Arte Magazine n°2019-19 4 mai 2019
Arte Magazine n°2019-19 4 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-19 de 4 mai 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : 24h Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mercredi 8 mai ARTE MAG N°19. LE PROGRAMME DU 4 AU 10 MAI 2019 1Z1 Disponible en replay 1=1 20 5.00 M BERLIN LIVE Jan Blomqvist Concert 6.10 M XENIUS Chanter pour se sentir mieux Magazine 6.40 M POINTS DE REPÈRES Apartheid, la spirale de la peur Programme jeunesse 7.05 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 LM GEO REPORTAGE La forêt secrète de la Spree Reportage 8.00 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 8.40 EM LES MAÎTRES DES ABEILLES Nouvelle-Zélande, le trésor des Maoris Série documentaire 9.05 L R LA CORSE, BEAUTÉ SAUVAGE L’île verticale ; Entre mers et vents ; Un monde végétal ; Des vallées et des hommes ; Une terre de mémoire Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS Reportage 13.35 EM MEURTRES À SANDHAMN Au nom de la vérité, saison 7 Série 15.05 M TOUT CONTRE ELLE Téléfilm 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission 17.15 R XENIUS Les émotions négatives  : un mal nécessaire Magazine R 17.45 90 1 001 FAÇONS DE SE MARIER En Irlande Série documentaire 18.15 R NOTRE EUROPE, QUELLE HISTOIRE ! L’Europe et l’islam au Moyen Âge Série documentaire 19.00 60 E QUAND LES ANIMAUX SAUVAGES EMMÉNAGENT EN VILLE Amérique  : la côte Ouest Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.52 ATHLETICUS – SAISON 2 Danse sur glace Série d’animation 20.55 ER LA MAUVAISE ÉDUCATION Film 22.40 17 R PEDRO ALMODÓVAR Tout sur ses femmes Documentaire 23.30 30 L’AUTRE CÔTÉ DE L’ESPOIR Film 1=1 1.05 M ARTE JOURNAL 1.30 LEM MARLON BRANDO Un acteur nommé désir Documentaire 3.00 EM COLETTE, L’INSOUMISE Documentaire 3.55 M ARTE REGARDS Routiers seniors – Un risque accru sur les routes ? Reportage Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Diffusion en haute définition Multidiffusion Rediffusion Version française Version originale sous-titrée en français Vidéo à la demande Version originale sous-titrée en français 2004 EL DESEO D.A., S.L.U 20.55 Cinéma Cycle PedroAlmodóvar La mauvaise éducation Deux garçons découvrent l’amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années 1960. PedroAlmodóvar explore une facette plus sombre de son art, avec Gael García Bernal. En 1980, à Madrid. Enrique, cinéaste de 27 ans, cherche une histoire pour son prochain film. Il est approché par un jeune acteur, Angel, muni d’un remarquable scénario. L’inconnu, par ailleurs fort à son goût, affirme être Ignacio, son ami d’enfance au collège des jésuites et son premier amour. Le destin lie à nouveau les deux garçons par une sorte de providence divine. Mais Enrique, intrigué par cet Ignacio qu’il ne reconnaît pas vraiment, s’aperçoit que la réalité de leurs retrouvailles est moins idyllique qu’il n’y paraît... MÂLE ÉDUCATION Movida, pensionnat religieux de province au milieu des années 1960, metteur en scène débutant sa carrière à l’aube des années 1980...  : le scénario de La mauvaise éducation, sans être totalement autobiographique, s’inspire des périodes clés du parcours de PedroAlmodóvar. Dérivé espagnol du Vertigo d’Alfred Hitchcock, le récit confronte la mémoire et le souvenir, fonctionnant par strates successives qui se contredisent ou s’annulent selon une spirale propre au film noir. Fidèle à son amour du mélo, Almodóvar n’hésite pas à exhiber toutes les coutures du récit. Assumant le caractère bancal de ces arabesques (voix off explicative, recours prononcé au flash-back), les emprunts hitch cockiens se rapprochent de ceux, maniéristes eux aussi, de Brian De Palma. Le brio décadent de ce dernier y est remplacé par une rudesse des rapports, lié peut-être au casting quasi exclusivement masculin. Lire page 4 (La mala educación) Film de PedroAlmodóvar (Espagne, 2004, 1h38mn, VF/VOSTF) - Scénario  : PedroAlmodóvar - Avec  : Gael García Bernal (Angel/Zahara/Juan), Fele Martínez (Enrique Goded), Daniel Giménez-Cacho (le père Manolo), Lluís Homar (Sr. Berenguer), Francisco Maestre (le père José) Production  : Canal+ España, El Deseo SA, TVE (R. du 21/5/2009)
22.40 Cycle PedroAlmodóvar PedroAlmodóvar Tout sur ses femmes En quarante ans de carrière, PedroAlmodóvar a toujours offert à ses actrices des rôles forts. Ses chicas brossent avec délicatesse un portrait tout en féminité du cinéaste espagnol. Homosexuel affirmé, provocateur, PedroAlmodóvar est paradoxalement devenu en quarante ans de carrière l’un des meilleurs interprètes des subtilités féminines. « Il nous comprend mieux que nous-mêmes », affirme Adriana Ugarte, l’une des deux héroïnes de Julieta, drame grâce auquel le chantre de la Movida, plus habitué aux comédies déjantées, a complété son impressionnant tableau de chasse  : Carmen Maura, Victoria Abril, Marisa Paredes, Rossy de Palma, Bibiana Fernández, Penélope Cruz... « Sa vision de l’amour est purement féminine », ajoute Emma Suárez, l’autre rôletitre du film. MATRIARCAT Il faut remonter à l’enfance de PedroAlmodóvar, né en 1949 dans la société matriarcale d’un village isolé du centre de l’Espagne, sous la dictature franquiste, pour comprendre d’où lui vient sa passion des femmes. Celle-ci s’incarne avant tout dans la figure de sa mère, qu’il fait tourner dans ses premiers films. À propos de Volver, le cinéaste confie  : « C’était une tentative absurde et vaine de ramener ma mère des ténèbres pour l’avoir à nouveau à mon côté. » Incarnant la femme par excellence, à l’instar d’une Ava Gardner ou d’une Rita Hayworth, Penélope Cruz, l’interprète principale de ce film, est celle pour laquelle il avoue avoir éprouvé la plus grande passion. Mais chez Almodóvar, les femmes sont aussi imparfaites, travesties ou transsexuelles. Leur dénominateur commun  : constituer un formidable moteur scénaristique et un accélérateur émotionnel. Dans ce documentaire riche en archives, les chicas (et quelques chicos) d’Almodóvar racontent le cinéaste et en éclairent la personnalité. Documentaire de Sergio G. Mondelo (France/Espagne, 2015, 51mn) - Coproduction  : ARTE France, Program33, Rumer Films, RTVE - (R. du 25/9/2016) ELDESEO PEDRO ALMODOVAR Mimminingil 23.30 Cinéma L’autre côté de l’espoir Les tribulations d’un jeune réfugié syrien taiseux en Finlande. Entre mélancolie et burlesque, une épopée désenchantée sur l’exil, signée par un Kaurismäki au sommet de son art. SPUTNIK OY/MALLA HUKKANEN Ayant fui la guerre en Syrie, Khaled débarque à Helsinki, après avoir émergé d’un tas de charbon sur un cargo. Accueilli par de flegmatiques policiers finlandais, le jeune migrant entreprend un parcours du combattant pour éviter l’expulsion et retrouver sa sœur, retenue dans un centre de réfugiés en Lituanie. Au fil de son périple, il se lie avec un compagnon d’infortune irakien, rompu aux techniques de survie en milieu hostile, et avec Wikström, la cinquantaine fatiguée, ex-représentant de commerce qui, après avoir quitté sa femme, s’est reconverti dans la restauration grâce à un pécule gagné au poker. BURLESQUE DÉSENCHANTÉ Avec cette fable politique, qui porte haut l’empreinte de son cinéma social stylisé, Aki Kaurismäki s’empare de la crise des migrants à hauteur d’homme. Sorte de Buster Keaton des temps modernes échoué en Finlande sans armes ni bagages, son héros impassible et silencieux se débat pour sauver sa sœur, quitte à s’oublier lui-même. Une fois encore, la précarité contemporaine constitue le terrain de prédilection du cinéaste pour explorer l’humanité. Lequel exprime son infinie – et contagieuse – tendresse pour les laissés-pour-compte au travers d’un burlesque désenchanté, qui touche ici à la grâce. Khaled (le lunaire Sherwan Haji, une révélation) croise en son exil un double finlandais improbable en la personne de Wikström. À peine moins mélancolique, ce colosse local tente de se reconstruire à travers un projet qui s’avère presque aussi hasardeux – comme en témoignent ses efforts désopilants pour ouvrir un restaurant de sushis avec costumes idoines – que l’errance du premier. Dès lors, l’esprit de résistance de ces antihéros attachants passe avant tout par la solidarité. Un film bouleversant, infusé par une poésie du silence naviguant entre drôlerie et tristesse. Ours d’argent du meilleur réalisateur, Berlinale 2017 Meilleur acteur (Sherwan Haji), Festival du film de Dublin 2017 (Toivon tuolla puolen) Film d’Aki Kaurismäki (Allemagne/Finlande, 2017, 1h34mn, VOSTF) Scénario  : Aki Kaurismäki - Avec  : Sherwan Haji (Khaled Ali), Janne Hyytiäinen (Nyrhinen), Sakari Kuosmanen (Waldemar Wikström), Kati Outinen (Vaatekaupan Omistaja), Ilkka Koivula (Calamnius) - Production  : Sputnik Oy, Pandora Film, Oy Bufo Ab mercredi 8 mai ARTE MAG N°19. LE PROGRAMME DU 4 AU 10 MAI 2019 21



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