Arte Magazine n°2018-08 17 fév 2018
Arte Magazine n°2018-08 17 fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-08 de 17 fév 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Drive, avec Ryan Gosling.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°8. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 FÉVRIER 2018 8 Envie de tout plaquer pour monter un groupe disco ? Avec le documentaire Disco Europe express, ARTE vous donne les quatre clefs indispensables pour réussir votre entrée sur les dancefloors. Le B.A. BA du disco Vendredi 23 février à 23.00 Documentaire Disco Europe express Lire page 25 Du « kick » Marc Cerrone, pape français du genre, vous le dirait  : la colonne vertébrale d’un bon morceau disco, c’est sa batterie. Sur une signature en 4/4, soit quatre temps qui se répètent, la grosse caisse, ou « kick », viendra ponctuer chaque temps. Un conseil  : ne faites pas dans la dentelle. Le kick d’une batterie n’a qu’une seule fonction, vous donner l’impression que vos organes internes sont sur le point de se décoller. De la syncope « Groovy ! », s’exclamera bientôt un riche producteur américain en entendant votre premier titre. Pourquoi ? Parce que vous aurez respecté le sacro-saint principe de la syncope, qui a pour effet principal de faire tressauter les épaules n’importe où dans le monde. Grande alliée du funk et du disco, la syncope est simple à réaliser  : attrapez une basse ou une guitare et faites-la résonner entre chacun des kicks de batterie. Soyez volubile et sautillant, personne ne vous le reprochera. Du sexy La musique disco, c’est indéniable, est associée au sexe. Ainsi, contactez une amie chanteuse et tâchez de lui expliquer sans qu’elle ne vous gifle que vous aimeriez qu’elle improvise un orgasme vocal pendant dixhuit minutes pour « pimenter tout ça ». Lorsqu’elle vous aura giflé, enregistrez-vous vous-même. Ce que la grande Donna Summer a fait (» Love To Love You Baby », 1975), vous pouvez le faire. Du synthé N’oubliez pas que vous recherchez le son mythique des années 1970, et que c’est la découverte du synthétiseur qui l’a façonné – l’instrument fétiche de l’Italien Giorgio Moroder, son plus grandiose interprète (photo). Vos petites envolées de synthé viendront saupoudrer le mix final sans oublier, comme Abba sut si bien le faire en son temps, des déchaînements brefs et répétitifs de violons qui entreront dans le crâne de vos auditeurs avec toute la délicatesse d’une perceuse- visseuse. Félicitations, les discothèques du monde entier seront bientôt à vos pieds. François Pieretti GETTY IMAGES/1981 HARRY LANGDON
DA PROD artp36o VR I Saw the Future Documentaire en VR (France, 2018, 6mn) Réalisation  : François Vautier Coproduction  : ARTE France et DA Prod En ligne le 29 janvier sur arte.tv/isawthefuture Retour vers le futur Nous sommes en 1964. Lors d’une intervention, ou plutôt une allocution à la BBC, appelée à devenir célèbre, l’écrivain et futurologue ArthurC. Clarke, stature imposante et port altier, fixe le spectateur et parle de ce que sera le quotidien des humains du XXI e siècle  : des satellites de communication aux imprimantes 3D en passant par Internet et l’intelligence artificielle, ses « extrapolations », comme il les appelle, stupéfient aujourd’hui par leur caractère visionnaire. Pour rendre hommage à celui qui est notamment l’auteur de 2001  : l’odyssée de l’espace (il cosignera en 1968 avec Stanley Kubrick l’adaptation au cinéma de son propre roman), le réalisateur François Vautier, passionné de science-fiction, a choisi la réalité virtuelle – une technologie dont Clarke n’avait pas pressenti l’émergence. En imaginant à partir de cette archive cathodique, dans I saw the future, un fascinant périple immobile à 360 degrés dans l’immensité du cosmos, le réalisateur concrétise un rêve d’enfant. Très jeune, il a inlassablement voyagé en pensée dans les mondes créés par ArthurC. Clarke, mais aussi Philip K. Dick, son autre figure tutélaire. En six minutes, il convie le spectateur, flottant grâce à son casque dans l’atmosphère, à un intense tête-à-tête avec l’écrivain. Il avait imaginé dès l’aube des années 1960 l’émergence d’Internet et le pouvoir des machines. I Saw the Future rend hommage à l’écrivain visionnaire ArthurC. Clarke dans un fascinant voyage cosmique en VR. La voix de Clarke se diffuse dans la galaxie et son image, recréée en volume, se rapproche de nous puis nous traverse littéralement, les points lumineux de son visage se répandant dans l’espace, en une brillante analogie visuelle de son rayonnement méconnu sur notre monde. CONTEMPLATION SF I Saw the Future exploite parfaitement les possibilités de l’image sphérique pour guider le regard du spectateur et l’immerger dans une contemplation SF inédite. Une réalité virtuelle que François Vautier, bidouilleur-né, a expérimentée... dès 1982, au moyen d’optiques et de caméras maisons. C’est donc avec un recul certain qu’il ausculte la technologie VR et sa nouvelle grammaire visuelle. « D’un côté, on perd le contrôle qu’avait le réalisateur sur le montage et le cadrage, mais de l’autre, on gagne cette sensation d’immensité face à l’image », analyse-t-il. Plongée vertigineuse dans l’intelligence hors norme d’un visionnaire, son œuvre représente un tour de force technique, occulté par l’émotion ressentie lors de l’expérience. En VR, le futur ne manque pas d’avenir. Nicolas Bole ARTE MAG N°8. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 FÉVRIER 2018 9



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