Arte Magazine n°2018-09 24 fév 2018
Arte Magazine n°2018-09 24 fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-09 de 24 fév 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : sister Marianne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°9. LE PROGRAMME DU 24 FÉVRIER AU 2 MARS 2018 8 SAMMY HART Dans l’enfer de la haute finance i v PETER HARTWIG lem iMil Christian Schwochow Comment en êtes-vous venu à réaliser la série Bad Banks ? Christian Schwochow  : Lisa Blumenberg, la créatrice et productrice de la série, s’est rapprochée de moi. Ce monde de la haute finance, que je ne connaissais pas, m’intriguait, et j’ai trouvé le scénario d’Oliver Kienle fascinant  : il ne porte aucun jugement et ses personnages sont intéressants car ambivalents. Le texte contenait en germe tous les ingrédients d’une série excitante, moderne, critique et politique. Une histoire qui se déroule dans l’univers des banques d’investissement peut-elle séduire le public ? Oui, parce que c’est passionnant de suivre des personnages qui évoluent dans cet univers opaque et de comprendre comment ils peuvent perdre le contact avec le réel. Ces banquiers sont des joueurs dont chaque décision est susceptible de peser sur nos vies. Ils peuvent perdre tout sens moral. La plupart sont jeunes, issus des meilleures universités, et la seule chose qui leur importe est de réaliser les plus belles performances. Au fond, tout le monde souhaite devenir riche. Cet aspect universel se retrouve dans les personnages et le public peut se reconnaître en eux. Comment Paula Beer est-elle devenue l’interprète de Jana Liekam, l’héroïne principale ? J’étais assez déprimé car, après avoir auditionné près de soixantedix actrices, je ne parvenais toujours pas à trouver celle qui jouerait Jana Liekam. C’est alors que j’ai rencontré Paula Beer. Elle était surtout connue pour ses rôles dans des films d’époque, comme Frantz de François Ozon. Cela m’a intéressé de découvrir en elle une facette moderne. À 21 ans, elle possède déjà un talent incroyable et apporte au rôle les qualités que je recherchais  : c’est une jeune Jeudi 1er et vendredi 2 mars à 20.55 Série Bad Banks Lire pages 22 et 24 La série allemande Bad Banks plonge dans les méandres de la haute finance. Adrénaline garantie pour ce thriller sous tension, mis en scène d’une main de maître par Christian Schwochow (Paula). Entretien. femme intelligente, polyglotte, ambitieuse et avide d’apprendre, autant de caractéristiques qu’elle partage avec les banquiers d’investissement, mais la comparaison s’arrête là ! Son personnage montre de géniales aptitudes dans la finance mais se révèle aussi vulnérable à cause de la pression qui s’exerce sur elle. Paula incarne cela parfaitement. Le rythme de la série est particulièrement soutenu. Le scénario lui-même est rapide, à l’image du monde de la haute finance. Celui-ci est animé par des gens qui réagissent au quart de tour et recherchent de fortes décharges d’adrénaline. Je voulais que le spectateur éprouve aussi cette sensation et je désirais rendre visible cette énergie. Je souhaitais aussi montrer l’aspect brillant et érotique de cet univers. Propos recueillis par Laure Naimski
César du meilleur espoir féminin pour Fatima de Philippe Faucon, diffusé cette semaine, Zita Hanrot est à l’affiche de La fête est finie de Marie Garel-Weiss, un film soutenu par ARTE. Portrait d’une jeune actrice, libre et joyeuse. Zita Hanrot La fête continue Elle porte le prénom de la dernière impératrice d’Autriche-Hongrie, mais c’est sa simplicité enjouée alliée à un naturel franc et spontané qui d’emblée séduisent. Elle a grandi à Marseille, entre une mère anglaise d’origine jamaïcaine et un père venu de Reims. Sa présence solaire, le public l’a découverte au cinéma dans Fatima, César du meilleur film 2016 et grand succès en salles, dont elle accompagne toujours le radieux parcours, comme il y a quelques mois devant une association de femmes en banlieue parisienne. Philippe Faucon dit l’avoir choisie pour interpréter Nesrine, jeune Maghrébine qui se bat pour réussir et ne pas décevoir sa mère, pour « son regard direct, frontal et fort ». Une prestation remarquée et récompensée par le César du meilleur espoir féminin. « Ce film m’a ouvert des portes pour travailler avec des gens exigeants, aux univers personnels, comme Fabrice Gobert, le réalisateur de la série Les revenants, qui m’a proposé FRANCOIS BERTHIER K.O., ou Patricia Mazuy, avec qui je viens de tourner Paul Sanchez est revenu », souligne la jeune actrice. PART DE MYSTÈRE C’est également après l’avoir vue dans Fatima que Marie Garel-Weiss, séduite par son côté « à la fois altier et fragile », lui a confié l’un des rôles principaux de son premier long métrage, soutenu par ARTE, La fête est finie. Zita Hanrot y interprète Sihem, une jeune toxicomane  : « Le film n’explique pas pourquoi elle se drogue. Elle a une vie de famille rassurante, des parents aimants, des sœurs futures avocates, mais elle souffre d’un blocage qui l’empêche d’être avec les autres, dans le réel. Cela reste mystérieux et c’est aussi cela qui m’a intéressée », confie-t-elle. Nesrine et Sihem, deux personnages forts, presque opposés, ont néanmoins en commun une économie de paroles et, surtout, cette part de mystère qui fait la singularité du jeu de la comédienne, diplômée du conservatoire d’art dramatique de Paris. Aujourd’hui, à 28 ans, Zita Hanrot rêve de comédie – « afin de travailler sur le rythme de la parole » –, de chant ou de mieux maîtriser l’anglais, « la langue de ma mère, pour me rapprocher de mes racines, aller au contact d’autres cultures, d’autres méthodes de travail ». Après avoir été dirigée par Rachida Brakni (De sas en sas), Zabou Breitman (Les hirondelles de Kaboul, film d’animation coproduit par ARTE France Cinéma) et par Jérémie et Yannick Rénier (Carnivores, en salles le 28 mars), la belle continue de déborder d’enthousiasme et de curiosité pour un métier dans lequel elle se voit, poétiquement, comme « une visiteuse dans les mondes des autres ». Marie Gérard La fête est finie sort au cinéma le 28 février. Mercredi 28 février à 20.55 Film Fatima Lire page 20 ARTE MAG N°9. LE PROGRAMME DU 24 FÉVRIER AU 2 MARS 2018 9



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