Arte Magazine n°2019-05 26 jan 2019
Arte Magazine n°2019-05 26 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-05 de 26 jan 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : secret médical.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°5. LE PROGRAMME DU 26 JANVIER AU 1 ER FÉVRIER 2019 8 Ours toujours Si l’ours fascine l’homme depuis la nuit des temps, la science s’inspire aujourd’hui de ses extraordinaires capacités physiques pour explorer de nouvelles voies thérapeutiques. Rémy Marion leur a consacré un étonnant documentaire, ainsi qu’un livre *. Extraits. Samedi 26 janvier à 22.25 Documentaire Fort comme un ours Lire page 11 Les propriétés de la bile Selon la légende, les samouraïs avalaient une rasade de bile d’ours avant leurs combats, et les guérisseurs l’utilisent depuis des siècles pour soulager les calculs rénaux. En isolant l’acideursodésoxycholique – un de ses composants majeurs présent en très faible quantité chez l’homme –, la science pharmaceutique a démontré qu’ils n’avaient pas tort. Désormais, ce précieux remède est administré sous forme de molécules de synthèse aux patients qui souffrent de coliques néphrétiques. Dans le futur, ses formidables propriétés antiinflammatoires pourraient aussi être utilisées pour soigner des pathologies du tube digestif, voire des maladies dégénératives du cerveau. Les secrets de l’hibernation D’ordinaire, un homme qui ne sollicite pas ses muscles voit fondre sa masse musculaire de 10% par mois d’inactivité. De même, après un séjour prolongé dans l’espace, les astronautes souffrent d’atrophie musculaire. Mais les vaillants plantigrades, eux, ne pâtissent nullement de leurs six mois d’hibernation sans manger ni presque bouger  : le printemps revenu, ils font preuve à leur réveil d’une étonnante tonicité, n’éprouvant aucune difficulté à trottiner. Emmenée par le cardiologue danois Ole Fröbert, une équipe scientifique étudie le métabolisme de l’ours en Suède. Son précieux sérum d’hiver, notamment, pourrait fournir des solutions pour les personnes alitées durant une longue période. En outre, l’immobilité de l’ours n’entraîne pas de dégénérescence osseuse  : une piste à explorer pour traiter l’ostéoporose. Des gènes en alternance Aux États-Unis, le professeur Ron Korstanje s’intéresse, lui, au génome de l’ours noir, que son équipe a réussi à séquencer. Les scientifiques ont ainsi constaté que certains des gènes du plantigrade s’exprimaient l’été, mais pas l’hiver. Alors que l’ours n’urine presque pas pendant qu’il hiberne, ses reins recommencent à fonctionner normalement à la belle saison. Quels gènes dès lors permettent leur régénération ? En tentant de les identifier, les scientifiques espèrent contribuer à la découverte de thérapies alternatives à la dialyse et aux greffes pour traiter les insuffisances rénales, qui touchent 500 millions de personnes dans le monde. ÉDITIONS * L’ours – L’autre de l’homme, de Rémy Marion, une coédition ARTE Éditions/Actes Sud. RÉMY MARION/PÔLES D'IMAGES
BORIS MITIC/DRIBBLING PICTURES Mobilisant une centaine de contributeurs, Boris Mitic donne la parole (par la voix d’Iggy Pop) au « rien » qui se faufile partout. Le cinéaste serbe revient sur la genèse et la conception de son audacieux projet documentaire diffusé dans « La lucarne ». Lundi 28 janvier à 0.30 Documentaire L’éloge du rien Lire page 17 Boris Mitic L’air de rien Comment vous est venue l’idée de consacrer un film au « rien » ? Boris Mitic  : Ce projet a débuté par un jeu rhétorique. Tout le monde réalise des films sur des choses très concrètes, et moi aussi. Mais cette fois, je me suis dit  : et si je faisais un film sur le rien ? Une manière de provocation, un exercice de style. M’engager dans ce projet cinématographique a été pour moi un grand jeu, un pur plaisir de huit ans au cours desquels j’ai cherché, donc, à faire l’éloge du rien, ce concept absolument incompris, dérangeant, magique même, et que personne ni même aucune civilisation – y compris celles qui prétendent l’avoir intégré à leur conception du monde –, n’a vraiment cerné, et surtout pas au quotidien. Avez-vous su dès le départ la forme que prendrait votre documentaire ? J’ai tout de suite décidé que le rien nous parlerait, qu’il serait un personnage, une espèce d’antihéros qui chercherait à se faire comprendre, tout en sachant que c’était impossible. Je l’imaginais comme une sorte de Clint Eastwood ou de Corto Maltese, quelqu’un d’assez stylé en somme. L’autre grand défi consistait à trouver comment le donner à voir en images. Je me suis très vite ouvert de cette question à mes étudiants et à des confrères d’un peu partout, tous sincèrement curieux de participer au projet. Comment avez-vous guidé ceux qui ont tourné des images pour vous ? Au début, je leur ai donné une totale liberté, puis au fil des étapes, de plus en plus d’orientations  : des provocations, des citations sur le rien, des résumés de recherche, et in fine, mes instructions concrètes. À un moment, plus de cent chefs opérateurs ont participé à ce jeu avec moi dans le monde entier. Ce procédé a favorisé un niveau horizontal, métaphysique, de compréhension et, finalement, une image très homogène, un sentiment de consistance esthétique. Car ces 300 visions du rien, tournées dans 70 pays, paraissent n’avoir été filmées que par une seule personne ! Pourquoi en avoir confié la narration à Iggy Pop ? Je suis tombé par hasard sur Youtube sur un de ses clips et il m’a surpris. Son parcours, l’évolution de son personnage, sa façon d’assumer ses 70 ans, son physique, cet aspect de décadence, de « clownisme » auquel il renvoie…  : tout correspondait à la description idéale que je me faisais du caractère de mon rien. D’où l’idée de proposer ce jeu-là au dernier héros rock’n’roll de mon enfance. Propos recueillis par Sabine Lange Encyclopédie du rien Cartes blanches se veut une encyclopédie pop consolante du « rien ». Conçus comme un spin-off du film L’éloge du rien, les six épisodes de cette websérie documentaire, également écrite et réalisée par Boris Mitic, déclinent chacun une thématique  : l’histoire, le quotidien, l’Est, l’Ouest, l’amour et la mort. Contés en voix off par le comédien Denis Lavant, les récits versifiés mitonnés par le « rien » sont illustrés par des pictogrammes animés. Six petits bijoux aussi humanistes que divertissants, en ligne dès le 21 janvier. arte.tv/elogedurien ARTE MAG N°5. LE PROGRAMME DU 26 JANVIER AU 1 ER FÉVRIER 2019 9



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