Arte Magazine n°2018-16 14 avr 2018
Arte Magazine n°2018-16 14 avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-16 de 14 avr 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : concert festival Arte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 16 avril ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 AVRIL 2018 16 1974 - RENEWED 2002 COLUMBIA PICTURES INDUSTRIES, INC. ALL RIGHTS RESERVED 20.50 Cinéma Printemps du polar 2018 Le dossier Odessa À Hambourg, un journaliste coriace se lance aux trousses d’une dangereuse organisation secrète, spécialisée dans l’exfiltration des criminels nazis. Un polar tendu et documenté, avec Jon Voight et Maximilian Shell. Hambourg, 22 novembre 1963. Alors que le monde est plongé dans la stupeur depuis l’annonce de l’assassinat du président Kennedy, Peter Miller, jeune journaliste ambitieux, met la main sur le journal d’un vieil homme qui vient de se donner la mort. Juif allemand, Salomon Tauber y a consigné les détails de sa déportation dans un camp des environs de Riga, dirigé avec une impitoyable cruauté par le capitaine SS Eduard Roschmann. En enquêtant sur l’ancien tortionnaire, Peter apprend par le chasseur de nazis Simon Wiesenthal qu’un réseau clandestin, baptisé Odessa et constitué d’ex-SS, s’occupe de fournir de fausses identités aux membres du défunt parti national- socialiste, et qu’Eduard Roschmann, qui a réussi à échapper aux Alliés en 1947, pourrait se cacher en Allemagne. Poursuivi par les sbires de l’organisation, le journaliste est bientôt enlevé par les services secrets israéliens, qui redoutent une attaque dévastatrice sur leur pays, fomentée par l’Égypte avec l’appui d’Odessa. Au terme d’une brève phase de formation auprès des agents du Mossad, Peter tente, au péril de sa vie, d’infiltrer le puissant réseau occulte... CHASSE À L’HOMME Malgré certains rebondissements prévisibles et une mise en scène parfois languissante, ce film subjugue de bout en bout grâce à la solidité de son interprétation et de son matériau de base historique. Il instille un sentiment de danger permanent en montrant que le réseau, qui a étendu sa toile dans toutes les strates de la société allemande, gangrène à la fois la police, la justice, la classe dirigeante et l’industrie. Face au ténébreux Maximilian Schell (Un pont trop loin, Little Odessa), Jon Voight (Macadam Cowboy, Délivrance) campe avec conviction ce jeune journaliste risque-tout, chasseur autant que chassé, qui, bouleversé par le récit d’un rescapé de l’Holocauste, réclame justice face au silence coupable de ses aînés. (The Odessa File) Film de Ronald Neame (Royaume-Uni/Allemagne, 1974, 2h03mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Kenneth Ross, George Markstein, d’après le roman éponyme de Frederick Forsyth - Avec  : Jon Voight (Peter Miller), Maximilian Schell (Eduard Roschmann), Mary Tamm (Sigi), Maria Schell (Mme Miller) - Production  : Columbia Pictures Corporation, John Woolf Production, Domino Productions Ltd., Oceanic Filmproduktion GmbH, Bavaria Film Printemps du polar 2018 Lundi 9 avril Présumé innocent à 20.50 Memories of Murder à 22.55 Mercredi 11 avril Histoires de cinéma – La passion du fait divers à 23.00 Vendredi 13 avril Lendemain de fête à 20.55 Dimanche 15 avril Guet-apens à 20.55 Cluedo à 22.55 Lundi 16 avril Le dossier Odessa à 20.50 Le point de non-retour à 22.55 Mercredi 18 avril Mercredi 04  : 45 à 23.40 Le festival Quais du polar se tient à Lyon du 6 au 8 avril.
22.55 Cinéma Printemps du polar 2018 Le point de non-retour Trahi par sa femme et son meilleur ami, Walker est prêt à tout. Dans un film noir et stylisé, John Boorman met en scène la revanche obstinée d’un truand solitaire au cœur d’un système corrompu. WARNER BROS Après un casse insolite dans la prison désaffectée d’Alcatraz, les choses tournent mal pour Walker. Son meilleur ami, Reese, s’enfuit en lui piquant sa part du butin et sa femme. Walker réussit à quitter Alcatraz et retrouve son épouse, que Reese a plaquée entre-temps. La jeune femme se suicide peu après. Mais elle lui laisse un indice qui lui permet de localiser Reese, puis ses commanditaires, membres d’une obscure « Organisation ». Walker veut récupérer son dû  : « Il faut que quelqu’un paie », dit-il. GRAIN DE SABLE C’est l’histoire d’un homme têtu qui, le doigt sur la détente, remonte jusqu’au sommet d’une structure mafieuse brassant des millions pour... 93 000 dollars. Cette quête dérisoire et néanmoins cruciale apparaît comme un réflexe de survie, un grain de sable dans un système vicié, symbolisé par cette « Organisation » aux activités criminelles, aux dirigeants interchangeables et à la façade respectable. Plans géométriques, usage expérimental du flash-back, comme une projection du tempérament obsessionnel de Walker  : la mise en scène audacieuse et stylisée de John Boorman teinte ce récit noir d’abstraction. Le sanguin Lee Marvin humanise un peu le personnage de Walker, justicier solitaire que Richard Stark (pseudo du génial Donald E. Westlake), auteur du polar dont est tiré le film, avait imaginé sans pitié. (Point Blank) Film de John Boorman (États-Unis, 1967, 1h28mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Alexander Jacobs, David Newhouse et Rafe Newhouse, d’après Comme une fleur de Richard Stark - Avec  : Lee Marvin (Walker), Angie Dickinson (Chris), John Vernon (Mal Reese), Sharon Acker (Lynne), Michael Strong (Stegman) - Production  : Metro-Goldwyn-Mayer LES FILMS DU POISSON/RIVA FILMPRODUKTION/KRANZELBINDER GABRIELE PRODUCTION 0.25 La lucarne Vienne avant la nuit L’écrivain et réalisateur Robert Bober arpente Vienne sur les traces de son arrière-grand-père juif. Une émouvante quête identitaire doublée d’un portrait, nourri de littérature, de la métropole autrichienne avant le nazisme. Documentariste (Récits d’Ellis Island, coréalisé avec Georges Perec) et écrivain français, Robert Bober n’a pas connu son arrière-grand-père maternel, mort en 1929, deux ans avant sa naissance. Ce lointain aïeul, ferblantier dont il a conservé deux somptueux chandeliers, n’a pourtant cessé d’éveiller en lui le besoin d’éclairer ses origines, de remonter le fil d’une transmission nimbée de flou. Cette (en)quête identitaire a conduit le réalisateur à Vienne, sur les traces de son ancêtre. Né en 1853, Wolf Leib Fränkel a quitté son shtetl polonais la cinquantaine venue, à la poursuite du rêve américain. Refoulé à Ellis Island, il a posé ses valises dans Leopoldstadt, le quartier juif de la capitale autrichienne, à son retour d’exil avorté. De la grande roue du Prater à la Heldenplatz, où Hitler proclama l’Anschluss en mars 1938, du fameux Café Central aux allées du Zentralfriedhof, le cimetière déserté où repose le patriarche, sous les herbes folles et le regard des biches, ce voyage dans le temps ravive les écrits et les destinées des grands auteurs juifs viennois – de naissance ou de passage – du début du XX e siècle  : Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Joseph Roth... CRÉPUSCULE La littérature, l’histoire et l’imaginaire viennent ainsi combler les brèches d’une mémoire fragmentaire, pour dessiner le double portrait mélancolique de cet arrière-grandpère – dont la vie défile, en gravures, par la fenêtre d’un train inspiré de l’adaptation par Max Ophüls de Lettre d’une inconnue de Zweig – et de la Vienne trépidante de la Belle Époque, avant que les ténèbres nazies n’engloutissent son cosmopolitisme. Et, avec lui, la majorité des visages réunis autour de Wolf Leib Fränkel sur la photo de famille prise à l’occasion de ses 75 ans. Documentaire de Robert Bober (France/Allemagne, 2016, 1h13mn) - Production  : Les Films du Poisson, Riva Filmproduktion, KGP Kranzelbinder Gabriele Production lundi 16 avril ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 AVRIL 2018 17



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