Arte Magazine n°2019-05 26 jan 2019
Arte Magazine n°2019-05 26 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-05 de 26 jan 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : secret médical.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°5. LE PROGRAMME DU 26 JANVIER AU 1 ER FÉVRIER 2019 6 Médecin devenu créateur de séries, Dan Sefton s’est inspiré de son quotidien pour décrire le milieu hospitalier britannique dans la remarquable série Secret médical, où Jodie Whittaker (Docteur Who) incarne une infirmière usurpant le titre de médecin. Entretien. Jeudi 31 janvier à 20.55 Série Secret médical (1 & 2) Lire page 22 Dan Sefton Script doctor Secret médical met en scène une infirmière qui va se révéler meilleure praticienne que certains médecins qualifiés en usurpant le titre de l’un d’eux. Est-ce vraisemblable ? Dan Sefton  : Ce personnage, Cath Hardacre, est une infirmière très expérimentée et comme telle, elle a acquis un large savoir et un sens pratique des situations. Elle a aussi davantage d’écoute et d’empathie que bien des médecins pour les patients et ceux-ci lui en sont reconnaissants. Oui, cette hypothèse est tout à fait crédible. J’ai moi-même travaillé en tant que médecin dans un service des urgences et c’est là que j’ai entendu parler d’un docteur qui avait exercé plusieurs années avant qu’on ne découvre qu’il n’avait pas les qualifications requises. J’ai trouvé que c’était un bon point de départ pour une histoire. Vos personnages principaux reflètent-ils l’état actuel de l’hôpital public britannique, le National Health Service (NHS) ? Le récit est basé sur des situations vécues, ou sur des faits qu’on m’a rapportés. Le NHS est placé sous une pression croissante. Il y a de plus en plus de travail, et celui des urgentistes est loin de se faire dans de bonnes conditions. De nombreux praticiens consciencieux sont de plus en plus frustrés par ce système. C’est pourquoi, dans la série, la véritable Ally démissionne au début du premier épisode. Et lorsque sous son identité usurpée, Cath débarque aux urgences d’Édimbourg, elle incarne pour tout le service une femme providentielle. Je voulais montrer la grande dureté de ce métier. Quel est l’autre thème central de la série ? Le mensonge, l’imposture ? Le fil rouge, c’est que quelles que soient vos qualités, lorsque vous commencez à mentir, vous êtes piégé. Cath est une personnalité très droite, profondément honnête, mais elle perd son emploi pour avoir tenté, en tant qu’infirmière, d’alerter sa direction sur de graves négligences. C’est cette injustice qui motive sa décision d’usurper l’identité de son amie médecin  : d’autres trichent sans s’inquiéter des conséquences, pourquoi ne ferait-elle pas la même chose pour s’en sortir ? Mais bientôt, l’enjeu pour elle devient aussi sentimental  : comment parvenir à vivre une relation amoureuse alors qu’on est dans le mensonge ? Jodie Whittaker, l’interprète de Cath, sera-t-elle dans la deuxième saison de Secret médical ? Non, car Jodie, qui a été absolument merveilleuse dans ce rôle complexe, est partie incarner le nouveau Docteur Who ! La deuxième saison, actuellement en montage, raconte une histoire totalement différente, avec de nouveaux personnages et de nouveaux acteurs. Il s’agit néanmoins toujours d’un thriller psychologique à la Hitchcock, une de mes principales influences, situé dans un hôpital écossais, avec des mensonges, mais aussi, cette fois, des meurtres. Propos recueillis par Marie Gérard MARK MAINZ/2017 RED PRODUCTION COMPANY LIMITED
FREDERIC IOVINO/ARTCOMPRESS/SANDRINE EXPILLY - SAIF IMAGES Voix royales Stéphanie d’Oustrac (mezzo-soprano)  : Cassandre Native de Rennes, Stéphanie d’Oustrac a intégré enfant la Maîtrise de Bretagne avant de se découvrir, au lycée, une passion pour l’art lyrique. Premier prix de chant du conservatoire de Lyon en 1998, celle qui compte parmi ses ascendants Francis Poulenc a débuté sous l’aile de William Christie, qui lui a ouvert les portes du baroque avec Thésée de Lully, puis celles du Festival d’Aix, en 2000, avec Le retour d’Ulysse dans sa patrie de Monteverdi. Considérée comme l’une des grandes voix de la scène lyrique française, Stéphanie d’Oustrac s’est produite une première fois dans Les Troyens au Châtelet, en 2003. Pour Dmitri Tcherniakov, qui l’a déjà dirigée en 2017, à Aix, dans Carmen de Bizet, elle se glisse cette fois dans les habits de Cassandre. Sollicitée par les plus grands festivals, de Glyndebourne à Salzbourg, elle sera en mai Phèdre dans Hippolyte et Aricie de Rameau, au Théâtre des Champs-Élysées, avant d’interpréter une nouvelle fois Carmen à Berlin le mois suivant. Année Berlioz oblige, c’est avec Les Troyens, mis en scène par Dmitri Tcherniakov, que l’Opéra national de Paris ouvre les festivités de son 350 e anniversaire. Retransmis par ARTE, cet opéra-fleuve réunit un casting étincelant, notamment deux chanteuses françaises d’exception. Portraits. Véronique Gens (soprano)  : Hécube Formée au conservatoire d’Orléans, dont elle est originaire, Véronique Gens affiche l’une des plus belles carrières de soprano en France. Initiée au baroque, d’abord dans les chœurs puis en tant que soliste au sein du Jardin des voix des Arts florissants de William Christie, cette Nantaise d’adoption a conquis au fil des ans la scène internationale, s’imposant par ses interprétations de Pamina (La flûte enchantée) ou de Donna Elvira (Don Giovanni) comme l’une des grandes spécialistes de Mozart, notamment sous la direction du chef d’orchestre Jean-Claude Malgoire. Sacrée artiste lyrique de l’année 1999 aux Victoires de la musique classique, Véronique Gens a enregistré plus d’une soixantaine d’albums, parmi lesquels La reine de Chypre de Fromental Halévy, sorti en 2018. Donnant régulièrement, de Vienne à Stockholm, de Pékin à Vienne, des récitals de mélodies françaises – son péché mignon –, cette artiste rigoureuse s’épanouit avec la même facilité dans le baroque et les « classiques » (L’apprenti sorcier de Berlioz, Dialogues des carmélites de Poulenc…). Après y avoir brillé en 2017, dans le rôle-titre de La veuve joyeuse de Franz Lehár, l’amoureuse de la tragédie retrouve la scène de l’Opéra Bastille dans le costume d’Hécube, l’épouse du roi des Troyens. Christine Guillemeau Jeudi 31 janvier à 22.50 Opéra Berlioz  : « Les Troyens » Opéra Bastille 2019 Lire page 23 7ARTE MAG N°5. LE PROGRAMME DU 26 JANVIER AU 1ER FÉVRIER 2019



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