Arte Magazine n°2018-08 17 fév 2018
Arte Magazine n°2018-08 17 fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-08 de 17 fév 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Drive, avec Ryan Gosling.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 19 février ARTE MAG N°8. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 FÉVRIER 2018 16 WARNER BROS 20.50 Cinéma Spécial Berlinale Cloud Atlas De l’Amérique esclavagiste du XIX e siècle à une société postapocalyptique du Pacifique, six destins s’entrecroisent. Un époustouflant film de science-fiction au casting détonant. Les aventures de six personnages, marqués chacun par une tache de naissance en forme d’étoile filante, s’entremêlent et se répondent dans le passé, le présent et le futur. Adam Ewing, un jeune juriste, sauve un esclave au cours d’un voyage sur les eaux du Pacifique en 1849 ; Robert Frobisher, un musicien homosexuel, compose une œuvre qui traversera les siècles ; Luisa Rey, journaliste au Spyglass Magazine dans les années 1970, enquête sur la sécurité d’une centrale nucléaire ; en 2012, Timothy Cavendish, un éditeur anglais fauché, est envoyé dans une maison de retraite qui s’apparente à une prison ; Sonmi‐451, une femme-clone du Néo-Séoul, où règne en 2144 l’hypertechnologie et le consumérisme à outrance, rejoint les rangs des rebelles du régime ; dans un avenir postapocalyptique, en 2321, un homme d’une tribu perdue du Pacifique fait une rencontre bouleversante... VIES MULTIPLES Adapté du best-seller éponyme de David Mitchell, ce film de sciencefiction aussi déroutant qu’émouvant nous plonge dans un univers fantastique où la réincarnation serait possible. Les désormais « sœurs Wachowski », réalisatrices de la monumentale saga Matrix, cosignent avec le cinéaste allemand Tom Tykwer (Drei, Le parfum), également auteur de la superbe bande-son du film, un scénario foisonnant dans lequel se mêlent savamment les époques et les genres cinématographiques – thriller, comédie, film futuriste – avec comme fil conducteur la quête de la liberté. Chaque comédien interprète six rôles différents dans chaque espacetemps. Parfois méconnaissables, les oscarisés Tom Hanks et Halle Berry déploient une impressionnante palette de jeu. Film de Lana Wachowski, Lilly Wachowski et Tom Tykwer (États-Unis, 2012, 2h44mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Lana Wachowski, Lilly Wachowski et Tom Tykwer, d’après le roman éponyme de David Mitchell – Avec  : Tom Hanks (Timothy Cavendish), Halle Berry (Luisa Rey), Jim Sturgess (Adam Ewing), Ben Whishaw (Robert Frobisher), Jim Broadbent (Timothy Cavendish), Doona Bae (Sonmi-451), James D’Arcy (Rufus Sixsmith), Hugh Grant (Lloyd Hooks) - Image  : Frank Griebe, John Toll Montage  : Alexander Berner - Musique  : Reinhold Heil, Tom Tykwer, Johnny Klimek Production  : Cloud Atlas Productions, X-Filme Creative Pool, Anarchos, Ascension Pictures, Five Drops, Media Asia Group Tom Tykwer, coréalisateur allemand de Cloud Atlas, préside cette année le jury de la 68 e Berlinale.
23.40 La lucarne Robert Frank L’Amérique dans le viseur Figure marquante de la photographie de la seconde moitié du XX e siècle, Robert Frank se livre avec générosité et humour. Un portrait passionnant. GETTY IMAGES/ALLEN GINSBERG LLC Encouragé par son aîné Walker Evans, l’Américano-Suisse Robert Frank laissera sa trace dans l’histoire de la photographie. Pour lui, tout commence avec Les Américains, son premier livre. Publié à la fin des années 1950, l’ouvrage réunit 83 clichés, savamment choisis parmi les plus de 20 000 qu’il a collectés au fil des trente étapes d’un long périple à travers les États-Unis. « Les visages sont plus intéressants que les paysages, alors je me suis concentré pour me rapprocher des gens », précise le photographe, lorsqu’il raconte la genèse de son deuxième road trip, effectué après plusieurs mois passés au Pérou. Saisis dans la banalité du quotidien, ses portraits d’hommes et de femmes, travailleurs modestes des villes et des campagnes, ont donné chair aux grands oubliés du rêve américain de l’après-guerre. « À l’époque, rappelle-t-il, la plupart des critiques ont été assez méchants. Ils ont dit  : ‘Ce type doit haïr l’Amérique pour photographier des gens comme ça.’[...] J’étais un chasseur. Un chasseur d’images ; ce voyage m’a appris à l’aimer » (l’Amérique, NDLR). LA PASSION DE L’IMAGE Né à Zurich en 1924, Robert Frank s’est passionné très jeune pour la photo, que son père pratique en amateur. Émigré aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, il pige un temps pour Harper’s Bazaar avant de prendre son indépendance. Compagnon de route du mouvement beatnik, ami d’Allen Ginsberg et de Jack Kerouac, Robert Frank a fait de l’image le matériau premier de sa créativité. Comme photographe, mais aussi comme cinéaste, puisqu’il a réalisé entre 1959 et 2009 plus d’une vingtaine de films, courts métrages et documentaires expérimentaux. Mêlant de nombreuses archives d’interviews et d’extraits de films, le beau documentaire que lui consacre Laura Israel balaie soixante-dix ans d’une carrière bien remplie. Il s’appuie surtout sur de riches rencontres avec l’artiste. Interrogé chez lui, à New York et dans son repaire canadien de Mabou, en Nouvelle-Écosse, le facétieux nonagénaire puise dans ses albums et ses caisses d’archives pour commenter, avec humour et gourmandise, une œuvre riche et inclassable. Documentaire de Laura Israel (États-Unis, 2015, 52mn) - Production  : Assemblage Films, Vega Film AG, Charlotte Street Films GmbH, en association avec ARTE France - (R. du 10/7/2017) 0.30 Cinéma Spécial Berlinale L’évasion de Baruch Un fils de rabbin rompt avec la communauté juive pour monter sur les planches. Avec une nouvelle partition musicale, la version restaurée d’un classique du cinéma muet allemand. En 1860, dans un village juif de Galicie, le jeune Baruch, fils de rabbin, se découvre une passion pour le théâtre. Pour son père, pas question de laisser son fils prendre cette voie, aux antipodes des traditions séculaires de la religion juive. Mais Baruch, poussé par son désir de jouer, rompt avec son milieu et part sur les routes en rejoignant une troupe de comédiens itinérants. Remarqué par l’archiduchesse Élisabeth- Thérèse de Lorraine, devant laquelle il s’est produit, il devient vite une vedette des planches. Malgré son succès, Baruch reste habité par la nostalgie des siens, et tentera de renouer avec sa famille. Mettant en scène un conflit de cultures et de générations que reprendra quatre ans plus tard Le chanteur de jazz, premier film parlant de l’histoire, ce classique muet de l’époque de la République de Weimar dresse un portrait très émouvant de la communauté juive dans l’Autriche des Habsbourg. (Das alte Gesetz) Film muet d’Ewald André Dupont (Allemagne, 1923, 2h15mn, noir et blanc, muet) Scénario  : Paul Reno, d’après Heinrich Laube Avec  : Ernst Deutsch (Baruch), Ruth Weyher (une dame de cour), Henny Porten (l’archiduchesse), HermannVallentin (Heinrich Laube) - Production  : Berlin Comedia-Film Version restaurée - Musique  : Philippe Schoeller Ciné-concert  : L’évasion de Baruch est projeté en avant-première le 16 février à la Berlinale dans cette version restaurée, avec l’interprétation en direct de la nouvelle partition composée par Philippe Schoeller. DEUTSCHE KINEMATHEK/ZDF lundi 19 février ARTE MAG N°8. LE PROGRAMME DU 17 AU 23 FÉVRIER 2018 17



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