Arte Magazine n°2019-26 22 jun 2019
Arte Magazine n°2019-26 22 jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-26 de 22 jun 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : festival du documentaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mardi 25 juin ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 22 AU 28 JUIN 2019 16 5.00 LM BERLIN LIVE Albert Hammond Concert 6.15 M XENIUS Sperme  : la fertilité en déclin Magazine 6.40 LEM ENQUÊTE D’AILLEURS Kumaris  : les enfantsdieux du Népal Série documentaire 7.10 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 LM GEO REPORTAGE Venezuela, le lac des mille éclairs Reportage 8.00 EM L’AUTRICHE SAUVAGE – SOUS LE SIGNE DE L’EAU Un monde de lacs et de rivières Documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 LM CUBA, L’ÎLE BLEUE Récifs sous haute surveillance Documentaire 10.15 LM CUBA, L’ÎLE VERTE Le paradis en sursis Documentaire 11.10 EM HAWAII – LES FILS DE HALAWA Documentaire 12.05 LM DOUCES FRANCE(S) En Pays de la Loire Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS Le dopage, une discipline à hauts risques Reportage 13.35 M DOUBLE JEU À armes inégales Téléfilm 15.35 EM TIBET – RITOMA, UN VILLAGE EN TRANSITION Documentaire 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission 17.10 XENIUS Le bouquet de fleurs, un cadeau empoisonné Magazine 17.35 L ER ENQUÊTE D’AILLEURS Les momies des tourbières  : des corps pour les dieux Série documentaire 18.05 M ISRAËL, LE SUD Documentaire 19.00 30 E PARADIS NATURELS RETROUVÉS Équateur – La forêt de nuages Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.50 60 E LES FEMMES DE DAECH Documentaire 21.45 ENTRETIEN 21.50 R ASHBAL Les lionceaux du califat Documentaire 22.45 ENTRETIEN 22.50 L R DAECH, PAROLES DE DÉSERTEURS Documentaire 23.45 90 BERLIN TEMPELHOF Documentaire 1.25 WRONG ELEMENTS Documentaire 3.40 M ARTE REGARDS Des bébés victimes de malformations congénitales Reportage Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Diffusion en haute définition Disponible en replay Multidiffusion Rediffusion Version française Version originale sous-titrée en français Vidéo à la demande Version originale sous-titrée en français Soirée présentée par Émilie Aubry 20.50 Thema Les femmes de Daech Quelle était la place des femmes au sein de l’État islamique ? Dans une série d’entretiens exceptionnels réalisés en Syrie, en Irak et en Turquie, plusieurs d’entre elles racontent leur quotidien sous la coupe du califat. En Syrie et en Irak, les femmes ont constitué un rouage important de l’État islamique (EI). Elles étaient coiffeuses, infirmières, mères au foyer ou enseignantes lorsque Daech a pris le pouvoir à Raqqa, Mossoul ou Deir Ezzor. Une dizaine d’entre elles ont accepté de dépeindre leur vie et leur rôle au sein de l’organisation. Aujourd’hui exilées en Turquie ou cachées en Irak et en Syrie, elles tentent d’oublier un passé douloureux et souvent honteux. MÉCANIQUE DE LA PEUR « Notre métier, c’était de torturer les gens. On en a torturé tellement, je ne sais même plus combien », confie Aïcha. Cette veuve de martyr s’est engagée au sein de la « hisba », la police religieuse, pour échapper à la ruine financière. Après des séances d’endoctrinement intensives, elle a été happée par la machine idéologique. Comme Oum Farouk, 45 ans, elle patrouillait dans les rues pour faire appliquer la charia, la loi islamique. Mais les deux femmes ont rapidement déchanté, horrifiées par la cruauté du système, entre flagellations pour un bout de peau dépassant du niqab, ongles vernis arrachés à la pince, viols, avortements forcés... Un quotidien fait de terreur, de privations, mais aussi d’hypocrisie. « Je connaissais la femme d’un émir. Chez elle, elle portait des vêtements normaux, fumait la chicha, se maquillait », dénonce Ayat. Chargée de conditionner les enfants à la propagande de Daech, cette institutrice décrit aussi une redoutable mécanique de la peur où « des surveillantes en chef » s’immisçaient à l’intérieur des habitations pour contrôler les comportements. Elles sont peu nombreuses à avoir pu résister. Atyaf, coiffeuse à Mossoul, a continué à sublimer clandestinement ses comparses, pour leur « redonner espoir ». Mais « s’ils avaient découvert ce que je faisais, ils m’auraient massacrée ». Documentaire de Thomas Dandois et Alexandra Kogan (France, 2019, 52mn) - Coproduction  : ARTE GEIE, Memento Productions Suivi d’un entretien à 21.45. MEMENTO
THOMAS DANDOIS 21.50 Ashbal Les lionceaux du califat Comment l’organisation État islamique formait au combat et à l’attentat-suicide nombre d’enfants-soldats en Syrie. Témoignages. Au cours de la guerre de Syrie, tous les groupes armés ont recruté massivement des enfants-soldats, enrôlés de gré ou de force. Mais pour l’organisation État islamique, il s’est agit d’une politique planifiée et mise en œuvre à grande échelle dans les territoires conquis. Dès 4 ans, et jusqu’à 16 ans, ceux que ses membres appellaient « ashbal » ou « lionceaux du califat » s’entraînaient dans des camps spéciaux où, soumis à une propagande intense et confrontés à des exécutions, ils apprennaient le maniement des armes avant de partir au combat. Thomas Dandois et Francois-Xavier Tregan (Daech, paroles de déserteurs, voir ci-contre) ont retrouvé en Turquie et en Grèce certains de ces enfants perdus, livrés à eux-mêmes après s’être enfuis. En écho à leur désarroi, des adultes (un combattant de l’Armée syrienne libre, un déserteur de Daech, deux enseignants, dont l’un a été embrigadé par le groupe terroriste, un jeune réfugié impuissant devant l’endoctrinement de ses deux petits frères) racontent comment une génération d’enfants a baigné nuit et jour dans le culte de l’ultraviolence et la haine du « mécréant ». Presque personne ne témoigne à visage découvert. « LE CŒUR EST MORT » À Athènes, Kasswara, 16 ans, hanté par deux années passées, en tant qu’« agent secret » volontaire, à dénoncer, voire à égorger les « ennemis » de l’organisation, semble seul face à ses remords et à son traumatisme. Ayant déserté après avoir été violé par un émir de Daech qu’il n’a pas osé dénoncer, il se souvient  : « Je n’avais de pitié pour personne. Le cœur est mort, il est devenu noir, comme on dit. » À Sanliufra, en Turquie, Moussa et Youssef, deux frères de 12 et 9 ans, dessinent plus qu’ils ne décrivent ce qu’ils ont vécu. Quant à Mohammed, 15 ans, choisi comme « chanteur » pour la beauté de sa voix, il semble regretter de n’avoir pu combattre. Des récits saisissants, qui lèvent le voile sur la fabrique de petits tueurs mise sur pied par Daech. Documentaire de Thomas Dandois et Francois-Xavier Tregan (France, 2017, 52mn) - Coproduction  : ARTE GEIE, Memento Productions - (R. du 27/6/2017) Suivi d’un entretien à 22.45. 22.50 Daech, paroles de déserteurs Des transfuges de l’État islamique et ceux qui les ont aidés à s’échapper témoignent. Un document exceptionnel sur ce que fut la vie quotidienne au sein de Daech, et les conditions de ce périlleux travail d’exfiltration. Dans une ville du sud-est de la Turquie, située à seulement 60 kilomètres de la Syrie en guerre, en 2015, un réseau clandestin prend les plus grands risques pour exfiltrer des combattants qui souhaitent quitter l’organisation État islamique (EI). Sous couvert d’anonymat, ces déserteurs, des hommes originaires de Syrie ou de Jordanie, ont accepté de raconter leur vie sous le joug de Daech, ainsi que les raisons qui les ont poussés à le rejoindre puis à le fuir. Ces témoignages sont exceptionnels, car, en général, les déserteurs de Daech se cachent et ne parlent pas – s’ils ne sont pas rattrapés par l’EI puis exécutés. Ces hommes décrivent la session de préparation, que l’un d’eux compare à un lavage de cerveau, l’entraînement militaire ultramartial de quinze jours, les avantages (solde mensuelle, maison confortable), mais aussi les atrocités commises au quotidien, l’arbitraire des « émirs », les charniers, les blessés qu’on achève, les femmes réduites au statut d’esclave sexuelle... Des témoignages illustrés par des vidéos, souvent d’une grande violence, trouvées sur les téléphones portables de combattants ou de déserteurs de l’État islamique. DÉJOUER LES PIÈGES DE DAECH Le réseau d’exfiltration, constitué de combattants historiques de l’Armée syrienne libre (opposée à Bachar el-Assad), a accepté de dévoiler quelques-unes de ses méthodes de travail. Pour éviter toute tentative de manipulation, l’exfiltration ne se produisait qu’après une longue enquête. En aidant les déserteurs à fuir et en recueillant leurs témoignages, les membres du réseau voulaient dénoncer les mensonges de l’EI et son culte de la violence. Ils pensaient ainsi décourager les candidats au djihad. Documentaire de Thomas Dandois et François-Xavier Tregan (France, 2016, 52mn) - Coproduction  : ARTE GEIE, Memento Productions - (R. du 15/3/2016) MEMENTO mardi 25 juin ARTE MAG N°26. LE PROGRAMME DU 22 AU 28 JUIN 2019 17



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