Arte Magazine n°2018-15 7 avr 2018
Arte Magazine n°2018-15 7 avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-15 de 7 avr 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : géopolitique pour tous avec Émilie Aubry.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°15. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 AVRIL 2018 6 Les bonnes cartes d’Émilie Aubry Samedi 7 avril à 19.30 Magazine Le dessous des cartes Rwanda, miracle après le génocide ? Lire page 8 Le coffret DVD Le dessous des cartes – L’intégrale  : 25 ans d’émissions de Jean-Christophe Victor est disponible chez ARTE Éditions. Présence et retenue ; brio et discrétion ; sobriété et enthousiasme  : en chair et en os comme à la télé, Émilie Aubry suscite l’oxymore. Peut-être parce que son goût pour l’antenne s’accompagne d’une réserve plutôt rare quand on fait profession de se montrer. « Avant d’arriver au journalisme et à la télévision, j’ai fait du théâtre avec plaisir. C’est donc que j’aime être sur scène. Mais ce qui me plaît surtout, c’est expliquer, transmettre, donner à voir », raconte-t-elle. « LA GÉOPOLITIQUE POUR TOUS » Venue au journalisme télévisuel par LCP, après Sciences-Po et la tentation d’une carrière politique, puis à ARTE pour présenter, de 2009 à 2011, le magazine de l’environnement Globalmag, Émilie Aubry dit savourer « la cohérence » des trois engagements qu’elle mène de front  : outre Le dessous des cartes et les « Thema » du mardi qu’elle présente deux fois par mois, elle anime le dimanche sur France Culture L’esprit public, une émission de commentaire de l’actualité politique. « Globalmag, au travers de l’écologie, abordait déjà la géopolitique, qui entre aussi dans l’ADN de la plupart des ‘Thema’. Quant au Dessous des cartes, c’est un concentré de géopolitique », résume-t-elle. Ce sillon qu’elle n’a cessé de creuser correspond à une conviction  : « Depuis le 11-Septembre, il y a une soif de comprendre ce qui se passe ailleurs, et qui désormais nous affecte directement. » Si le concept de l’émission reste le même (« décrypter le réel à travers l’outil pertinent des ressources cartographiques ») , il n’était pas question pour Émilie Aubry de succéder à Jean-Christophe Victor, son créateur décédé fin 2016, « en me contentant de lire un prompteur. J’assume ce que je suis  : une journaliste avant tout. J’essaie de prendre les gens par la main, en Six mois après en avoir repris les rênes, Émilie Aubry a imprimé sa marque au Dessous des cartes. Un terrain illimité d’exploration pour cette passionnée de géopolitique, qui anime aussi les débats des « Thema » deux fois par mois. partant de ce qu’ils connaissent pour les amener à s’intéresser à ce qu’ils ignorent. Je crois à la géopolitique pour tous ». Chaque numéro, le samedi à 19.30, s’ouvre ainsi sur une photo, qui inscrit d’emblée l’émission dans le monde réel. « Nous mettons davantage l’accent sur des sujets transversaux, telle la géopolitique du moustique, du sport ou du cannabis, qui permettent d’attraper la curiosité du téléspectateur en partant de questions sociétales, voire du quotidien. » Qu’il s’agisse des migrations intra-africaines ou des télécommunications (Câbles sous-marins  : la guerre invisible, le 14 avril), Le dessous des cartes s’attache à réfuter en douceur les idées reçues, en conciliant simplicité et profondeur – avec succès, comme en témoigne l’audience du magazine, en hausse de 16% en moyenne depuis septembre. Irène Berelowitch BERTRAND NOËL
COLETTE MASSON/ROGER-VIOLLET Alors qu’ARTE consacre une soirée au mythique chorégraphe Maurice Béjart, auteur de quelque trois cents ballets, retour sur trois de ses spectacles emblématiques. Béjart en trois mouvements Dimanche 8 avril à 23.40 Soirée Béjart Lire page 11 L’agenda Béjart Le spectacle Benjamin Millepied/Maurice Béjart se joue à l’Opéra Bastille jusqu’au 24 mars. Le Béjart Ballet Lausanne se produit à l’Opéra royal du château de Versailles du 5 au 8 avril. MESSE POUR LE TEMPS PRÉSENT, 1996 1964 « Neuvième symphonie » Taxé d’élitisme à ses débuts, Béjart en a souffert et veut s’adresser au plus grand nombre. Il y parviendra  : jamais un chorégraphe n’a autant attiré les foules. Lorsqu’il monte la Neuvième, il choisit à dessein une symphonie que le public connaît et une salle populaire, le Cirque royal de Bruxelles. Il voit le spectacle comme un « concert prolongé », et écrit des mouvements classiques et dionysiaques, en symbiose avec la partition triomphante de Beethoven, dont il retient aussi le message humaniste  : son ballet est un « appel contre le racisme ». Le 8 avril, ARTE en diffuse une version grandiose, exécutée par le Béjart Ballet Lausanne et le Tokyo Ballet en 2014. Lorsque la cinquantaine de danseurs venus du monde entier s’avance lentement vers le public sur « L’hymne à la joie », l’émotion surgit. 1967 « Messe pour le temps présent » En août 1967, Jean Vilar invite Béjart à se produire dans la cour du palais des Papes, le cœur battant du Festival d’Avignon. Sensible aux idéaux qui bouillonnent alors, le chorégraphe a imaginé une cérémonie liturgique célébrant la jeunesse, qui fait communier les arts de la scène sur une trépidante rhapsodie électro-acoustique de Pierre Henry et Michel Colombier. Y figure le célèbre « Psyché rock », qui deviendra par la suite l’un des clichés sonores évoquant l’ère hippie. Devant une cour comble, des danseurs en jean se déhanchent jusqu’à l’aube et délivrent un message de fraternité. À travers cette superbe messe tribale, Béjart pleure aussi l’un de ses interprètes fétiches, Patrick Belda, mort dans un accident de voiture peu avant la création. Le spectacle lui est dédié. 1979 « Boléro II » Pour mettre en mouvement l’immortel Boléro de Ravel – dont on fête en 2018 le 80 e anniversaire –, Béjart a placé une danseuse au centre d’un plateau. Un solo amplifié par le cercle des danseurs masculins qui l’entourent. Cet hypnotique ballet d’inspiration orientale se mue en un furieux appel au désir, qui épouse le crescendo de la partition. En 1979, le chorégraphe inverse les rôles et confie avec le même succès celui de la femme à l’un de ses danseurs préférés, le flamboyant Jorge Donn. Des trois cents ballets de Béjart, c’est sans doute le plus célèbre, notamment grâce au film Les uns et les autres de Claude Lelouch (1981). Pour finir son film en apothéose, ce dernier réunit ses personnages autour du spectacle, place du Trocadéro. Sous une chaleur de plomb, Jorge Donndanse à quatre reprises cet épuisant Boléro II. « À chaque fois, c’était de mieux en mieux », témoigne le cinéaste dans le documentaire diffusé par ARTE. Noémi Constans 7ARTE MAG N°15. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 AVRIL 2018



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