Arte Magazine n°2018-14 31 mar 2018
Arte Magazine n°2018-14 31 mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-14 de 31 mar 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Jeanne Moreau, l'affranchie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 2 avril ARTE MAG N°14. LE PROGRAMME DU 31 MARS AU 6 AVRIL 2018 16 20.50 Cinéma Soirée Jeanne Moreau La vieille qui marchait dans la mer Un duo de vieux arnaqueurs n’accepte pas de vieillir... Adaptant un roman de Frédéric Dard, Laurent Heynemannréunit à l’écran deux monstres sacrés du cinéma français  : Jeanne Moreau et Michel Serrault. Jubilatoire ! BLUE DAHLIA PRODUCTION Lady M. est une vieille femme riche et excentrique, qui ne se résout pas à ne plus plaire aux hommes. En compagnie de son ami Pompilius, un ancien diplomate roumain, elle passe son temps à mettre au point des petites arnaques et de lucratifs chantages. Sensible à la flatterie de Lambert, un plagiste au physique d’Apollon, Lady M. le met au parfum de leurs activités illégales. Prenant ses quartiers sur la Côte d’Azur, le trio mijote déjà un nouveau coup. Mais alors que Lady M. devient de plus en plus amoureuse de Lambert, Pompilius, piqué par la jalousie, se rapproche de la jolie Noémie... UN CONTE DE FÉES NOIR «Lorsque j’ai commencé ce livre, a raconté Frédéric Dard, j’avais l’intention d’écrire une histoire cocasse, haute en couleur  : celle d’une vieille aventurière qui se donne un dauphin avant de raccrocher, et le forme à l’arnaque. Je ne me doutais pas, à cet instant, que j’allais commettre l’ouvrage le plus grinçant de ma carrière, m’enfoncer dans un conte de fées noir à vous en flanquer le vertige, et peut-être même dépasser certaines limites.» S’emparant de l’ouvrage, le réalisateur, Laurent Heynemann, réunit un couple de monstres sacrés du cinéma français, Jeanne Moreau et Michel Serrault, qu’il plonge dans une inénarrable aventure. Bercé par la BO de Philippe Sarde, le résultat envoûte par sa pointe de mélancolie sur le temps qui passe et son irrévérence achevée des convenances. Un cocktail jubilatoire, qui a dû plaire au prolixe auteur de San-Antonio. Meilleure actrice (Jeanne Moreau), César 1992 Film de Laurent Heynemann(France/Italie, 1991, 1h37mn) Scénario  : Laurent Heynemann, Dominique Roulet, d’après l’œuvre de Frédéric Dard - Avec  : Jeanne Moreau (Lady M.), Michel Serrault (Pompilius), Luc Thuillier (Lambert), Géraldine Danon (Noémie) - Production  : Blue Dahlia Productions, Films A2, Little Bear, J. M. Productions, Canal+ France NOUVELLES EDITIONS DE FILMS 22.30 Soirée Jeanne Moreau Jeanne Moreau L’affranchie Disparue le 31 juillet 2017, à l’aube de ses 90 ans, «Mademoiselle Moreau» a placé sa vie et sa carrière sous le signe de la liberté. Flash-back sur les films – et les réalisateurs – qui l’ont révélée au public en même temps qu’à elle-même. «Dès qu’il y a une nouvelle vague quelque part, on sonne à ma porte», se plaisait à affirmer celle qui a fougueusement embrassé l’audace de cinéastes en quête de modernité. Formée à la Comédie-Française, qui encaisse péniblement ses infidélités, l’actrice traverse une décennie de films commerciaux avant de trouver sa place dans le septième art. Quasi novice, son pygmalion se nomme Louis Malle, qui lui crée un rôle de toutes pièces dans son adaptation du roman de Noël Calef, Ascenseur pour l’échafaud (1958). Les déambulations nocturnes de la comédienne, illuminées par
les néons de la capitale et bercées par la trompette de Miles Davis, propulsent alors le cinéma hexagonal dans une nouvelle ère. La même année, les amants, dans un film éponyme infusé de leur passion, dynamiteront les conventions en emplissant le cadre d’une nudité et d’une sensualité jusqu’ici refoulées en contrechamp. Après avoir incarné les bourgeoises à la dérive dans Moderato cantabile (1960) de Peter Brook et La notte (1961) d’Antonioni, l’actrice trouve dans la Nouvelle Vague un écho à son désir de légèreté  : Jules et Jim (1962) et son tourbillon d’amour triangulaire, mis en scène par François Truffaut, la consacre égérie moderne en même temps que chanteuse d’immortelles ritournelles. Sublimée par les tenues de Pierre Cardin, couturier homosexuel dont elle partage un temps la vie, l’actrice crève l’écran en noir (Eva de Joseph Losey) comme en blanc (La baie des anges de Jacques Demy), en France comme à l’international (Orson Welles, Luis Buñuel et son Journal d’une femme de chambre). INSOUMISSION Composé d’extraits de ces pellicules inoubliables et d’interviews de l’actrice et de ceux qui l’ont dirigée, ce voyage cinéphile dans la décennie qui la vit éclore rend un vibrant hommage au jeu unique et à la personnalité hors du commun de celle qui incarna l’émancipation féminine avant l’heure, à la vie comme à la scène. Lire page 6 Documentaire de Virginie Linhart (France, 2017, 54mn) Coproduction  : ARTE France, Kuiv Productions, INA 23.25 Cinéma Le piment de la vie 1963 UNIVERSAL PICTURES COMPANY LOBSTER FILMS 1.10 Cinéma Le roi des rois Une femme au foyer choisie pour faire la publicité d’une marque de shampoings devient une célébrité de la télévision. Une comédie familiale avec Doris Day. Le docteur Boyer et sa femme sont invités à dîner chez les Fraleigh, mais madame se fait attendre. Lorsqu’elle arrive enfin, elle explique que sa fille voulait absolument un shampoing vu à la télévision. Son hôte est justement l’inventeur dudit produit capillaire. Séduit par la spontanéité de la jeune femme, il lui propose de raconter cette même histoire dans un spot publicitaire. Après un moment d’hésitation, Beverly accepte. Bientôt, la mère de famille se transforme en célébrité, au grand dam de son mari Gerald... Avec cette épopée aux moyens pharaoniques retraçant les dernières semaines de la vie de Jésus-Christ, Cecil B. DeMille signe un monument du cinéma muet, diffusé en version restaurée, en ce dimanche de Pâques. C’est une œuvre aux proportions épiques qu’orchestre en 1927 le réalisateur star Cecil B. DeMille  : deuxième opus de sa trilogie biblique (avec Les dix commandements, 1923, et Le signe de la croix, 1932), Le roi des rois met en scène le point de vue de Marie-Madeleine, de sa première rencontre du Christ jusqu’à la résurrection de celui-ci. Avec un budget de 2,3 millions de dollars, colossal pour l’époque, 5 000 figurants et cent décors différents – dont une réplique des rues de Jérusalem reproduite dans les studios nouvellement acquis par le réalisateur –, QUAND LE SHAMPOING FAIT MOUSSER... À côté des films qui l’ont rendue célèbre, Doris Day a tourné dans plusieurs productions réussies et pourtant passées inaperçues. Le piment de la vie en fait partie. La comédienne s’y révèle très drôle dans le rôle d’une jeune femme propulsée sur les plateaux de télévision et ne sachant pas comment gérer sa célébrité. Une comédie familiale un peu désuète mais pleine de charme. (The Thrill of it all) Film de Norman Jewison (États-Unis, 1962, 1h43mn, VF/VOSTF) - Scénario  : CarlReiner - Avec  : Doris Day (Beverly Boyer), James Garner (Gerald Boyer), Arlene Francis (Mme Fraleigh), Edward Andrews (Gardiner Fraleigh) - Production  : Universal - (R. du 15/6/2009) cette superproduction inédite en ampleur offre également deux scènes tournées en Technicolor bichrome, procédé récent encore hors de prix. Cette version, restaurée par Lobster Films à Paris, se base sur la copie de l’auteur, complétée de séquences issues de diverses archives. (The King of Kings) Film de Cecil B. DeMille (États-Unis, 1927, 2h34mn, noir et blanc, teinté, muet) - Scénario  : Jeanie Macpherson - Avec  : H. B. Warner (Jésus), Ernest Torrence (Pierre), Dorothy Cumming (Marie), Joseph Schildkraut (Judas Iscariote), Jacqueline Logan (Marie-Madeleine) - Production  : DeMille Pictures Corporation Restauration (2017)  : Lobster Films lundi 2 avril ARTE MAG N°14. LE PROGRAMME DU 31 MARS AU 6 AVRIL 2018 17



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