Arte Magazine n°2018-16 14 avr 2018
Arte Magazine n°2018-16 14 avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-16 de 14 avr 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : concert festival Arte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 AVRIL 2018 8 Mardi 17 avril à 0.05 Documentaire Inkotanyi Paul Kagame, la tragédie rwandaise Lire page 19 Christophe Cotteret est l’auteur des documentaires Démocratie, année zéro et Ennahdha – Une histoire tunisienne. Retrouvez l’intégralité de cet entretien sur artemagazine.fr. Christophe Cotteret Dans l’ombre du génocide Le génocide rwandais a déjà suscité beaucoup de livres et de films. Pourquoi avoir passé trois ans à enquêter sur le sujet ? Christophe Cotteret  : Il existe très peu de documents sur ce qui l’a précédé, notamment sur le cheminement politique et militaire de ceux qui y ont mis fin  : les membres du Front patriotique rwandais (FPR). En 1994, après leur victoire au Rwanda, ces gens majoritairement très jeunes ont dû affronter la reconstruction d’un pays dont une partie de la population avait exterminé l’autre à l’arme blanche. Jusqu’ici, ils n’avaient pas parlé de l’ensemble de leur histoire, avant, pendant et après le génocide. N’était-ce pas courir un risque que de donner la parole à des personnalités controversées, qui occupent toujours le pouvoir ? Cela impliquait que je sois très bien documenté sur les événements avant de les interroger. Comme n’importe quel pouvoir, le gouvernement de Paul Kagame a ses zones d’ombre et de lumière, et j’évoque très clairement les unes comme les autres. Ce qui complique l’enquête, c’est que parmi ses détracteurs on trouve des gens qui n’ont pas intérêt à ce que la vérité des faits soit établie. Par exemple, au sein des milieux catholiques ou de l’appareil d’État français. Le négationnisme et le révisionnisme sur le génocide des Tutsis du Rwanda gardent en Europe depuis vingt-quatre ans d’importants relais médiatiques et politiques. Dans un documentaire passionnant, Christophe Cotteret invite les dirigeants du Rwanda, dont le président Paul Kagame, à retraverser trente ans de leur histoire, avant, pendant et après le génocide de 1994. Entretien. Replacer ces zones d’ombre dans le contexte du génocide, n’est-ce pas relativiser les droits humains ? Si les droits de l’homme vous importent, vous ne pouvez mettre les actions du FPR, y compris les atrocités dont il peut être tenu pour responsable et que je mentionne explicitement, à la même échelle que le génocide lui-même. Dans le Rwanda d’aujourd’hui, on n’assassine pas massivement les opposants, on ne les jette pas en prison sans procès. Mais c’est un régime autoritaire. J’essaie de montrer en quoi il est l’héritier de son histoire. Le seul moment où le pluralisme a régné, cela a mené en deux ans au génocide, en raison des divisions ethniques héritées, pour aller très vite, de la colonisation. Comment faire pour que la génération d’après se construise avec d’autres modèles que les référents ethniques et les blessures inguérissables du passé ? La question du pluralisme et de la liberté d’expression est liée à cette complexité. Ce que je mets en évidence, c’est une forme d’absurdité  : en 1994, le monde entier, qui n’avait su ni prévenir ni arrêter le génocide, avait par la suite des solutions pour le Rwanda. Il se trouve que le FPR en a rejeté la plupart et que celles qu’il a choisies à la place, dans une large mesure, ont fonctionné. Propos recueillis par Irène Berelowitch PLUQUET/ALPACA/ANDIA.FR
COSMOGRAFIK La rue vous appartient ! Vandals, c’est un peu le jeu du chat et de la souris. Hommage au graffiti, ce nouveau jeu d’infiltration au tour par tour plonge le joueur dans cinq villes phares du street art – Paris, New York, Berlin, São Paulo et Tokyo – à la recherche de nouvelles surfaces à recouvrir et à la rencontre d’œuvres et d’artistes parmi les plus emblématiques du genre. À lui de ruser – en empruntant échelles et souterrains – pour ne pas être arrêté ! HISTOIRE DU GRAFF Fasciné par l’artiste Ernest Pignon-Ernest, Théo Le Du Fuentes – alias Cosmografik –, son créateur, a conçu pour ce jeu un univers de faune urbaine nocturne avec de somptueux aplats de couleurs et un grand souci du détail. Le développement a été assuré par AudioGaming, déjà à l’œuvre sur l’expérience VR Notes on Blindness. Simple et fluide, le gameplay est aussi pensé pour les joueurs occasionnels. Disponible en version PC/Mac en plus de la version mobile, toute partie peut être sauvegardée dans le jeu. Les tags réalisés par le joueur sont également partageables sur les réseaux sociaux. De nombreuses anecdotes sur l’histoire du graff jalonnent le parcours, des pochoirs de Mai 68 à l’essor des pichaçãos au Brésil en passant par les trains de New York envahis par le throwup – immenses lettrages colorés –, et les portraits d’artistes comme 281 Anti Nuke, Keith Haring ou encore Miss.Tic. « Vandals, c’est six à dix heures de jeu, si on se creuse la tête pour trouver les niveaux cachés accessibles aux meilleurs joueurs », prévient Cosmografik, qui s’est inspiré des jeux de réflexion comme Hitman Go. Car une solution optimale existe à chaque niveau pour éviter d’être repéré par les forces de l’ordre. Le rêve de tout artiste « vandal » dans l’âme… Nicolas Bole Vandals Jeu d’infiltration au tour par tour dans l’univers du street art Versions  : PC/Mac/mobile Game design  : Cosmografik Développement  : AudioGaming Coproduction  : ARTE, Ex Nihilo arte.tv/vandals Recouvrir un mur de Paris ou de São Paulo avec son graffiti ? Après Type:Rider, Vandals, le nouveau jeu d’infiltration au tour par tour de Cosmografik, vous transforme en street artist. À condition d’échapper à la police… Les jeux vidéo d’ARTE « Le jeu peut être un lieu de création narrative avec un regard d’auteur », rappelle Gilles Freissinier, le directeur du développement numérique d’ARTE France, engagé depuis 2013 dans la production de jeux vidéo. Après Type:Rider, Californium, S.E.N.S. VR et Enterre-moi, mon amour, le catalogue s’enrichit en 2018 avec Vandals et prochainement Homo Machina. « Il s’agit de vrais jeux conçus pour les casual gamers, ces joueurs occasionnels, insiste-t-il, qui constituent notre cœur de cible. » Une ambition payante  : Type:Rider, qui revisitait l’histoire de la typographie, a rencontré un immense succès et continue d’être téléchargé, et Enterremoi, mon amour a été primé à plusieurs reprises (Google Play Indie Game Contest, prix des développeurs à IndieCade en 2017) et vient d’obtenir une double nomination aux Bafta Awards dont les résultats seront annoncés le 6 avril. ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 AVRIL 2018 9



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