Arte Magazine n°2019-04 19 jan 2019
Arte Magazine n°2019-04 19 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-04 de 19 jan 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : je sais tomber, avec Benjamin Voisin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°4. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 JANVIER 2019 6 La mémoire revisitée Mardi 22 janvier à 20.50 Collection documentaire Les coulisses de l’histoire (1 & 2) Lire page 14 Olivier Wieviorka Quelle est l’intention des quatre volets de cette collection documentaire ? Olivier Wieviorka  : Le livre Les mythes de la Seconde Guerre mondiale, que j’ai codirigé, recensait ceux qui ont donné une image déformée, voire erronée, de ce conflit. Dans le même esprit, il s’agit, avec cette collection, de rétablir quatre grands épisodes historiques dans toute leur complexité. Certaines vérités s’imposent parfois comme paroles d’Évangile, elles correspondent soit à une mémoire diffuse des événements, soit à une construction des appareils de propagande. Ainsi, le plan Marshall n’a pas été qu’une entreprise philanthropique destinée à sauver l’Europe de la misère, mais aussi un moyen d’affermir les intérêts politiques et économiques des États- Unis. De même, le Japon n’a pas seulement capitulé à cause d’Hiroshima. Nous allons également interroger des légendes fermement ancrées concernant Mao et Hitler. Ce dernier, par exemple, ne fut pas le stratège qui faillit soumettre l’Europe à sa loi, mais plutôt un médiocre tacticien. Spécialiste du XX e siècle et en particulier de la Seconde Guerre mondiale, l’historien Olivier Wieviorka a dirigé la collection documentaire « Les coulisses de l’histoire », qui apporte une nouvelle lecture de notre passé récent. Entretien. Qu’est-ce qui rend possible cette relecture de l’histoire ? La distance avec l’événement permet aux historiens de poser un regard froid et neuf sur ces épisodes. Qui se souvient, par exemple, qu’au lendemain de l’attaque d’Hiroshima l’Union soviétique a envahi la Mandchourie (occupée par le Japon), les États-Unis et l’URSS étant alors lancés dans une véritable course pour se partager les fruits de la proche reddition du Japon ? Si cette invasion figure bien dans les manuels, elle a été occultée par une véritable construction mémorielle, qui a permis à l’empereur Hirohito de présenter son peuple comme la victime d’une arme terrifiante – la bombe atomique – et d’échapper au tribunal. Quant aux États-Unis, ils ont pu s’arroger le seul bénéfice de la victoire. Pourtant, c’est bien la perspective d’une occupation soviétique et le risque d’assister à la fin de la dynastie impériale qui ont en réalité amené Hirohito à capituler. De nouvelles archives ont-elles été mises au jour ? Quantité d’images permettent d’incarner ces nouvelles interprétations. Par exemple, ce document dans lequel Hitler, enregistré à son insu, avoue sa surprise face à la résistance soviétique devant Moscou. Nous avons aussi exhumé des perles, telle cette séquence d’une chanson espagnole, entonnée à tue-tête, vantant le plan Marshall pour sortir l’Espagne de la misère. En outre, nous avons pu exploiter de nombreuses images tournées en Chine et accessibles depuis peu. Bien sûr, il ne s’agit pas avec ces films d’énoncer une opinion, mais de procéder à une démonstration nuancée, qui s’appuie sur un travail scientifique, et qui fait aujourd’hui à peu près consensus parmi les historiens. Propos recueillis par Maria Angelo ADA
THIERRY VALLETOUX - STORIA TELEVISION Envols Dans Vendredi 25 janvier à 20.55 Téléfilm Je sais tomber Lire page 21 Benjamin Voisin (Kevin) On l’a découvert dans le premier épisode de Fiertés, la minisérie de Philippe Faucon coproduite par ARTE France, où il interprétait le jeune Victor avec une étonnante maturité. Après une formation au cours Florent puis au conservatoire, Benjamin Voisin a fait sa première apparition au cinéma dans la comédie Bonne pomme, parrainé par des aînés de taille, Catherine Deneuve et Gérard Depardieu. Dans Je sais tomber, son jeu à fleur de peau rend très touchant le personnage de Kevin, rêveur qui refuse de se voir assigner une place et cherche à prendre son envol, quitte à se brûler les ailes. En ce moment à l'affiche de The Happy Prince de Rupert Everett, on le retrouvera bientôt dans deux premiers longs métrages, Un vrai bonhomme de Benjamin Parent et La dernière vie de Simon de Léo Karmann. Margot Bancilhon (Alice) Autre élève du cours Florent, Margot Bancilhon a été révélée par Les petits princes de Vianney Lebasque. Depuis, c’est principalement dans la comédie que la jeune actrice s’est illustrée, accédant aux premiers rôles avec Five d’Igor Gotesman, Going to Brazil de Patrick Mille ou récemment Ami-ami de Victor Saint Macary. Le personnage d’Alice la voltigeuse lui offre son premier rôle dramatique important. Son beau regard bleu, la douce maturité qu’elle dégage la rendent immédiatement fascinante aux yeux de Kevin. Touchée par sa candeur, elle va lui montrer la voie. Mais pour s’accomplir, elle devra faire un choix douloureux… Je sais tomber d’Alain Tasma, Kevin, Alice et Julius cherchent à tracer leur route face à un avenir incertain. Récemment découverts, trois acteurs, débordant d’énergie et de sensibilité, y confirment leur talent. Aloïse Sauvage (Julius) Elle interprète Julius, jeune garagiste qui a les pieds sur terre, précieux repère pour son copain d’enfance Kevin  : un personnage courageux et entier, auquel elle insuffle une énergie bien à elle. Aloïse Sauvage a été remarquée dans 120 battements par minute de Robin Campillo. Mais jouer la comédie ne constitue qu’une facette de ses multiples talents. Formée aux arts du cirque, elle est aussi acrobate, danseuse et chanteuse ! Sa récente performance aux Trans Musicales de Rennes a fait sensation, et son premier EP est attendu pour le printemps. À l’écran, on retrouvera cette artiste avide d’expérimentations dans Les fauves de Vincent Mariette (en salles le 23 janvier) et l’automne prochain dans Hors norme, le nouveau film d’Éric Toledano et Olivier Nakache. Jonathan Lennuyeux-Comnène 7ARTE MAG N°4. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 JANVIER 2019



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