Arte Magazine n°2019-07 9 fév 2019
Arte Magazine n°2019-07 9 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-07 de 9 fév 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : la 500e karambolage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°7. LE PROGRAMME DU 9 AU 15 FÉVRIER 2019 8 Producteur délégué chez Flair Production, Laurent Ramamonjiarisoa a conçu une étonnante série documentaire sur les parcs nationaux français avec pour guides les personnages de Minuscule, les célèbres insectes en images de synthèse vus sur grand écran. Entretien. Du lundi 11 au mercredi 13 février à 19.00 Série documentaire Les parcs naturels... en Minuscule Lire page 18 En replay jusqu’au 11 avril Laurent Ramamonjiarisoa Bain de nature Comment les personnages de Minuscule se sont-ils retrouvés dans les parcs nationaux ? Laurent Ramamonjiarisoa  : Nous avons coproduit le film Minuscule 2 – Les mandibules du bout du monde – la suite des aventures de Minuscule – La vallée des fourmis perdues –, qui sortira en salles fin janvier. Étant passionné de randonnée, j’ai trouvé intéressant de partir à la découverte de nos parcs nationaux, avec pour guides ces petites bêtes un peu naïves, qui s’expriment avec humour, sur un ton légèrement décalé et pas trop didactique. Elles nous permettent de passer de l’infiniment petit à des paysages grandioses, de nous faufiler sous l’écorce d’un arbre ou de survoler un volcan. Je trouvais aussi qu’il était temps d’explorer ces paysages magnifiques, et de les raconter à un public familial  : il n’y a jamais eu de documentaire qui nous offre cette possibilité de découvrir les parcs nationaux français. Comment avez-vous travaillé ? Nous avons collaboré avec les équipes scientifiques des parcs, qui nous ont permis d’identifier la faune et la flore endémiques de chacun de ces espaces, puis de raconter leur géologie, leur histoire. Nous avons utilisé les moyens techniques les plus récents, comme des drones miniatures, pour filmer à travers le regard de ces minuscules animaux au ras du sol, dans le lit des rivières, sous les feuillages. Nous avons aussi travaillé le son avec un ingénieur et un monteur venus du cinéma, pour immerger le spectateur, non seulement dans les paysages, mais aussi dans les bruits de ces parcs. Cette série peut-elle être vue comme un éloge de la lenteur ? Oui, et je l’assume ! Nous souhaitions donner au téléspectateur la sensation de vivre en pleine nature. Il peut ainsi prendre le temps d’admirer les paysages, et se trouver en empathie avec les animaux qu’il rencontre, qu’ils soient réels ou de synthèse. Les passages de la nuit au jour et les aléas de la météo font partie de la dramaturgie  : on doit sentir le vent, la pluie, et, comme les insectes, éprouver le besoin de se précipiter pour s’abriter sous les feuilles ! Nous avons enfin opté pour le genre du feel good movie, et le commentaire, lu par une comédienne, adopte le ton du conte, pour renforcer cet effet. Propos recueillis par Maria Angelo FLAIR PRODUCTION/PATRICK WACK
VINCE VALITUTTI En explorant la manière dont un équipage australien fait face à une décision aux effets dévastateurs, Glendyn Ivin (The Cry) réalise avec Sauvetage en mer de Timor une captivante série sur le drame des migrants. Entretien. Jeudi 14 février à 20.55 Série Sauvetage en mer de Timor Lire page 23 En replay jusqu’au 21 février Glendyn Ivin Le bateau de la discorde Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ? Glendyn Ivin  : J’ai aimé que dans le scénario les deux familles, l’australienne et l’irakienne, soient traitées sur un pied d’égalité. Au-delà de la thématique religieuse ou politique, j’ai été attiré par la dimension humaine. Les protagonistes se révèlent ni tout noirs ni tout blancs, mais plutôt gris. Avec ce thriller psychologique, nous pénétrons le cœur et l’esprit de personnages confrontés au même événement dramatique. L’un d’eux se rend coupable d’un crime terrible. Il s’agira de le démasquer. Quelle est la situation de l’Australie par rapport à la question migratoire ? Le gouvernement a adopté une ligne dure dans la gestion des demandeurs d’asile. Depuis de nombreuses années, les migrants arrivent en Australie par bateau via l’Indonésie. Leur situation ne cesse d’empirer. Les camps dans lesquels la plupart des refugiés sont parqués connaissent des problèmes en augmentation, comme le suicide, les maladies mentales, etc. Ceux qui sont parvenus à s’installer dans le pays ne sont pas très heureux. Cette série m’a semblé être une bonne opportunité pour évoquer ce sujet. Parmi les personnages principaux, on trouve Ewen Leslie déjà vu dans Top of the Lake – China Girl et l’actrice et mannequin Phoebe Tonkin, plus connue pour ses rôles dans des séries télévisées américaines... Ewen Leslie m’a fait un cadeau en acceptant le rôle principal  : il est plutôt un acteur de théâtre et de cinéma que de télévision. Je l’avais déjà dirigé dans la série The Cry et j’adore travailler avec lui. Quant à Phoebe, qui interprète la sœur d’Ewen, elle souhaitait sortir du registre des séries fantastiques américaines dans lesquelles elle s’est fait connaître. Comment les personnages évoluent-ils au fil des épisodes ? La question est de savoir qui a coupé le cordage reliant l’embarcation des immigrés à celle des Australiens. En tant que metteur en scène, face à cette question, je voulais que tous les personnages soient traités d’égale manière. C’est pourquoi les motivations de chacun sont explorées. Au fil des épisodes, on comprend que les actes sont dictés par la pression extérieure, des situations émotionnelles fortes ou des événements qui les ont profondément affectés. Nous révélons toutes leurs facettes sans dire que tel ou tel protagoniste est meilleur que l’autre. Il n’y a ni bon ni méchant. Propos recueillis par Laure Naimski ARTE MAG N°7. LE PROGRAMME DU 9 AU 15 FÉVRIER 2019 9



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