Arte Magazine n°2018-50 8 déc 2018
Arte Magazine n°2018-50 8 déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-50 de 8 déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : experts à la carte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 9 décembre ARTE MAG N°50. LE PROGRAMME DU 8 AU 14 DÉCEMBRE 2018 14 5.05 R PERSONNE NE BOUGE ! Tina Turner Magazine 5.40 M DRAGONS ! La genèse de Smaug Série documentaire 6.10 LM TEMPEST STORM La reine du burlesque Documentaire 7.05 EM KARAMBOLAGE Magazine 7.15 LM LES GRANDES STATIONS BALNÉAIRES Ischia – Italie Série documentaire 8.00 › 9.30 L ARTE JUNIOR 8.00 L R GRAINE DE CHAMPION Nastia, Russie Programme jeunesse 8.25 L LA PREUVE PAR TROIS L’eau Programme jeunesse 8.50 R PETITES MAINS DANS LA GRANDE GUERRE L’odyssée Programme jeunesse 9.15 ARTE JUNIOR, LE MAG Programme jeunesse 9.30 DM PRISE AU PIÈGE Téléfilm 11.05 R CUISINES DES TERROIRS La Carélie Série documentaire 11.35 METROPOLIS Magazine 12.25 L R 360° GEO Japon, la voie du thé Reportage 13.10 EM NOMADE DES MERS, LES ESCALES DE L’INNOVATION Sénégal, Toubacouta Série documentaire 13.35 LEM GARES D’EUROPE, LES TEMPLES DU VOYAGE Milan ; Budapest Série documentaire 15.05 M ARGENTINE – LES INDIENNES DE LA CORDILLÈRE DES ANDES Documentaire 15.50 LM CITÉS ENGLOUTIES Thônis-Héracléion en Égypte Documentaire 16.45 LM CLÉOPÂTRE, PORTRAIT D’UNE TUEUSE Documentaire 17.35 LA MAGIE DES GRANDS MUSÉES Le musée d’Histoire de l’art, Vienne Série documentaire 18.30 R YEHUDI MENUHIN ET HERBERT VON KARAJAN Concert 19.15 DRAGONS ! Dragons d’Occident, la figure du mal Série documentaire 19.45 L ARTE JOURNAL 20.05 E VOX POP Magazine 20.35 E KARAMBOLAGE Magazine 20.47 ER SILEX AND THE CITY L’écailler du cinéma Série d’animation 20.50 L DER LE HUSSARD SUR LE TOIT Film 23.00 L 60 L’HOMME QUI RÉPARE LES FEMMES La colère d’Hippocrate Documentaire 23.55 90 LE COMBAT DE NADIA MURAD Documentaire 1.30 R MOZART SOLENNEL Concert 2.35 LM ARTE JOURNAL 2.55 DEM CE SENTIMENT DE L’ÉTÉ Film Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Diffusion en haute définition Disponible en replay Multidiffusion Rediffusion Version française Version originale sous-titrée en français Vidéo à la demande Version originale sous-titrée en français HACHETTE PREMIÈRE & CIE 20.50 Cinéma Le hussard sur le toit Adaptées du roman de Giono, les aventures d’Angelo, fougueux hussard italien, et de la belle Pauline de Théus, à travers la Provence ravagée par le choléra. 1832. Traqué par des Autrichiens, Angelo, jeune révolutionnaire italien, chevauche à travers la Provence pour rejoindre des amis cachés dans les collines. Le choléra dévaste les campagnes, semant moribonds et cadavres, tandis que les corbeaux accompagnent le malheur. Contre toute prudence, Angelo galope, franchit des barrages, évite des quarantaines, tendu vers son but. À Manosque, il est pris pour un empoisonneur de fontaines. Il se réfugie alors sur les toits pour échapper à la fureur populaire et pénètre dans une maison où vit cloîtrée la belle Pauline de Théus... FRESQUE INTIMISTE En 1995, cinq ans après le succès de Cyrano, Jean-Paul Rappeneau décide de porter à l’écran Le hussard sur le toit de Jean Giono, réputé inadaptable. Pendant six mois, il tourne dans plus de soixante lieux différents en Provence, mobilisant un millier de figurants – pour lesquels autant de costumes originaux sont créés par Franca Squarciapino (Oscar et César des meilleurs costumes pour Cyrano). Avec un budget de 176 millions de francs, Le hussard de Rappeneau devient le film le plus cher de l’histoire du cinéma français. Le résultat est d’une grande beauté. « Je ne connaissais la Provence qu’au travers des livres de Giono, qu’il dépeint telle une géographie imaginaire, explique le réalisateur. Cette histoire est plongée dans la nature. Je la voulais immergée dans l’espace. Avec Thierry Arbogast, le chef opérateur, nous avons convenu qu’il fallait travailler au contraste entre l’horrible, la mort et la beauté. Il fallait donc de la lumière naturelle. Surtout pas de filtres, ni de soleil artificiel. Nous avons eu de la chance puisque l’été 1994, durant lequel nous avons tourné, a été un des plus ensoleillés qu’ait connu la région. » À la fois road-movie, western, intrigue policière et histoire d’amour, Le hussard sur le toit est admirablement servi par ses deux interprètes principaux, Juliette Binoche et Olivier Martinez. Meilleurs image et son, César 1996 Film de Jean-Paul Rappeneau (France, 1995, 2h03mn) - Scénario  : Jean-Paul Rappeneau, Nina Companeez, Jean-Claude Carrière, d’après le roman éponyme de Jean Giono - Avec  : Juliette Binoche (Pauline de Théus), Olivier Martinez (Angelo Pardi), Gérard Depardieu (le commissaire de police de Manosque), Jean Yanne (le colporteur), Pierre Arditi (M. Peyrolle) Production  : Hachette Première, Canal +, Centre européen cinématographique Rhône-Alpes, Compagnie européenne cinématographique, France 2 Cinéma - (R. du 25/12/2005)
THIERRY-MICHEL 23.00 Prix Nobel de la paix 2018 L’homme qui répare les femmes La colère d’Hippocrate Prix Nobel de la paix 2018 avec Nadia Murad, Denis Mukwege, gynécologue, a restitué à des milliers de femmes violées pendant des décennies de guerre au Congo leur intégrité physique et leur dignité. Portrait d’un juste. « Aujourd’hui, les batailles se passent sur les corps des femmes [...] Une stratégie de guerre bon marché et redoutablement efficace. » Depuis plus de vingt ans, le gynécologue Denis Mukwege « répare » des milliers de fillettes et femmes violées et mutilées par les milices et les soldats qui sèment la terreur en toute impunité dans le Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo. Des années aussi que le médecin, qui vit retranché dans son hôpital de Panzi à Bukavu sous la protection de Casques bleus, dénonce les crimes commis et plaide, à toutes les tribunes, pour que cessent les massacres, accumulant les distinctions, du prix Sakharov en 2014 au Nobel de la paix cette année. Ce fils de pasteur s’est voué corps et âme à sa mission auprès de victimes souvent exclues de leur communauté, devenant tout à la fois leur docteur, leur confident et leur porte-parole. Mais entre conséquences du génocide au Rwanda voisin, guerre civile et violences attisées par les gisements de minerais précieux, le pays n’en finit plus de sombrer dans le chaos, continuant de drainer son flux de martyres vers l’homme providentiel. Ce sont ces femmes qui se mobiliseront en masse pour son retour en RDC en 2013, alors que Denis Mukwege, menacé de mort, avait dû prendre le chemin de l’exil. HORS DU COMMUN Retraçant le parcours de cet humaniste à l’immense charisme et le suivant dans son combat, du bloc opératoire aux instances internationales, les auteurs du film recueillent, au fil aussi des étapes, les terribles témoignages des victimes qu’il « répare ». Multiprimé dans sa version longue, ce documentaire, tourné dans les somptueux paysages du Kivu, montre la capacité hors du commun du médecin à leur redonner espoir. Aujourd’hui, en partie grâce à lui, les femmes se fédèrent pour résister et réclamer justice. Lire page 10 Documentaire de Thierry Michel (Belgique/République démocratique du Congo/États-Unis, 2015, 52mn) - Auteurs  : Thierry Michel et Colette Braeckman - Production  : Les Films de la passerelle, Ryva Production 23.55 Prix Nobel de la paix 2018 Le combat de Nadia Murad Transformée en esclave sexuelle par les djihadistes de Daech, Nadia Murad, prix Nobel de la paix 2018, se bat pour son peuple, les yézidis d’Irak, minorité chrétienne persécutée par l’État islamique. RYOT FILMS « Je suis l’une des victimes de la guerre, du terrorisme et de l’esclavage sexuel. » À seulement 21 ans, Nadia Murad a côtoyé l’horreur. Celle qui se destinait à ouvrir un salon de beauté à Kocho, petite localité du Sinjar dans le nord de l’Irak, a vu sa vie basculer un jour d’août 2014 lorsque des combattants de l’État islamique ont ravagé son village, assassiné les hommes et condamné femmes et jeunes filles à l’esclavage sexuel. Rescapée de l’enfer, Nadia Murad, qui a perdu 18 membres de sa famille (morts ou emprisonnés), milite pour faire reconnaître comme génocide les atrocités commises sur sa communauté. Un engagement qui lui a valu le prix Sakharov en 2016 et le Nobel de la paix cette année, partagé avec le docteur Denis Mukwege. LE COMBAT D’UNE VIE Des camps de réfugiés aux tribunes onusiennes, Alexandria Bombach a suivi pendant plusieurs mois la jeune Irakienne dans sa lutte pour la cause des yézidis. Entre réunions officielles, interviews et quotidien, elle la filme avec pudeur dans son combat, montrant aussi le fardeau de sa mission. Voix d’un peuple meurtri abandonné par la communauté internationale, Nadia Murad, qui porte encore les stigmates de souffrances indicibles, tente inlassablement de panser les plaies des siens. En témoigne cette séquence poignante où, lors d’une commémoration yézidie à Berlin, après un discours, au bord des larmes, elle surmonte son émotion pour apaiser une femme en proie au désespoir. D’une rare intensité, ce documentaire rend hommage à son courage et à sa force de résilience. Prix de la meilleure réalisation, Festival de Sundance 2018 Lire page 11 Documentaire d’Alexandria Bombach (États-Unis, 2018, 1h36mn) Production  : Ryot Films dimanche 9 décembre ARTE MAG N°50. LE PROGRAMME DU 8 AU 14 DÉCEMBRE 2018 15



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