Arte Magazine n°2018-29 14 jui 2018
Arte Magazine n°2018-29 14 jui 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-29 de 14 jui 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : coup de théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°29. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 JUILLET 2018 8 Ursula Meier Ondes de choc Vendredi 20 juillet Journal de ma tête à 20.55 Sirius à 22.05 Lire page 24 Vendredi 27 juillet La vallée à 20.55 Prénom  : Mathieu à 21.45 Face au vide « Quelques minutes avant d’abattre froidement son père et sa mère, un jeune homme de 18 ans apparemment sans histoires envoie par la poste à sa professeure de français son journal intime, dans lequel il explique son geste. En faisant passer les mots du garçon de bouche en bouche (le juge d’instruction, l’enseignante, le psychiatre…), le film déploie les différents points de vue sur l’affaire. On peut chercher, analyser, accuser – à l’instar du juge d’instruction – la professeure de français d’avoir été aveugle devant la prose fiévreuse de son élève, invoquer l’adolescence, période si fragile de l’existence... on se retrouve face au vide, car un tel acte de folie reste au fond inexplicable. Donner du sens aux choses nous permet de rester en vie, mais le déraillement de l’âme fait aussi partie de l’humanité, qu’on le veuille ou non. » Le poids des mots « Les mots ont-ils inspiré l’acte ou l’ont-ils au contraire retenu ? Je pense, évidemment, que la littérature ne tue pas et que le fait d’écrire, d’expulser le bouillonnement qui agitait sa tête, a permis au contraire de contenir la violence de ce garçon, jusqu’à ce que le barrage cède... La scène la plus violente du film n’est pas celle du meurtre, mais celle où le jeune homme, en prison, se fracasse la tête contre les murs de sa cellule. Il regarde ses mains et ce n’est pas son sang qu’il voit, mais celui de ses parents. Il prend alors conscience de son acte, jusqu’alors totalement effacé de sa mémoire, tel un trou noir mental. Des reproductions du peintre flamand Michaël Borremans m’ont accompagnée dans le processus d’écriture. Je me suis surprise, lors du montage, à les redécouvrir au milieu des rushs, comme dans cette scène charnière. » La voix de Fanny Ardant « J’ai filmé Kacey Mottet Klein à 8 ans pour Home, son premier film, à 12 ans pour L’enfant d’en haut, et à 15 ans pour Kacey Mottet Klein, naissance d’un acteur, un court métrage documentaire qui fait partie de la collection Les petites leçons de cinéma. Je ne voulais surtout pas manquer ses 18 ans, qui marquent le passage symbolique à l’âge adulte. J’ai donc cherché Premier volet d’Ondes de choc, collection de quatre fictions inspirée par des faits divers survenus en Suisse et réalisée par des cinéastes helvètes de renom, Journal de ma tête met en scène un parricide. Décryptage avec sa réalisatrice, Ursula Meier. Le déraillement des âmes un fait divers dont le protagoniste avait son âge. Le film mettant en scène plusieurs voix se relayant, je me suis tournée pour la professeure vers l’un des plus beaux timbres du cinéma  : Fanny Ardant, qui a cette capacité d’amener le film vers le romanesque et de le faire ainsi décoller du fait divers. » La Suisse face à ses démons Drames familiaux, tueurs en série, dérives sectaires, bavures policières  : avec la collection de fictions Ondes de choc, Ursula Meier, Jean-Stéphane Bron, Lionel Baier et Frédéric Mermoud se saisissent de quatre faits divers qui ont marqué l’histoire récente de la prospère et tranquille, en apparence du moins, Confédération helvétique. Entre réel et imaginaire, quatre regards à portée universelle sur les angoisses, les pulsions et les traumatismes qui travaillent la société. BANDE À PART FILMS/JEANNE LAPOIRIE
2011 NEIL LUPIN/GETTY IMAGES Vendredi 20 juillet à 23.15 Soirée Prince 1 Lire page 25 Bon Prince Entre son album inédit, une autobiographie à paraître et l’ardeur de ses fans, le Kid de Minneapolis est partout. Deux ans après sa disparition et pour son soixantième anniversaire, retour sur les trois albums qui ont forgé sa légende. « Purple Rain » (1984) C’est une des pépites annoncées pour l’album d’inédits, Piano & a Microphone 1983, annoncé pour fin septembre  : la maquette de la chanson « Purple Rain », enregistrée sur une cassette. Quoi de mieux pour célébrer l’artiste, qui aurait eu 60 ans cette année ? C’est avec ce titre que Prince s’est imposé en 1984 comme le rival le plus probant du roi de la pop, Michael Jackson  : un mauvais garçon en habit de pirate pourpre, chantre de la bisexualité, réconciliant Jimi Hendrix et les Beatles sur fond de guitares étourdissantes. Emmené également par les tubes « Let’s Go Crazy » et « When Doves Cry », l’album éponyme se vendra à 22 millions d’exemplaires. En 2007, « Purple Rain » ramènera Prince au-devant de la scène, alors qu’il l’interprète sous une pluie battante, à la mi-temps du Super Bowl. « Parade » (1986) Ceux qui ont assisté à sa première venue en France, au Palace, en juin 1981, n’ont pas oublié combien l’artiste en slip noir, porte-jarretelles et perfecto fut alors sifflé. Cinq ans plus tard, Prince prend sa revanche. La bandeson de son deuxième film, Under the Cherry Moon (qui narre l’histoire d’un pianiste gigolo tentant de détrousser de riches héritières), lui permet d’afficher complet au Zénith de Paris. Parade bénéficie d’un tube, « Kiss », au groove imparable. Réconcilié avec la France, Prince s’installera à Paris, qu’il juge « très érotique ». Peu avant sa disparation, l’artiste avait pour projet de se produire à l’Opéra Garnier. « Sign o’the Times » (1987) Parmi les neuf titres de l’album inédit Piano & a Microphone 1983, un autre se distingue  : « Strange Relationship », qui figurera quatre ans plus tard sur le chefd’œuvre Sign o’the Times, en 1987. Ce double album, s’ouvrant sur une chanson sociétale – « Sign o’the Times », récit des années sida –, est entièrement de la main du musicien. Tour à tour producteur, compositeur et multiinstrumentiste (plus d’une vingtaine !) , Prince s’enferme dans son bunker de Paisley Park et couche seize titres issus de trois projets différents. Dans ce généreux panorama funk, le titre « It’s Gonna Be a Beautiful Night » – enregistré l’année précédente au Zénith de Paris – marque la fin de la collaboration avec son groupe The Revolution. Désormais seul aux manettes, Prince multiplie les collaborations sous des noms d’emprunt, des Bangles à Madonna. Au sommet, l’artiste ne peut que redescendre  : sortie annulée du Black Album (il ne sera pressé qu’en 1994), ultime changement d’identité (Love Symbol) et procès interminable avec sa maison de disques Warner. Les coffres-forts de Paisley Park regorgent d’inédits. C’est là que le chanteur a été retrouvé inanimé, le 21 avril 2016. Il venait d’écrire les cinquante premières pages de son autobiographie, qui paraîtra à la fin de l’année. Ludovic Perrin ARTE MAG N°29. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 JUILLET 2018 9



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