Arte Magazine n°2018-48 24 nov 2018
Arte Magazine n°2018-48 24 nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-48 de 24 nov 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : au nom du père.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°48. LE PROGRAMME DU 24 AU 30 NOVEMBRE 2018 8 L’Europe en séries Depuis cinq ans, ARTE amplifie sa politique européenne en matière de séries et fictions. Ces partenariats ambitieux s’élargissent en 2018-2019. Aujourd’hui, une quinzaine de pays collaborent avec ARTE pour proposer et diffuser des programmes de qualité. ISLANDE IRLANDE ESPAGNE ROYAUME-UNI FRANCE BELGIQUE LUXEMBOURG SUISSE NORVÈGE DANEMARK ALLEMAGNE Créer à l’échelle européenne permet de défricher de nouveaux sujets, de s’enrichir au contact d’imaginaires différents, et, à une époque de repli identitaire, de faire le pari de la rencontre avec l’autre. Forte de ces convictions, ARTE s’est lancée dans une politique active de coproductions européennes. Un travail initié il y a cinq ans avec la série norvégienne Occupied. Au-delà d’Au nom du père d’Adam Price qui enrichit SUÈDE RÉPUBLIQUE TCHÈQUE ITALIE AUTRICHE GRÈCE encore le socle scandinave, puis d’Eden, la nouvelle série issue d’une étroite collaboration entre les pôles allemand et français de la chaîne, ARTE a noué cette année de nouvelles associations avec l’Espagne (Hierro), l’Italie (Il miracolo), la République tchèque (The Lynching) et l’Irlande (Taken Down). D’autres projets sont en cours d’élaboration avec la Belgique, le Royaume-Uni, la Suisse et la Suède. Quelques grandes séries européennes d’ARTE Occupied Norvège (Erik Skoldbjærg, Karianne Lund) Peaky Blinders Royaume-Uni (Steven Knight) The Team Allemagne/Belgique/Danemark (Mai Brostrom, Peter Thorsboe) Bad Banks Allemagne/Luxembourg (Christian Schwochow, Oliver Kienle) Beau Séjour Belgique (Nathalie Basteyns, Sanne Nuyens) Borgen Danemark (Adam Price) Real Humans Suède (Lars Lundström) Meurtre au pied du volcan Islande (Reynir Lyngdal) À venir Au nom du père Danemark (Adam Price) Il miracolo Italie (Niccolò Ammaniti) Eden Allemagne/Grèce (Dominik Moll) Hierro Espagne (Pepe Coira) DNA Danemark (Torleif Hoppe) Taken Down Irlande (David Caffrey) The Lynching République tchèque/Allemagne (Harold Apter)
LE MOLE VU EN DIRECTION DE LA RIVA DEGLI SCHIAVONI, AVANT 1742, GIANANTONIO CANALETTO (1697-1768) CIVICO GABINETTO DEI DISEGNI DEL CASTELLO SFORZESCO Au XVIII e siècle, Venise connaît une éblouissante effervescence artistique. Un âge d’or que retrace, à l’occasion d’une exposition au Grand Palais *, le documentaire Venise l’insolente, en éclairant notamment la place qu’y tient la musique. Mercredi 28 novembre à 22.30 Documentaire Venise l’insolente Lire page 21 ÉDITIONS Venise l’insolente est disponible en DVD La cité de la musique Elle l’ignore encore, mais son déclin sourd déjà derrière sa splendeur. En ce XVIII e siècle, la Sérénissime, grimant ses rides et ses fissures, s’enivre de libertinage, dans un déluge de fastes, de fêtes et de carnavals, lesquels se prolongent des mois durant. Sacrée capitale des arts, qu’elle mêle intimement, la cité chante et danse de l’aube à la nuit, la musique s’infiltrant dans ses canaux, bercés par les barcarolles des gondoliers, dans ses palais, ses théâtres, ses académies et ses églises, où résonne la voix de jeunes filles pudiquement dissimulées derrière des grilles. D’une audace folle, Venise ne cesse de créer en (dé)mesure, écrivant la partition du siècle des Lumières et de ceux à venir, avec la bénédiction d’aristocrates mécènes et mélomanes. Instrument roi de la crépusculaire république, le violon y est objet de passion. Un soir de Noël, l’un de ses virtuoses se révèle génie du baroque sous les voûtes de la basilique Saint-Marc  : Antonio Vivaldi. De constitution fragile, le « prêtre roux », bientôt nommé maître de violon et compositeur à l’Ospedale della Pietà, conquiert l’Europe entière. Il est l’auteur d’une œuvre novatrice autant que prolifique – dont quelque 470 concertos et 45 opéras –, que la popularité des Quatre saisons, tube planétaire, a en partie éclipsée. VIE ET MORT EN MUSIQUE Venise engendre et attire. Napolitain d’origine, Nicola Porpora, auteur d’opéras aujourd’hui redécouverts, s’y installe, comme le compositeur allemand JohannAdolf Hasse, tandis que Georg Friedrich Haendel, ami de Vivaldi, y fait étape lors d’une tournée italienne décisive. Dans la cité des Doges où l’on vit – intensément – et meurt en musique, Rousseau s’émeut des prestations de jeunes orphelines, excellentes interprètes formées dans des ospedali – des institutions de charité à l’origine des grandes écoles instrumentales d’Occident  : « Je n’ai l’idée de rien de plus voluptueux et de plus touchant que cette musique. » À une époque où le Vatican interdit aux femmes de se produire dans les églises, de jeunes castrats, troublants d’ambiguïté sexuelle, les remplacent avant, pour certains, de se couvrir de gloire sur les scènes d’opéras, cet art inventé par Venise. Doté d’une voix à l’agilité exceptionnelle, s’étendant sur trois octaves, le plus célèbre, Farinelli, né Carlo Broschi, s’impose comme la star absolue de l’âge d’or du bel canto. Chanteur mais aussi compositeur et instrumentiste (le clavecin et la viole d’amour), il s’exilera à Madrid pour divertir de son légendaire timbre clair le mélancolique roi Philippe V. Mais le public vénitien se rue aussi pour écouter les divas, comme l’éblouissante soprano Faustina Bordoni. « Quand je cherche un synonyme pour musique, dira Nietzsche, je ne trouve jamais que ce mot, Venise. » Sylvie Dauvillier * « Éblouissante Venise ! », du 26 septembre 2018 au 21 janvier 2019. ARTE MAG N°48. LE PROGRAMME DU 24 AU 30 NOVEMBRE 2018 9



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