Arte Magazine n°2018-18 28 avr 2018
Arte Magazine n°2018-18 28 avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-18 de 28 avr 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les routes de l'esclavage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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lundi 30 avril ARTE MAG N°18. LE PROGRAMME DU 28 AVRIL AU 4 MAI 2018 16 PANDORA FILM - EXOSKELETON INC 20.50 Cinéma Only Lovers Left Alive Entre Detroit et Tanger, l’amour multiséculaire et les errances d’un couple de vampires dandy, comme une réflexion mélancolique sur le déclin de l’humanité. Un Jarmusch envoûtant avec Tilda Swinton. À Detroit, Adam, vampire et rocker glam désenchanté, sombre dans le désespoir et songe à se suicider. Intuitivement alertée par son état malgré les milliers de kilomètres qui les sépare, Eve, son amour depuis des siècles, longue silhouette se glissant la nuit dans les ruelles de Tanger, prend aussitôt l’avion pour le sauver. Une fois encore, les amants se retrouvent avec la même évidence. Mais Ava, l’épuisante sœur cadette d’Eve, tout aussi vampire, vient les perturber. ANGES NOIRS VAGABONDS Dans ce film de vampires qui néglige, avec une feinte désinvolture, les codes du genre, Jim Jarmusch met en scène une histoire d’amour absolu et d’immortel désir, sur fond – et fin – de monde gangrené par un capitalisme dévoyé. Anges noirs vagabonds, unis par les liens du sang, qu’en héros raffinés ils prennent soin d’acquérir dans des centres hospitaliers, Adam et Eve, esthètes dans l’âme, traversent les siècles avec une sombre élégance. Ils déambulent la nuit dans deux cités fantomatiques  : Detroit, l’industrieuse assassinée, et la mystérieuse Tanger, filmées l’une et l’autre avec une grâce inouïe. Lui, nostalgique assumé, est harassé de se survivre, retranché dans sa maison envahie de guitares électriques et de sofas sans âge. Elle, avec une classe impériale, s’emploie à le sauver en douceur  : au fil des siècles, on apprend à se connaître... En couple éternel qui regarde les hommes tomber, Tilda Swinton et Tom Hiddleston composent un duo magistral. Pourquoi continuer à vivre ? Pour aimer, souffle encore le romantique Jarmusch, qui signe une réflexion mélancolique sur le déclin de l’humanité d’une inoubliable beauté. Meilleure bande-son, Cannes 2013 Film de Jim Jarmusch (Royaume-Uni/Allemagne/États-Unis, 2013, 1h58mn, VF/VOSTF) Scénario  : Jim Jarmusch - Avec  : Tilda Swinton (Eve), Tom Hiddleston (Adam), Anton Yelchin (Ian), Mia Wasikowska (Ava), Jeffrey Wright (le docteur Watson), Slimane Dazi (Bilal), John Hurt (Christopher Marlowe), Slimane Dazi (Bilal) Production  : Recorded Picture Compagny, Pandora Filmproduktion, Snow Wolf Produktion À découvrir aussi dans Blowup  : «Les transformations de Tilda Swinton». arte.tv/blow-up
22.50 Cinéma L’étreinte du serpent Au cœur de la forêt amazonienne, une quête initiatique sur les traces d’explorateurs et de leur guide indien chaman. Un film hypnotique à la superbe photographie en noir et blanc. MFA+ FILMDISTRIBUTION E.K./ANDRES CORDOBA Au nord-ouest de l’Amazonie, Karamakate survit dans la jungle en chaman solitaire, après l’extermination de sa tribu par les colons. L’isolement a fait de lui un chullachaqui, un être dépourvu de souvenirs et d’émotions. À l’aube du XX e siècle, il a aidé un explorateur allemand, Theodor Koch- Grünberg, à partir en quête de la yakruna, une fleur sacrée. Au début de la Seconde Guerre mondiale, c’est au tour d’Evan, un jeune ethnobotaniste américain, de le solliciter pour retrouver la précieuse plante, laquelle lui permettrait de sauver les cultures d’hévéa et d’apprendre à rêver... NATURE ENSORCELANTE Inspiré des journaux des explorateurs de l’Amazonie colombienne, le film retrace, entre passé et présent, leur rencontre avec le chaman Karamakate et leur épopée commune aux confins de la forêt, à la source de savoirs ancestraux. C’est à travers le regard du héros indien qu’il raconte cette quête initiatique, au fil des méandres du fleuve et de ses dangers. D’autant que le chaman recherche lui aussi son identité et sa mémoire perdue. Plongée au cœur de la touffeur tropicale, de ses mythes et de ses secrets jalousement gardés, L’étreinte du serpent se déploie comme un hymne à une nature ensorcelante, avec, au détour du périple, missionnaires et esprits égarés surgissant des fougères. Puissant et hypnotique. Prix CICAE, Cannes 2015 (El abrazo de la serpiente) Film de Ciro Guerra (Colombie/Venezuela/Argentine, 2015, 1h59mn, noir et blanc, VOSTF) - Scénario  : Ciro Guerra et Jacques Toulemonde Vidal - Avec  : Jan Bijvoet (Theodor Koch-Grünberg), Brionne Davis (Evan), Nilbio Torres (Karamakate), Miguel Dionisio Ramos (Manduca), Luigi Sciamanna (le prêtre Gaspar/le missionnaire), Nicolas Cancino (le messie) - Production  : Caracol Cine, Dago Garcia Producciones, NorteSur Producciones, MC Producciones BOPHANA PRODUCTION 0.15 La lucarne The StormMakers Ceux qui amènent la tempête Au Cambodge, des êtres humains sont vendus avant d’être réduits en esclavage dans les pays voisins. Un documentaire dérangeant, avec les témoignages d’une victime et d’un trafiquant. C’est l’illustration d’un fléau qui prospère. Selon l’ONU, plus de 200 000 Cambodgiens ont été vendus comme esclaves dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, tels que la Thaïlande ou la Malaisie. Aya est l’une d’entre eux. Horrifiant, son parcours constitue le fil rouge du documentaire. Jeune paysanne, elle a été réduite en esclavage à 16 ans après avoir été vendue à une agence malaisienne pour être femme de ménage. Pendant deux ans, elle a connu l’enfer. Battue, exploitée, privée de passeport par son patron, la jeune fille s’est enfuie mais, peu après, elle a été violée et séquestrée durant de longues semaines avant d’être libérée puis emprisonnée car sans papiers. Aya est parvenue à s’extirper de ce cauchemar et à rentrer chez elle, avec un jeune enfant né de son viol, ce qui lui vaut d’être méprisée par sa mère et les gens de son village. Outre le témoignage bouleversant d’Aya, ce film donne la parole à des trafiquants d’êtres humains. Pou Houy personnifie l’abomination. Jamais inquiété par les autorités, ce Cambodgien de 50 ans achète des jeunes femmes qu’il revend à des agences étrangères. L’homme s’appuie sur un réseau de rabatteurs qui arpentent les villages reculés du pays et promettent monts et merveilles aux familles pauvres – les «demeurés», comme Pou Houy aime les qualifier. Face à la caméra de Guillaume Suon, l’absence de scrupules des trafiquants est stupéfiante. Les Cambodgiens les appellent les Mey Kechol  : ceux qui amènent la tempête. Documentaire de Guillaume Suon (France/Cambodge, 2013, 1h01mn) - Production  : Bophana Production, Tipasa Production, en association avec ARTE France- La Lucarne - (R. du 9/2/2015) lundi 30 avril ARTE MAG N°18. LE PROGRAMME DU 28 AVRIL AU 4 MAI 2018 17



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