Arte Magazine n°2018-16 14 avr 2018
Arte Magazine n°2018-16 14 avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-16 de 14 avr 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : concert festival Arte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 AVRIL 2018 6 Vendredi 20 avril à 23.00 Concert ARTE Concert Festival 2018 Lire page 25 Le sacre de Juliette La chanson française a intronisé nouvelle reine cette Juliette, qui porte couronne sur la pochette de son premier album, Petite amie  : un sacre confirmé par un disque d’or, une Victoire de la musique et un triomphe à l’Olympia. Virtuose du piano – un talent atavique, dit-elle, hérité de sa grand-mère –, la chanteuse à frange et aux faux airs de poupée russe, qui avoue s’être cherchée longtemps, séduit par sa fraîcheur et son timbre haut perché, rappelant celui de Véronique Sanson, de Mylène Farmer ou de France Gall. Mais elle seule peut se targuer d’avoir conquis Barack Obama, devant lequel elle s’est produite à la faveur d’une conférence à Paris en décembre dernier. Pour l’ancien président, l’artiste de 34 ans a interprété une version du bien téméraire hit « I Feel it Coming » du Canadien The Weeknd  : « Sans détour et sans atour/Voilà, j’aimerais faire l’amour/Toute la nuit, tout le jour/L’amour avec toi. » L’amour qu’elle chante toujours. LÉGÈRETÉ AMUSÉE Cette fille de libraires de Villeneuve-d’Ascq qui, adolescente, dévorait les classiques, a digéré avec une légèreté amusée la bande FM des années 1980, qu’elle réinvente aujourd’hui sur des rythmiques pop acidulées. Si, le jour, elle porte queue de cheval pour la pochette de son premier EP Cavalier seule (2016), la nuit, l’ex-auteure de documentaires pour ARTE et France Culture plonge dans les dicos, où elle pioche avec gourmandise les mots – « Y a comme un pin’s de nostalgie/Planté tout droit dans ma poitrine »... Lorsqu’on l’interroge sur ses plaisirs, la belle égraine pêlemêle la lecture d’Une chambre à soi de Virginia Woolf, la vue d’un minibar qui attise son goût prononcé pour la vodka et le whisky, un plateau-repas devant Le Père Noël est une ordure ou encore la pipe, qu’elle fume volontiers. Et si elle regrette parfois son « Manque d’amour », elle l’oublie aussi en s’abandonnant dans les bras de « L’Indien », amoureuse convaincue, avec Saint Laurent, que « le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l’homme qu’elle aime ». Ludovic Perrin La chanteuse Juliette Armanet enchante avec ses mélodies mélancoliques, empreintes de sensualité. Portrait d’une artiste très attendue à la Gaîté lyrique pour la troisième édition d’ARTE Concert Festival. ARTE Concert Festival 2018 Trois soirées thématiques au menu de la troisième édition à la Gaîté lyrique. Pop-rock – Jeudi 19 avril Avec les indomptables Écossais de Primal Scream, piliers du rock indé depuis trois décennies, la pop-soul au parfum rétro de l’Américaine Natalie Prass, et les tubes dansants du Norvégien Mikhael Paskalev, qui dévoilera son nouveau projet, Hollywood. Piano – Vendredi 20 avril La nouvelle reine de la chanson française, Juliette Armanet, succédera au folk à faire pleurer de l’Irlandais I Have a Tribe, et aux partitions conjuguant sensibilité et minimalisme du virtuose Canadien Jean-Michel Blais. Électro – Samedi 21 avril Au menu  : Modeselektor, les boss berlinois de la techno expérimentale, leurs collègues britanniques Actress et Rival Consoles, Nathan Fake et sa house progressive, et une rencontre au sommet entre DJ Moxie et Louise Chen. En plus de nombreuses archives des deux premières éditions, ARTE Concert proposera sur le Web en direct et en replay (pendant un an) l’intégralité des live et des surprises musicales prévus à la Gaîté lyrique pendant ces trois jours. CONCERT À retrouver en streaming sur arte.tv/acf En partenariat avec kNOUS FRAIS bra in rimscouuums ERWAN FICHOU & THEO MERCIER
HERVÉ DONNEZAN/SAIF IMAGES Soumise à l’explosion du tourisme de masse et de la promotion immobilière, à la pollution industrielle et à la surpêche, la Méditerranée est en danger. Entretien avec Alexis Marant, réalisateur d’une enquête alarmante. Méditerranée, des eaux sous haute pression Mardi 17 avril à 20.50 Documentaire La Méditerranée va-t-elle passer l’été ? Lire page 18 Alexis Marant Comment avez-vous procédé pour mener à bien votre travail d’investigation ? Alexis Marant  : De l’augmentation du trafic maritime au bétonnage des côtes, nous avons commencé par pointer les principales menaces qui pèsent sur la Méditerranée. Après avoir choisi six pays où elles sont symptomatiques, de l’Espagne à la Tunisie en passant par la Grèce, des correspondants locaux nous ont aidés à affiner nos axes d’enquête et à identifier les bons interlocuteurs. Nous voulions mettre en évidence des réalités encore assez peu médiatisées, comme l’impact écologique des croisières, dont le nombre de passagers a été multiplié par quatre ces vingt dernières années. Quel est le scandale qui vous a, personnellement, le plus marqué ? Les 500 000 m² de remblais de déchets, empilés sur la mer devant le centre de Beyrouth, au Liban, m’ont beaucoup choqué. Au-delà du péril écologique, le scandale est d’autant plus révoltant qu’il s’agit de faire du profit avec de la promotion immobilière sur des terrains gagnés sur la mer, dans un contexte de littoral déjà surbétonné. Plus largement, la leçon que j’ai tirée de cette enquête de neuf mois, c’est que, malgré toutes les lois de protection du littoral et la création de parcs naturels, le danger perdure. L’appât du gain renouvelle en permanence les façons de contourner la législation... Pourquoi cette mer est-elle particulièrement menacée ? Contrairement aux océans où les eaux circulent en permanence, en Méditerranée, mer semi-fermée, les impacts environnementaux sont plus lourds et plus durables. Pour autant, il s’agit là d’un enjeu universel, car les pressions qu’elle subit préfigurent l’avenir probable d’un grand nombre de zones côtières dans le monde. Y a-t-il toutefois des raisons d’espérer ? Certaines prises de conscience sur des sujets précis ont permis des améliorations. C’est le cas notamment de la réglementation sur le thon rouge, une espèce menacée de disparition par la surpêche et qui a été sauvée. Mais la grande difficulté tient à l’absence d’instance de gouvernance – la coopération, elle, existe – entre les 24 pays et territoires bordant la Méditerranée en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Lesquels ont, chacun, des problématiques différentes en termes de démographie ou encore de développement économique. Comment, dans ce contexte, l’ensemble des parties prenantes pourront-elles mettre en place les mesures de protection qui s’imposent ? Propos recueillis par Laetitia Møller 7ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 AVRIL 2018



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