Arte Magazine n°2019-06 2 fév 2019
Arte Magazine n°2019-06 2 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-06 de 2 fév 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : liebe Juliette.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°6. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 FÉVRIER 2019 6 À 30 ans, cette pianiste impressionne par sa technique époustouflante et la liberté de son jeu. Portrait d’une musicienne classique qui sort de l’ordinaire, et dont on pourra apprécier la virtuosité lors de La Folle Journée 2019. Alice Sara Ott Le piano à fleur de peau Dimanche 3 février à 17.30 Concert La Folle Journée 2019 Carnets de voyage Lire page 10 En replay jusqu’au 3 avril On remarque d’abord son allure. Sur les scènes de New York, Vienne, Hambourg ou Tokyo, la pianiste germano-japonaise Alice Sara Ott fait son entrée habillée d’une longue robe de soirée. Elle cale ses pieds, toujours nus, sur les pédales en métal, avant de commencer à effleurer les touches de son Steinway, le buste en mouvement, avec le style aérien et romantique qui la caractérise. Née à Munich en 1988, Alice Sara Ott commence son apprentissage à l’âge de 4 ans. Sa mère, musicienne, aurait préféré qu’elle fasse un métier « normal » mais Alice Sara est passionnée et terriblement douée. À 7 ans, elle remporte le premier prix du concours des Jeunes Musiciens en Allemagne, à 13 ans, celui du meilleur espoir de l’Académie internationale de piano d’Hamamatsu, au Japon. BOUSCULER LES CODES La carrière de cette diplômée du Mozarteum de Salzbourg s’envole entre 2007 et 2010. La critique, qui découvre alors sa silhouette frêle, s’enthousiasme pour la puissance et la liberté de son jeu, tout en musicalité subtile. Remarquée, elle enregistre son premier album, Études d’exécution transcendante de Franz Liszt, sur le label de musique classique Deutsche Grammophon. Suivront une dizaine d’autres, consacrés à Chopin, Beethoven, Tchaïkovski, jusqu’à Nightfall, en 2018, où la pianiste explore le répertoire français du XX e siècle, à travers une collection de pièces mélancoliques de Satie, Debussy et Ravel. En tournée internationale cette année, elle se produira notamment à la Seine musicale à Boulogne- Billancourt, en mars prochain. À tout juste 30 ans, Alice Sara Ott foule désormais de ses pieds nus les scènes du monde entier. Ses prises de risques, à l’instar de sa collaboration avec le compositeur de musique électronique islandais Olafur Arnalds pour The Chopin Project en 2015, l’ancrent dans une nouvelle génération désireuse de bousculer les codes. « Je suis contre le dress code et les règles dans les concerts de musique classique. Je ne pense pas que l’ensemble de l’orchestre doive forcément porter des costumes à queue-de-pie. Pour attirer un public plus jeune, on ne doit pas s’habiller comme au siècle dernier. Le prix des places est également prohibitif », affirmait- elle récemment en interview. Du talent et du mordant. Laetitia Moller ESTHER HAASE
CINÉTÉVÉ Du lundi 4 au vendredi 15 février à 17.35 Série documentaire Habiter le monde – Saison 2 Lire pages 12 et 20 En replay pendant 60 jours ÉDITIONS Coédité par ARTE Éditions et Actes Sud, le livre Habiter le monde de Philippe Simay sortira le 3 avril prochain. La Terre en partage En quoi cette deuxième saison se distingue-t-elle de la première ? Philippe Simay  : Mon approche philosophique a évolué. Dans la première saison, il s’agissait surtout de montrer que le fait d’habiter signifie plus que se loger, que l’architecture raconte nos modes de vie et notre relation au monde. La deuxième interroge davantage la manière dont on partage l’espace et ses ressources – entre êtres humains, mais aussi avec les espèces animales et végétales. Ce qui ne change pas, c’est ma passion des rencontres et l’envie de découvrir des habitats singuliers, des façons particulières de s’adapter aux contraintes de son environnement. Des maisons mobiles du Chili aux forteresses de terre au Togo, chaque épisode explore une thématique. Pourquoi apprendre à partager l’espace est-il aujourd’hui fondamental ? C’est la condition sine qua non pour rendre la Terre durablement habitable. Confrontés à la problématique des migrations, nous sommes de plus en plus nombreux pour une place qui n’est plus garantie. Nos modes d’habitat, notamment en Europe et aux États-Unis, produisent des effets dévastateurs sur la biodiversité, lesquels se répercutent à l’autre bout du monde, comme en Afrique ou au pôle Nord. Il est urgent de sortir de notre vision anthropocentrique et de repenser notre position dans la biosphère. Cette deuxième saison montre justement que certaines sociétés ont développé des cultures de l’habitat et une intelligence avec la nature plus riches que les nôtres. J’espère donner quelques pistes pour réinventer notre rapport à l’espace, qui ne doit plus être seulement une ressource exploitable et transformable, mais un souci partagé. Quelles étapes vous ont le plus marqué ? J’ai été impressionné par le degré d’exigence que s’imposent les scientifiques du centre de recherche de Ny-Alesund * au Spitzberg. Hyperconsciencieux, ils réfléchissent à l’impact environnemental du plus infime de leurs gestes. Je retiendrai Des jardins potagers de La Havane à la cité indienne d’Auroville, le philosophe Philippe Simay explore, dans la deuxième saison de la série Habiter le monde, différentes manières de partager l’espace et d’en prendre soin. Entretien. également la solidarité et le courage dont font preuve les habitants des favelas de Rio de Janeiro. La précarité n’empêche pas, bien au contraire, d’avoir conscience de la nécessité de partager. Nous ne pouvons qu’être admiratifs face à ceux qui, tout en luttant pour leur survie, font également des gestes significatifs pour les autres ou pour la planète. Quels sont vos prochains projets ? Un livre d’accompagnement de la série, coédité par ARTE et Actes Sud, est prévu pour le mois d’avril. Il développera des réflexions que je n’ai pas eu le loisir d’approfondir dans la série. Je souhaite également prolonger mon approche sociale de l’écologie dans mes enseignements à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville et auprès d’un plus large public. Propos recueillis par Clara Le Quellec * Une base scientifique internationale dédiée à l’étude du climat et de l’environnement. 7ARTE MAG N°6. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 FÉVRIER 2019



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