Arte Magazine n°2018-17 21 avr 2018
Arte Magazine n°2018-17 21 avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-17 de 21 avr 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : les 70 ans de l'État d'Israël.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 22 avril ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 AVRIL 2018 14 20.55 Cinéma Soirée Robert Mitchum L’aventurier du Rio Grande Un pistolero solitaire se libère peu à peu de la violence. Mitchum en majesté dans un western contemplatif tourné au Mexique, qui capte sans manichéisme un pan de la réalité du pays. James Brady a grandi au Texas, mais a fui au Mexique encore adolescent, après avoir abattu le meurtrier de son père. Devenu homme de main du puissant Don Cipriano Castro, il franchit le Rio Grande pour la première fois depuis de longues années pour convoyer une cargaison d’or et d’armes envoyé par celui-ci à son frère cadet Marcos. Mais tombé de cheval par accident dans une petite ville frontalière, il y reste bloqué par une jambe cassée. Après le chef des Texas Rangers, qui l’accueille fraternellement, le commandant de la place cherche à le recruter, dans l’espoir de conclure une alliance avec les Castro pour combattre les Apaches. Brady décline l’offre, mais a plus de mal à refuser les avances de la femme du major, la belle et malheureuse Helen Colton... ENTRE DEUX RIVES Dans la même veine que son précédent western, Libre comme le vent, Robert Parrish signe un film contemplatif et émouvant, tout entier centré sur son héros entre deux rives. Tourné en décors naturels dans le Mexique d’alors, dont il capte rêveusement la splendeur, entre plaines immenses et vie urbaine, L’aventurier du Rio Grande retrace le chemin d’un pistolero esseulé, qui parvient à se libérer de la violence grâce aux autres. Faisant vivre cet archétype d’aventurier de tout son art de grand acteur, Robert Mitchum porte le film sur ses larges épaules, mais c’est la force et la richesse des seconds rôles (frères d’armes et chefs de clan mexicains, immigrant allemand, soldats bleus en déroute, docteur dur à cuire ou femme amoureuse) qui en font aussi la valeur. Lire page 4 (The Wonderful Country) Film de Robert Parrish (États-Unis, 1959, 1h33mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Robert Ardrey, d’après le roman éponyme de Tom Lea Avec  : Robert Mitchum (Martin Brady), Julie London (Helen Colton), Gary Merrill (le major Colton), Victor Manuel Mendoza (Marcos Castro), PedroArmendáriz (Cipriano Castro) - Production  : DRM Productions RKO/LOBSTER 22.30 Soirée Robert Mitchum Robert Mitchum Le mauvais garçon d’Hollywood Par son naturel, le bad boy Robert Mitchum a conquis le public et les plus grands cinéastes. Sans occulter ses frasques, ce séduisant portrait dévoile la sensibilité que l’acteur dissimulait sous sa désinvolture. Né en 1917 dans le Connecticut, Robert Mitchum subit de plein fouet la Grande Dépression. À 11 ans, il quitte un foyer qui n’a plus de quoi le nourrir. Après quelque temps passé chez ses grands-parents et une arrestation pour vagabondage, il rejoint la cohorte des hobos, ces errants en quête de jobs ou de combines. Cette jeunesse à la dure lui forgera le caractère et les muscles. Elle lui donnera aussi le désir d’un ancrage familial. En 1940, il épouse Dorothy, et leur union résistera à toutes ses infidélités. « JANE RUSSELL MÂLE » Dès ses débuts, Robert Mitchum joue avec un naturel remarquable, à contre-courant de la vogue Actors
Studio. Sa carrure, son flegme, son ironie en font un sex-symbol, le « Jane Russell mâle ». Mais le jour où la police le coince en train de fumer de l’herbe, il se croit fini. Le patron de la RKO, Howard Hugues, dégaine alors une campagne de communication montrant Mitchum purgeant humblement sa peine. L’amour du public, acquis à la cause de ce mauvais garçon, fait le reste. L’acteur enchaîne les tournages avec les plus grands cinéastes, de Minnelli à Preminger (à qui il mettra une claque !). Sertie d’extraits de films, de témoignages et d’archives personnelles, cette plaisante biographie ne ruine pas la mauvaise (et savoureuse) réputation de l’acteur. Elle rappelle ses frasques, ses multiples liaisons (avec Ava Gardner et Shirley MacLaine, entre autres), sa rétivité aux mondanités, et ressuscite le franc-parler réjouissant qui le vit déclarer en plein maccarthysme devant la commission aux activités antiaméricaines, qu’il n’avait pas l’habitude de converser « avec des gens avec lesquels il n’irait pas boire des coups ». Mais ce portrait dévoile aussi l’émotivité cachée derrière la façade de dur à cuire. Le touchant témoignage de son fils, Christopher Mitchum, révèle le père sensible et aimant que fut l’acteur. On apprend aussi que, malgré ses dénégations, Mitchum prenait son métier à cœur. L’échec des chefs-d’œuvre La nuit du chasseur et La fille de Ryan, réévalués longtemps après, minèrent ce faux cynique, qui prétendait faire du cinéma « pour le fric ». Lire page 4 Documentaire de Stéphane Benhamou (France, 2017, 51mn) Coproduction  : ARTE France, Siècle Productions, Lobster Films 23.20 Move ! (4-6) Une exploration thématique de la danse contemporaine, présentée par la danseuse et chorégraphe Sylvia Camarda. 4. Dissimulation et effeuillage Montrer ou cacher ? Voiler ou dévoiler ? La danse s’est très tôt emparée de l’enjeu du vêtement pour mieux jouer avec la sensualité et le tabou de la nudité. Mais pourquoi le fait de cacher son corps le rend-il souvent plus érotique que la nudité pure ? Marlene von Steenvag, reine allemande du burlesque, expose l’art subtil de l’effeuillage. 5. Le pouvoir Sylvia Camarda décrypte la manière dont le corps incarne les rapports de pouvoir. Klaus Krebs, spécialiste de rhétorique et de langage du corps, présente les gestes et les positions signalant la faiblesse ou la domination. Trois rugbymen font une démonstration de Haka. La danseuse argentine Eugenia Ramírez Miori montre aussi combien le tango évoque les jeux de pouvoirs. 0.45 La fresque JCC Créé par Angelin Preljocaj, ce somptueux conte chorégraphique célèbre le pouvoir de l’art pictural. Un jour de tempête, deux voyageurs chinois se réfugient dans un temple où ils découvrent une éblouissante fresque murale. L’un des deux, Chu, tombe amoureux d’une jeune femme qui y est représentée et traverse la frontière séparant l’œuvre et la réalité... Après L’anoure (1995), Blanche Neige (2008) et Siddharta (2010), Angelin Preljocaj poursuit son exploration de l’univers fantastique des contes en s’emparant de cette légende chinoise du XIII e siècle. OLE JÜRGENS/SIGNED MEDIA 6. Fluides Le jeu avec les fluides évoque notre propre corporéité, entre attraction et répulsion  : démonstration avec des danseuses luxembourgeoises. Le chorégraphe italo-belge Franco Dragone intègre l’élément liquide dans ses spectacles. Le plasticien Jan Fabre, enfin, renverse les tabous en transformant les fluides corporels – larmes, sang, sperme – en matière chorégraphique. Série documentaire (Allemagne, 2017, 6x26mn) Réalisation  : Lena Kupatz - Présentation  : Sylvia Camarda Les trois premiers épisodes sont diffusés le dimanche 15 avril à 0.25. DANSE DES ILLUSIONS Sur une partition électro d’inspiration extrême-orientale signée Nicolas Godin, du duo Air, le chorégraphe se joue des apparences, en transportant le spectateur à l’intérieur de la fresque. Portée par dix merveilleux danseurs, habillés par le regretté Azzedine Alaïa, une méditation poétique et physique sur le pouvoir de l’image. Spectacle (France, 2017, 1h11mn) - Chorégraphie  : Angelin Preljocaj - Costumes  : Azzedine Alaïa Réalisation  : François-René Martin - Coproduction  : ARTE France, Telmondis, Mezzo dimanche 22 avril ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 AVRIL 2018 15



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