Arte Magazine n°2019-12 16 mar 2019
Arte Magazine n°2019-12 16 mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12 de 16 mar 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Varda par Agnès.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 18 mars ARTE MAG N°12. LE PROGRAMME DU 16 AU 22 MARS 2019 16 20.55 Cinéma Soirée Agnès Varda Sans toit ni loi Par Agnès Varda, le saisissant portrait d’une vagabonde, avec ses zones d’incertitude. Un des plus grands rôles de Sandrine Bonnaire. CINÉ TAMARIS Un matin d’hiver, une jeune vagabonde est découverte morte de froid dans un fossé. Qui était-elle ? Son passé se reconstitue au fil des témoignages de gens qui ont croisé sa route. Elle s’appelait Mona. Pour vivre sa liberté, elle avait tout quitté. Elle s’était retrouvée seule, démunie. La caméra scrute son errance et ses brèves rencontres  : garagistes, routards ou routiers à l’affût de filles seules, mais aussi David, Mme Landier ou Assoun... UNE FILLE REBELLE « Mona a choisi sa route. Mais la violence quotidienne est là. Et la faim, la soif, la peur et le froid. Elle tient le coup, elle se fout de tout et de tout le monde. Je parle d’elle comme ça parce qu’elle se fout de moi aussi. Mais sa solitude extrême me touche. J’ai souhaité faire un film émouvant qui soit aussi une méditation sur quelques idées, dont celle de la liberté, et aussi un film qui soit un puzzle bien combiné mais dont il manque quelques pièces. […] Le film se balade entre Mona et les autres. On entrevoit des vies, on passe. J’ai bien aimé tous les personnages de ce récit de-ci de-là, comme des petites figures dans un paysage d’hiver où marche, venant vers nous, une fille rebelle » (Agnès Varda). Lion d’or, Venise 1985 – Meilleure actrice (Sandrine Bonnaire), César 1986 – Prix Fipresci 1986 Film d’Agnès Varda (France, 1985, 1h45mn) Scénario  : Agnès Varda - Avec  : Sandrine Bonnaire (Mona), Macha Méril (Mme Landier), Stéphane Freiss (Jean-Pierre, l’agronome), Laurence Cortadellas (Éliane, sa femme), Yolande Moreau (Yolande), Marthe Jarnias (tante Lydie), Joël Fosse (Paulo) - Production  : Ciné-Tamaris, Films A2 - (R. du 2/9/2001) CINÉ TAMARIS 22.40 Le documentaire culturel Soirée Agnès Varda Varda par Agnès Pour cette éblouissante leçon de cinéma, Agnès Varda revisite avec son inventivité coutumière ses inspirations et sa filmographie, livrant au passage un touchant autoportrait. Causerie 1 Cette première partie couvre la période 1954-2000, où Agnès Varda se consacre au cinéma, entre fiction et documentaire, et parfois les deux en même temps – comme lorsqu’un bateleur s’invite dans Cléo de 5 à 7. Filmer la majorité silencieuse (Daguerréotypes) ou une minorité en révolte (les Black Panthers), raconter le combat féministe (L’une chante, l’autre pas) ou l’errance d’une jeune fille dans Sans toit ni loi  : la cinéaste commente ses inspirations, ses choix d’écriture et de tournage, et l’irruption, parfois tragique, du cours de son existence dans sa filmographie. La maladie de son compagnon Jacques Demy l’amènera ainsi à tourner le poétique Jacquot de Nantes. Causerie 2 Après un préambule sur ses débuts de photographe, Agnès Varda fait un saut temporel et technologique pour raconter comment, à l’aube du XXI e siècle, elle a « réinventé son travail ». L’arrivée des petites caméras numériques lui permet de renouer avec le documentaire et d’aborder plus facilement les personnes en situation précaire des Glaneurs et
la glaneuse. Chemin faisant, elle se découvre une vocation d’artiste visuelle et élabore d’ingénieuses installations vidéo. Autre événement marquant, le compagnonnage avec l’artiste JR, avec qui elle réalise Visages villages. « CINÉCRITURE » Agnès Varda a donné sa première « Leçon de cinéma » en 2000, au Festival de Cannes. Depuis, beaucoup d’autres ont suivi. Ici, elle s’adresse à un public jeune, avec le désir évident de transmettre sa « cinécriture » (écriture cinématographique). Englobant sa carrière de cinéaste, de photographe et d’artiste, cette « causerie » s’enrichit d’extraits de films ou de séquences inventives illustrant le propos. Pour expliciter un travelling de Sans toit ni loi, Agnès se propulse par exemple dans le décor rural du film, juchée, avec la caméra, sur des rails, et bientôt rejointe par Sandrine Bonnaire. Elles évoquent ensemble le rôle, marquant, de Mona la vagabonde, rude héroïne que l’actrice a nourrie de sa propre révolte et de ses vraies ampoules aux mains ! Comme en témoignent les Cabanes de cinéma tapissées de pellicules en 35 mm – réconfortant acte de recyclage après l’avènement du digital –, cette amoureuse de la peinture trouve toujours l’équation visuelle pour traduire ses intentions, son rapport au réel et ses rencontres. Ouvrant en conteuse aguerrie les portes de son univers, dame Agnès livre, en filigrane, l’émouvant autoportrait d’une cinéaste de 90 ans, à la fantaisie teintée de mélancolie, toujours gourmande des autres et de ce qu’ils ont à raconter. Lire page 6 Documentaire d’Agnès Varda (France, 2019, 1h01mn et 55mn) Coréalisation  : Didier Rouget (Causerie 1) - Coproduction  : ARTE France, Ciné-Tamaris ÉDITIONS Disponible en DVD le 18 mars. 0.35 Cinéma Soirée Agnès Varda Cléo de 5 à 7 1994 AGNÈS VARDA ET ENFANTS/LILIANE DE KERMADEC L’errance dans les rues de Paris d’une jeune femme hantée par la mort. Entre gravité et légèreté, un film emblématique de la Nouvelle Vague et subtilement féministe, mis en musique par Michel Legrand et signé Agnès Varda. Comment continuer à vivre lorsque la maladie vous guette ? Cléo, une très belle chanteuse, attend les résultats d’un examen médical, avec d’autant plus d’anxiété qu’une cartomancienne lui a prédit qu’elle était malade. Hantée par la peur, elle erre sans but dans les rues de Paris. Au fil de sa dérive, elle se débarrasse de ses oripeaux. Dans le parc Montsouris, un jeune homme l’aborde... EN TEMPS RÉEL S’intéresser aux autres pour s’ouvrir à la vie  : c’est le parcours initiatique qu’effectue Cléo, le temps d’un film. Un temps réel, découpé en tranches horaires indiquées en soustitre. Plongée dans le désarroi, la jeune femme prend peu à peu conscience de son identité. « Je ne voulais pas faire une tranche de vie, mais inscrire le destin de Cléo dans cette multitude souvent amusante du monde qui nous entoure […]. Le choc de la peur ouvre les yeux de Cléo. C’était aussi ma contribution, sans cris ni discours, aux mouvements féministes de l’époque », se souvient Agnès Varda. Au-delà de la prouesse technique, Cléo de 5 à 7, l’un des premiers films de femme à avoir été sélectionnés à Cannes, est empreint du ressenti de son héroïne. Balayé par des instants de légèreté, mis en chansons par Michel Legrand, il mêle étroitement intelligence de la narration et sensibilité du regard. Une œuvre phare de la Nouvelle Vague, d’une grande force poétique, qui, près de soixante ans après sa sortie, n’a rien perdu de son charme. Sélection officielle, Cannes 1963 Film d’Agnès Varda (France, 1962, noir et blanc, 1h30mn) - Avec  : Corinne Marchand (Cléo), Antoine Bourseiller (Antoine), Michel Legrand (Bob), José-Luis de Villalonga (l’amant) Production  : Ciné-Tamaris, Rome Paris Films (R. du 8/12/1992) lundi 18 mars ARTE MAG N°12. LE PROGRAMME DU 16 AU 22 MARS 2019 17



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