Arte Magazine n°2018-13 24 mar 2018
Arte Magazine n°2018-13 24 mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-13 de 24 mar 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Kupka, la révolution abstraite.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 26 mars ARTE MAG N°13. LE PROGRAMME DU 24 AU 30 MARS 2018 M STALENS 16 20.50 Cinéma Soirée Fabrice Luchini Rien sur Robert Une accumulation de problèmes familiaux et professionnels, une dispute avec Juliette... et Didier tombe dans les bras d’Aurélie. Une comédie finement grinçante avec Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain. Rien ne va plus pour Didier. Il vient d’écrire un article sur un film bosniaque sans l’avoir vu  : toute la classe intellectuelle le fustige. Côté cœur, rien de rassurant  : tout en lui promettant qu’elle n’aime que lui, son amie Juliette lui annonce impassiblement qu’elle le trompe et qu’elle continuera. Côté famille  : Didier supporte de plus en plus mal le sourire figé de sa mère, qui ne parvient pas à oublier une ancienne dispute. Heureusement, il y a Aurélie, une belle jeune femme qu’il rencontre lors d’un dîner et qui se livre à lui corps et âme. TOUT SUR DIDIER Étrangement, pas de Robert dans ce film, mais un Didier désarçonné qui, face à une accumulation de problèmes, voit ses repères se brouiller. Autour de lui se construit une comédie satirique riche en fines répliques parfois surréalistes, dont les personnages en pleine crise amoureuse cherchent l’autre sans jamais parvenir à le trouver. Luchini est égal à lui-même, impeccable dans ce rôle de critique en proie aux tourments amoureux. Sandrine Kiberlain se révèle époustouflante de justesse en interprétant une femme froide, crue, dure et capricieuse. Valentina Cervi illumine par sa beauté son rôle de jeune femme providentielle. À noter aussi, les apparitions de Michel Piccoli en patriarche autoritaire et d’Édouard Baer, décalé en réalisateur télé. Doté d’un humour grinçant, le film, où fusent mots d’esprit et rebondissements, sonne aussi comme une réflexion poétique sur la complexité des rapports amoureux. Lire page 4 Film de Pascal Bonitzer (France, 1998, 1h42mn) - Scénario  : Pascal Bonitzer - Avec  : Sandrine Kiberlain (Juliette Sauvage), Fabrice Luchini (Didier Temple), Valentina Cervi (Aurélie Coquille), Michel Piccoli (lord Ariel Chattwick-West), Bernadette Lafont (Mme Sauvage) - Coproduction  : ARTE France, Rezo Films, Assise Prod., France 2 Cinéma - (R. du 7/3/2005)
LES FILMS DU LOSANGE 22.30 Cinéma Soirée Fabrice Luchini Les nuits de la pleine lune Jeux de l’amour et du mensonge entre Marne-la-Vallée et Paris, avec Pascale Ogier, Tchéky Karyo et Fabrice Luchini. Éric Rohmer tire les ficelles d’une comédie grave imprégnée de l’air des années 1980. Chargé de mission à l’aménagement des villes nouvelles, Rémi vit et travaille à Marne-la-Vallée. Louise s’est installée avec lui, mais son emploi de décoratrice est resté à Paris. Avec elle, Rémi se pense « arrivé à un absolu » et réclame sa présence constante. Mais Louise, qui a peur d’être « trop aimée », décide de s’aménager un studio qu’elle possède à Paris. Ainsi, elle pourra sortir tard avec son ami Octave sans se soucier de Rémi, casanier et couche-tôt. ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR « Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd la raison », prévient Rohmer, en exergue du quatrième film de son cycle des « Comédies et proverbes ». Les protagonistes des Nuits de la pleine lune mettent en scène leurs vies, habillent leurs désirs de grands discours et se prennent les pieds dans leurs faux-semblants. Avec une précision qui frôle la perversion, le cinéaste les regarde se mentir à eux-mêmes. Sous son œil mi- sarcastique, micompatissant, Louise, Rémi et Octave font l’amère expérience de l’impossible quête du bonheur. Peintre et ethnologue de l’intime, Éric Rohmer capte l’air du temps dans la tribu des « branchés », passés maîtres dans les jeux de dupes, les fausses confidences et les caprices de l’amour. Formidable de naturel, de fragilité retenue, de détermination, Pascale Ogier, disparue peu après la sortie du film, interprète ici son dernier rôle. Lion d’or de la meilleure interprétation féminine (Pascale Ogier), Mostra de Venise 1984 Lire page 4 Film d’Éric Rohmer (France, 1984, 1h40mn) Scénario  : Éric Rohmer - Avec  : Pascale Ogier (Louise), Tchéky Karyo (Rémi), Fabrice Luchini (Octave), Virginie Thévenet (Camille), Christian Vadim (Bastien) - Production  : Les Films du Losange, Les Films Ariane - (R. du 3/6/1996) MICHAIL TOPOLEV/DOPPELPLUSULTRA 0.10 La lucarne L’amour sibérien Le portrait tendre et drôle d’une communauté sibérienne pétrie de traditions patriarcales. Après plus de vingt ans passés à Berlin, Olga, célibataire trentenaire, est retournée vivre auprès de sa famille en Sibérie. Dans le village isolé d’Onon-Borzya, à 1000 kilomètres à l’est du lac Baïkal, où subsistent des idées très arrêtées sur les traditions et leur bien-fondé, sa situation matrimoniale est vue d’un mauvais œil  : sans mari, elle n’est pas considérée comme une femme à part entière... Quatre ans durant, la documentariste a filmé la vie quotidienne de cette communauté paysanne, soudée génération après génération dans des valeurs patriarcales – l’homme est le chef de famille, les femmes s’occupent des enfants et du foyer. Il n’y a pas de place pour des notions abstraites, comme la passion, la liberté ou l’émancipation féminine. Un portrait de groupe néanmoins drôle et tendre, au travers duquel la réalisatrice interroge nos conceptions du bonheur conjugal. Documentaire d’Olga Delane (Allemagne, 2017, 1h19mn) lundi 26 mars ARTE MAG N°13. LE PROGRAMME DU 24 AU 30 MARS 2018 17



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