Arte Magazine n°2019-10 2 mar 2019
Arte Magazine n°2019-10 2 mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-10 de 2 mar 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'autre scandale de l'Eglise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 4 mars ARTE MAG N°10. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 MARS 2019 16 KOBAL/AURIMAGE 20.55 Cinéma Soirée Rita Hayworth Gilda Un homme recroise son ancienne maîtresse, désormais mariée à son meilleur ami. Un chef-d’œuvre du film noir américain des années 1940, et le plus grand rôle de Rita Hayworth qui se dévoile en séductrice sensuelle et vénéneuse. Mythique ! Buenos Aires, fin de la Seconde Guerre mondiale. Sur le port, Ballin Mundson sauve la vie de Johnny Farrell. Ballin est propriétaire d’une salle de jeu qui lui sert de couverture pour ses affaires avec les nazis. Se sentant une dette envers lui, Johnny accepte de devenir son bras droit. Une forte amitié lie bientôt les deux hommes. Un jour, Ballin revient de voyage accompagné. Sa nouvelle femme n’est autre que Gilda, ex-amante de Johnny... ATOMIQUE RITA Gilda fait partie des « Casablanca like », un genre qui fit beaucoup d’émules dans les années 1940. Longtemps comparé au classique avec le duo Bogart/Bergman, le film de Charles Vidor est pourtant plus scandaleux pour l’époque. D’abord à cause de la relation qu’entretiennent Johnny et Ballin  : elle est très ambiguë, presque amoureuse, à la limite de l’attirance homosexuelle. Ensuite, à cause du personnage de Gilda, femme sensuelle, violente, désirable et cruelle qui ne vit que pour son propre plaisir. Sa première apparition est un choc, un rêve, une vision inoubliable. La séquence la plus célèbre du film reste bien sûr celle où Rita Hayworth chante, moulée dans une robe noire décolletée, et retire lentement ses longs gants noirs pour aguicher GlennFord. Ce strip-tease allusif, interrompu par la fameuse gifle, a longtemps été considéré comme la scène la plus torride de l’histoire du cinéma. En dépit de ce symbolisme érotique et de la beauté flamboyante de Rita Hayworth, le film (présenté au Festival de Cannes en 1946) fut mal accueilli par la critique française, qui le traita de « navet scintillant ». Aux États-Unis, en revanche, il connut un succès considérable. Au point que la bombe atomique lancée sur l’atoll de Bikini en 1947 fut baptisée « Gilda », et décorée à l’effigie de la star. Film de Charles Vidor (Argentine/États-Unis, 1946, 1h45mn, noir et blanc, VF/VOSTF) - Scénario  : Marion Parsonnet, Jo Eisinger, d’après un récit de E. A. Ellington - Avec  : Rita Hayworth (Gilda), GlennFord (Johnny Farrell), George Macready (Ballin Mundson), Joseph Calleia (Maurice Obregon), Steven Geray (Onkel Pio) - Production  : Columbia Pictures - (R. du 5/11/2001)
22.40 Cinéma Soirée Rita Hayworth La dame de Shanghai Embauché sur un yacht, un matelot s’éprend de la femme de son patron, et fait l’objet d’un étrange chantage. Cadeau d’adieu vachard à Rita Hayworth, un chef-d’œuvre d’Orson Welles (et du film noir). COLUMBIA PICTURES Le marin Michael O’Hara vole au secours d’Elsa Bannister, aux prises avec des malfaiteurs. Le lendemain, le mari de celle-ci embauche le matelot sur son yacht pour une croisière. Une idylle naît entre Michael et Elsa, bientôt découverte par Grisby, l’associé de Bannister. Celui-ci veut conclure un étrange marché avec le jeune marin... TENTATION DE LA CHUTE Orson Welles adapte un obscur polar de Sherwood King et le transfigure en chefd’œuvre, étonnant une fois de plus par sa liberté créatrice, l’originalité de ses cadrages et de ses angles de vue. Au-delà des règlements de comptes avec l’industrie du cinéma et avec sa femme, Rita Hayworth – le couple est alors en plein divorce –, le cinéaste excelle une fois encore à sonder l’âme humaine et la tentation de la chute, en défiant avec une classieuse désinvolture les règles classiques de la narration. Le public goûta peu à l’époque qu’on joue avec l’image de sa star favorite (qui avait insisté pour que son mari dirige le film) et bouda La dame de Shanghai lors de sa sortie. Endossant le rôle d’une femme peu fiable au charme vénéneux, sacrifiant pour la première fois sa chevelure rousse au profit d’une coupe courte et blonde, l’actrice, fragilisée, n’en est pas moins belle, et le célèbre final aux miroirs, maintes fois parodié, au cours duquel son image vole littéralement en éclats, sonne aussi comme un narcissique et fascinant cri de dépit amoureux. (The Lady from Shanghai) Film d’Orson Welles (États-Unis, 1947, 1h23mn, noir et blanc, VF/VOSTF) Scénario  : Orson Welles, William Castle, Charles Lederer, Fletcher Markle, d’après le roman éponyme de Sherwood King - Avec  : Rita Hayworth (Elsa Bannister), Orson Welles (Michael O’Hara), Everett Sloane (Arthur Bannister), GlennAnders (George Grisby), Ted de Corsia (Sidney Broome) - Production  : Sony Pictures, Columbia Pictures Corporation, Mercury - (R. du 16/1/2012) À voir également dans Blowup  : « C’était quoi Orson Welles ? » 0.05 La lucarne Journée internationale des femmes 2019 Débuts derrière les barreaux Dans une prison biélorusse, des détenues participent à un atelier de théâtre. Entre quotidien carcéral et répétitions, un film aux témoignages bouleversants. Alexandra, Irina, Ludmila, Yulia et les autres font partie des quelque 1 500 femmes incarcérées à la maison d’arrêt n°4 de Homiel, en Biélorussie. Primo-délinquantes, elles purgent des peines de quatre à dix ans pour escroquerie, fraude, enlèvement ou détention de stupéfiants. À l’initiative du directeur de l’établissement – inflexible mais bienveillant metteur en scène –, elles sont une douzaine à s’évader sporadiquement de l’épouvante routine carcérale, le temps des répétitions d’une pièce qu’elles joueront pour leurs familles, dans le grand théâtre de la ville. TASKOWSKI FILM/ALEXANDER MOROZ PETITES VICTOIRES De petites victoires en peines lancinantes, de gorges serrées en sourires esquissés, ces apprenties actrices, qui font à la fois leur première expérience de la prison et des planches, partagent leurs ressentis sur la vie en détention et leurs espoirs pour l’avenir. Meurtries par l’absence de leurs enfants, subissant le règlement et la promiscuité, elles se réapproprient timidement, grâce à la scène, des gestes oubliés  : se maquiller, enfiler un chemisier seyant, serrer un autre corps dans leurs bras. Mêlant ses images à celles des caméras de surveillance, Anastasiya Miroshnitshenko livre davantage qu’un film sur le monde carcéral, elle restitue une pleine identité à ces femmes que l’enfermement prive de l’essentiel  : l’amour des êtres chers. Documentaire d’Anastasiya Miroshnitshenko (Biélorussie/Grèce, 2018, 1h20mn) - Production  : PervajaKino Video Company, Hellenic Broadcasting Corporation-ERT, Taskovski Films lundi 4 mars ARTE MAG N°10. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 MARS 2019 17



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