage dans la pop culture passe en revue un éventail d’artistes ayant donné de la voix pour la liberté, de Serge Gainsbourg à Jimi Hendrix, qui réinterprètent des hymnes nationaux pour en faire des chants de résistance ou de rébellion, en passant par Aretha Franklin et Cindy Lauper, qui font passer dans leurs tubes un message féministe et émancipateur. Épisode 2 Comment un morceau devient-il un hymne politique ? Le chant paysan « Bella ciao » s’est transformé en symbole antifasciste, puis progressiste, tandis que le cri d’espoir lancé par Gloria Gaynor avec « I Will Survive » a redoublé de popularité quand la communauté gay l’a adopté comme étendard. Aujourd’hui, les icônes LGBT s’appellent Lady Gaga, Chris (ex-Christine and the Queens) ou Conchita Wurst, et abordent frontalement des thèmes autrefois tabous. D’autres artistes prennent la plume comme on prendrait les armes, et s’engagent pour changer la société ou soutenir des résistants, comme The Special AKA avec leur chanson « Free Nelson Mandela », ou plus récemment les chanteuses russes de Pussy Riot. Documentaire de Claus Wischmannet Ulrike Neubecker (Allemagne, 2019, 2x52mn) 0.35 Johnny Cash  : Behind Prison Walls Concert à la prison d’État de Nashville EAGLE ROCK Fidèle à sa légende, « l’homme en noir » chante devant des détenus, ici à Nashville. Entouré d’invités, dont Linda Ronstadt, il s’y révèle une fois de plus magistral. Lorsqu’il était jeune, Johnny Cash passa une nuit en prison pour avoir... cueilli des fleurs dans un jardin. Malgré ce casier plutôt léger, « l’homme en noir » eut tout au long de sa carrière PAUL CROWTHER l’image d’un ex-taulard sublime et romantique. Les concerts qu’il donna dans les prisons américaines (Folsom en 1968 et San Quentin un an plus tard), immortalisés par des albums live devenus cultes, agrémentèrent sa légende d’une aura sulfureuse – et permirent aussi à sa carrière de rebondir. FLAMBOYANT En 1976, l’icône se produit devant les détenus du centre pénitencier Tennessee de Nashville. Un tour de chant flamboyant qui lui permet de dérouler quelques-uns de ses plus fameux titres (dont « Folsom Prison Blues », « Hey Porter » ou « Wreck of the Old 97 ») devant des détenus attentifs. L’originalité de ce show, en comparaison avec les précédents, consiste en la présence d’invités avec lesquels Johnny Cash partage l’affiche  : la folkrockeuse Linda Ronstadt pour quelques reprises, le guitariste de bluegrass Roy Clark, et, plus surprenant, l’humoriste Foster Brooks, « l’ivrogne le plus célèbre du show-business ». Un plateau de choix pour un moment de fraternité unique. Concert (États-Unis, 1976, 1h) Réalisation  : Dick Carson - Production  : Jim Owens Productions dimanche 7 juillet ARTE MAG N°28. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 JUILLET 2019 15



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