Arte Magazine n°2018-47 17 nov 2018
Arte Magazine n°2018-47 17 nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-47 de 17 nov 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Jonas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°47. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 NOVEMBRE 2018 8 Vivre après Boko Haram Mardi 20 novembre à 20.50 Documentaire Les survivantes de Boko Haram Lire page 18 Fiona Stourton Qu’est-ce qui vous a donné envie de produire ce film ? Fiona Stourton  : Lorsque la documentariste Karen Edwards et moi-même avons appris l’enlèvement des lycéennes à Chibok, nous avons souhaité raconter cette histoire, puis celle des négociations pour leur libération. Mais nous n’avons pas réussi à avoir les autorisations. En 2017, nous avons finalement obtenu un accès exclusif au refuge d’Abuja, la capitale, où 103 adolescentes relâchées vivaient sous haute surveillance. Le gouvernement voulait ainsi montrer la manière dont les jeunes filles se reconstruisaient. Comment s’est passée la rencontre avec ces adolescentes ? Alors que nous avions l’autorisation de les filmer pendant une semaine seulement, nous avons noué des liens privilégiés avec certaines d’entre elles, que nous avons pu suivre durant plusieurs mois. Notre équipe les a accompagnées lorsqu’elles ont rendu visite à leurs familles, qu’elles n’avaient pas vues depuis trois ans. C’était émouvant car leur parole se libérait. Dans le refuge, au contraire, leurs propos étaient très contrôlés. Elles n’avaient pas le droit de raconter ce qu’elles avaient vécu dans la forêt où elles étaient détenues, officiellement pour les préserver de souvenirs douloureux. Nous n’avons pas incité ces victimes à révéler leur calvaire. Car si elles veulent être En avril 2014, au Nigeria, le groupe islamiste Boko Haram enlevait 276 lycéennes, dont 103 ont été relâchées en 2017. Dans un poignant documentaire, celles-ci racontent pour la première fois leur reconstruction. Entretien avec Fiona Stourton, productrice exécutive de ce film. réintégrées dans la société nigériane et se marier, elles ne doivent pas avoir subi d’abus sexuels. Celles que nous appelons les «filles oubliées» nous ont toutes avoué avoir été violées par leurs ravisseurs. Il n’y a pas de raison pour que les lycéennes de Chibok aient bénéficié d’un meilleur traitement. Votre film traite aussi de ces «filles oubliées»... Quand nous avons débuté nos recherches, nous avons découvert l’ampleur du drame. Les médias se sont focalisés sur le sort des lycéennes, mais chaque année, des milliers de filles sont kidnappées par Boko Haram. Nous voulions également raconter leur histoire, comme celle de Habiba, captive, mariée de force, séropositive et mère d’un bébé lui aussi malade. Celles qui parviennent à s’évader sont ostracisées car on les soupçonne d’avoir été radicalisées en captivité pour commettre des attentats-suicides. Comment se dessine l’avenir des lycéennes libérées ? Alors qu’elles avaient la possibilité de retourner dans leur famille, toutes ont décidé de poursuivre leurs études à l’université américaine du Nigeria, où elles sont accueillies gratuitement. Elles ont conscience que l’éducation est un moyen de vaincre Boko Haram. Propos recueillis par Laure Naimski BLAKEWAY PRODUCTIONS LTD
LA ONDA Saison des amours Après le succès de la première saison, la websérie Loulou revient pour dix nouveaux épisodes aussi drôles que touchants. Entourée de ses trois indéfectibles amis, l’héroïne amorce un atterrissage plus ou moins contrôlé vers la maternité. Websérie Loulou Saison 2 En ligne sur arte.tv/loulou Après avoir quitté Loulou à deux doigts d’accoucher sur une barque au milieu d’un étang, on la retrouve quatre ans après la naissance d’Alex, les hormones en ébullition, au début de la saison des amours en somme. Maladroite, délurée, un peu paumée, Loulou n’a pas tellement changé. À un détail près  : la jeune maman est désormais célibataire. Séparée de Marcus, avec qui elle est restée en bons termes, elle se retrouve seule pour éduquer son enfant. Max, Alice et Marie, son adorable bande de copains, sont toujours présents pour l’épauler. À leurs côtés, Loulou goûte aux joies mais aussi aux galères de la maternité. Comment, par exemple, réprimander son fils quand celui-ci a décidé d’exhiber son «tchin tchin» à la récré ? De l’organisation du premier goûter d’anniversaire au baptême de sa progéniture, à qui l’on va «revêtir le corps du Christ», la trentenaire, adulte mais pas tout à fait non plus, endosse petit à petit ses nouvelles responsabilités. En parallèle, elle se découvre une fibre politique, reprend ses études, se met en quête du modjo, ce sex-appeal qu’elle pense avoir perdu depuis la naissance d’Alex, et finit par tomber amoureuse d’un papa avec des bagues (celles sur les dents), rencontré à une élection de parents délégués. RÉPLIQUES SAVOUREUSES Portée par Louise Massin (Loulou dans la websérie), Alice Vial, Marie Lelong et Géraldine de Margerie (coauteure de l’agenda ciné décalé Tutotal, en ligne chaque semaine sur arte.tv), cette deuxième saison est à nouveau le produit d’un élan collectif. «Dans un esprit laboratoire et transversal, on joue, on réalise, on écrit, on produit, ou tout ça parfois en même temps», précisent les créatrices. Pour cette salve de dix épisodes de six minutes chacun, toujours coproduits par ARTE France et La Onda Productions, elles ont fait appel à la même équipe de création. Truffé de répliques savoureuses et de situations cocasses, ce second volet conserve les ingrédients qui ont fait le succès de la saison 1, élue meilleure série digitale au festival Séries Mania 2017. Si la trentenaire fait toujours autant sourire, notamment grâce à son naturel et à sa fantaisie débordante, elle tombe ici le masque pour livrer ses questionnements intérieurs sur son rôle de mère. Ces parenthèses émouvantes ponctuent avec justesse ses drôles d’aventures, également rythmées par l’apparition de plusieurs gueststars. Romane Bohringer incarne ainsi une cougar qui aime le bon vin, l’actrice Florence Loiret- Caille (L’effet aquatique) joue le rôle d’une professeure de musique psychorigide, tandis que David Marsais, humoriste du Palmashow, se glisse dans la peau d’un petit ami un peu gauche, un Loulou au masculin. Hélène Porret ARTE MAG N°47. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 NOVEMBRE 2018 9



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