Arte Magazine n°2018-50 8 déc 2018
Arte Magazine n°2018-50 8 déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-50 de 8 déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : experts à la carte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°50. LE PROGRAMME DU 8 AU 14 DÉCEMBRE 2018 6 Du lancement de sa librairie en ligne à celui de sa première fusée dans l’espace, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, étend son influence tous azimuts. Retour sur une ascension au rythme aussi effréné que celui du Web. L’homme qui valait des milliards Mardi 11 décembre à 20.50 Documentaire L’irrésistible ascension d’Amazon Lire page 18 En devenant, en octobre dernier, l’homme le plus riche du monde, détrônant, au classement Forbes, Bill Gates grâce à une fortune aux alentours de 160 milliards de dollars, Jeff Bezos a rajouté une pierre, précieuse, à sa légende. Celle d’un adolescent américain, passionné de science-fiction et doué en maths, qui a grandi en même temps qu’Internet. Son histoire galvanise les jeunes « start-upers ». En 1994, alors qu’il est promu, à seulement 30 ans, vice-président d’un fonds spéculatif, le jeune Jeffrey décide de lâcher Wall Street et son salaire mirobolant pour s’aventurer dans le Far West du Web. Fasciné par la vitesse de croissance de ce secteur, l’ex-banquier met le cap à l’ouest pour faire germer son idée dans le garage d’un pavillon de Seattle. Un an plus tard, ce qu’il aspire à voir devenir la plus grande librairie en ligne du monde est né. « Quand j’ai lancé Amazon, nous étions une poignée de personnes. Je livrais les colis moi-même, avec l’espoir de pouvoir m’acheter un jour un chariot élévateur », raconte aujourd’hui le PDG, qui entretient savamment son mythe. L’OGRE DEMANDE LA LUNE En quelques années, sa start-up devient un rouleau compresseur, qui se diversifie à tout-va, attire les investisseurs et lui vaut, dès 1999, le titre de personnalité de l’année décerné par l’hebdomadaire Time Magazine. En réinvestissant systématiquement ses bénéfices dans l’entreprise, l’ogre de la vente en ligne ne cesse de se déployer dans tous les domaines  : les data, le streaming vidéo et audio, la publicité et bientôt le marché de la santé. Peu importe les critiques que lui valent les conditions de travail chez Amazon – en 2014, il reçoit le prix de pire patron au monde par la Confédération syndicale internationale –, Jeff Bezos veut continuer son ascension. Après avoir conquis la planète, investi dans des dizaines d’entreprises, dont Google, Twitter, Airbnb, et racheté le Washington Post, cet inconditionnel de Star Trek vise désormais l’espace. Sa nouvelle obsession se nomme Blue Origin, une compagnie qui veut développer le tourisme spatial en cassant les coûts grâce à des fusées réutilisables. Désireux d’œuvrer pour l’humanité, Jeff Bezos envisage également de coloniser la Lune, grâce à un service de fret qui permettrait d’y déplacer une part de nos industries, et, à terme, de sauver la Terre. Rien de moins. Laetitia Moller GRIPAS YURI/UPI/ABACA
MATHIEUZAZZO-PASCO Pour Square artiste, la comédienne Sara Giraudeau, marraine de l’association Le Rire médecin, a réalisé Mes héros, un film empreint de délicatesse sur les enfants malades et les clowns de l’hôpital Robert-Debré. Entretien. Sara Giraudeau À juste distance Pourquoi avoir choisi de filmer des enfants malades pour votre premier documentaire ? Sara Giraudeau  : C’est un sujet qui me prend aux tripes et j’y songeais depuis un moment sans oser m’y confronter. L’enfance aux prises avec la maladie est de l’ordre de l’inacceptable. L’idée que les clowns adoucissent par le jeu l’ambiance de ce monde à part qu’est l’hôpital me semblait belle. Dans ce lieu de vie habité par la douleur, ils apportent une touche de légèreté, une bouffée d’oxygène aux enfants mais aussi aux parents et soignants. Bien que marraine du Rire médecin, je n’avais jusque-là jamais pénétré dans un service d’enfants malades. Il m’a fallu franchir des caps émotionnels, la carte blanche de Square m’en a fourni l’occasion. J’ai beaucoup pleuré, mais filmer m’a protégée, en me donnant un rôle de transmission. Comment avez-vous approché cette réalité ? Après les repérages, j’ai choisi de me glisser dans les pas du même duo de clowns, dont l’expressivité et l’intuitivité m’ont touchée. Leur innocence et leur poésie teintée de nostalgie répondaient à l’extrême vulnérabilité des enfants. Cloîtrés dans leur chambre, obligés d’obéir aux contraintes des soins, tous se battent pour essayer de vivre les émotions de leur âge, d’où la présence et la maturité incroyables qu’ils dégagent, comme Célia que nous avons perdue au cours du tournage et à laquelle le film est dédié. Cette petite fille ne riait pas, mais rentrait dans le jeu des clowns dans un entre-deux du vrai et du faux d’une bouleversante profondeur. Les clowns autorisent ces adultes dans des corps d’enfants à exorciser leur rage et sont contents d’être malmenés. Improvisateurs hors pair, ces acteurs doivent composer en permanence avec l’état des petits malades. Les suivre me permettait d’approcher cette fragile intimité à la juste distance, j’espère. C’est l’expérience humaine et professionnelle la plus riche que j’aie vécue. Un premier film derrière la caméra, un César et la quatrième saison du Bureau des légendes  : l’année 2018 vous a comblée... J’ai beaucoup aimé Petit paysan, qui m’a valu mon César, mais ce prix est aussi arrivé grâce à la série d’Éric Rochant, Le bureau des légendes, dont je suis très fière. J’ai besoin de m’engager dans des projets qui me ressemblent, comme le prochain film de Pascal Bonitzer que je tourne en ce moment. J’y incarne une jeune femme dévorée par un amour passionnel, en proie à une violente jalousie. Je voudrais aussi approfondir l’expérience de Mes héros par un documentaire long format, avant, peut-être, de m’essayer à la fiction. Propos recueillis par Sylvie Dauvillier Samedi 8 décembre à 23.40 Magazine Square artiste Carte blanche à Sara Giraudeau Lire page 13 7ARTE MAG N°50. LE PROGRAMME DU 8 AU 14 DÉCEMBRE 2018



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