Arte Magazine n°2018-49 1er déc 2018
Arte Magazine n°2018-49 1er déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-49 de 1er déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : une loge à l'opéra.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°49. LE PROGRAMME DU 1 ER AU 7 DÉCEMBRE 2018 6 La flûte enchantée * et Attila lancent la Saison ARTE Opéra, une offre unique de spectacles captés dans toute l’Europe, à l’antenne et en ligne. Précisions d’Emelie de Jong, directrice de l’unité Arts et Spectacles d’ARTE France. Emelie de Jong Une saison à l’o péra Une programmation ambitieuse « Genre spectaculaire par excellence, l’opéra met tout en grand  : les histoires, les orchestres, les voix, les décors, les costumes. Pour cette première Saison ARTE Opéra, nous avons élaboré un savant dosage entre des incontournables du répertoire (Carmen, Tosca, Così fan tutte…), des créations audacieuses (Lessons in Love and Violence de George Benjamin), mais aussi des (re)découvertes comme Attila, une œuvre de Verdi qui ouvre le 7 décembre la nouvelle saison de la Scala, ou Das Floß der Medusa de Hans Werner Henze. » Des scènes prestigieuses « ARTE tient depuis plus de deux décennies une place centrale dans la retransmission audiovisuelle de grandes productions lyriques européennes. Partenaire historique des festivals d’Aix-en- Provence et de Salzbourg, nous avons réuni un réseau de vingtdeux maisons d’opéra dans quatorze pays européens. Dans un premier temps, d’ici à juin 2019, nous offrons aux spectateurs les nouvelles productions de dix scènes prestigieuses, de Bruxelles à Milan, de Paris à Helsinki en passant par Lausanne, Amsterdam, Riga, Londres, Wexford et Zurich. » Un accès privilégié « Chaque captation est le fruit, en amont, d’une étroite collaboration entre une équipe de réalisation et un metteur en scène, afin d’adapter les dispositifs techniques (choix des caméras, des cadrages, des lumières…) pour un rendu optimum à l’écran. En complément de cette accessibilité visuelle, le soustitrage disponible en six langues (français, allemand, Sur ARTE Concert et Dimanche 2 décembre à 1.20 La flûte enchantée Au Théâtre de la Monnaie Lire page 15 Vendredi 7 décembre à 22.25 « Attila » de Verdi En direct de la Scala Lire page 25 anglais, italien, espagnol et polonais) facilite l’entrée de chacun dans les œuvres. Que cela soit à l’antenne ou en ligne sur ARTE Concert *, notre ambition est de permettre au plus grand nombre de découvrir gratuitement des spectacles lyriques de haute qualité. » Propos recueillis par Christine Guillemeau * Disponible sur ARTE Concert jusqu’au 26 mars 2019, La flûte enchantée a enregistré plus de 50 000 vues dans les deux semaines qui ont suivi sa mise en ligne. Verdi sur Instagram ARTE Concert et Bigger Than Fiction lancent sur Instagram le premier opéra en BD pour les réseaux sociaux. En trente épisodes postés quotidiennement, Instraviata raconte, en musique et sur un ton décalé, La traviata de Verdi sous un format hybride  : des vignettes dessinées, animées et conçues par Léon Maret, relatent les péripéties de l’œuvre, et un feuilleton documentaire, réalisé par Timothée Magot et Claire Alby, fait découvrir le quotidien de la jeune soprano franco-danoise Elsa Dreisig. Sur le compte Instagram d’ARTE Concert à partir de janvier 2019. FRANCK BLASER/PAUL BLIND
SHUTTERSTOCK Pétrole, la nouvelle donne Véritable thriller économique et géopolitique, le documentaire Coup de poker sur l’essence plonge dans les coulisses du marché pétrolier à un moment de bouleversement majeur, de 2014 à aujourd’hui. Entretien avec son réalisateur, Jean Crépu. Jean Crépu Mardi 4 décembre à 20.50 Documentaire Coup de poker sur l’essence Lire page 18 Pourquoi avoir décidé de vous attaquer au monde très fermé du pétrole ? Jean Crépu  : J’avais ce projet en tête depuis quelque temps mais je cherchais une porte d’entrée pour aborder l’immense complexité de ce marché. Puis, en 2014 et 2015, les cours du baril se sont mis à baisser de façon spectaculaire, sans que personne ne l’ait anticipé. En commençant à enquêter, j’ai réalisé que cette crise n’était pas la répétition d’un scénario connu, mais traduisait un véritable bouleversement des fondamentaux du marché pétrolier, tel qu’on le connaissait depuis des décennies. Les grands pays producteurs de pétrole se livraient alors à une énorme partie de poker, dont personne ne connaissait l’issue. Pour un documentaire, il y avait un axe dramaturgique puissant  : des rapports de force, du suspense, des renversements d’alliance. J’en ai fait ma structure narrative. Quelles ont été les causes de ce bouleversement ? Pendant longtemps, les experts ont considéré que l’épuisement des ressources était inéluctable et que nous allions devoir apprendre à vivre sans pétrole. C’est un tout autre scénario qui est apparu. La raison principale est que, dans la première décennie des années 2000, les États-Unis ont changé de stratégie. Pour sortir de leur dépendance vis-à-vis des pays du Moyen-Orient, ils ont décidé de tirer profit du pétrole de schiste, dont regorge leur territoire. Cette ressource, nécessitant de fracturer la roche dans laquelle elle est piégée, était connue mais jusque-là trop chère à exploiter. Le cours du baril atteignant des sommets en 2007, le pétrole de schiste est devenu rentable. Les Américains deviennent alors le plus gros producteur de pétrole du monde et le marché fait face à une surabondance qui contredit complètement tout ce que l’on nous avait prédit. Les Américains ont donc remporté la première manche... Au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’Opep, les Saoudiens ont tenté de riposter en inondant le marché afin de faire baisser les cours et d’attaquer la rentabilité du pétrole de schiste, mais ils ont sous-estimé les progrès technologiques et la capacité de résistance des Américains. Le pari a été perdu. Pour tenter de reprendre la main, ils ont passé des accords pétroliers inédits avec les Russes, pourtant leurs ennemis sur le terrain géopolitique, notamment en Syrie. Si le cours du baril de pétrole est remonté, la donne a changé. Je pense qu’on assiste au début d’une très grande mutation dans le secteur de l’énergie, car la planète ne pourra pas faire l’impasse sur les enjeux climatiques. Un nombre non négligeable d’experts prédisent une baisse de la demande mondiale à l’horizon 2030, c’est-à-dire demain. Sans forcément disparaître, le pétrole n’occupera plus la place royale qui a été la sienne au XX e siècle. Propos recueillis par Laetitia Moller 7ARTE MAG N°49. LE PROGRAMME DU 1ER AU 7 DÉCEMBRE 2018



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