Arte Magazine n°2018-07 10 fév 2018
Arte Magazine n°2018-07 10 fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-07 de 10 fév 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : occupied, saison 2.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mercredi 14 février ARTE MAG N°7. LE PROGRAMME DU 10 AU 16 FÉVRIER 2018 20 JAFAR PANAHI 20.55 Cinéma Spécial Berlinale Taxi Téhéran Interdit de tournage par le régime iranien, le réalisateur Jafar Panahi s’improvise chauffeur de taxi et filme Téhéran, ses habitants et la vie quotidienne sous la dictature. Un docu-fiction tendre et subversif. Trois caméras placées dans le taxi, un toit ouvrant pour seul dispositif d’éclairage. Et des acteurs, amateurs, amis, dont les noms ne sont pas mentionnés au générique, en guise de maigre protection contre la répression. Tour à tour, le siège passager ou la banquette arrière accueillent les conversations d’habitants de Téhéran. Un blessé doit être transféré en urgence à l’hôpital et dicte par vidéo ses dernières volontés ; un vendeur de films sous le manteau propose des Kurosawa ou... la saison 5 de The Walking Dead ; une avocate interdite d’exercice tente quand même d’aider une femme arrêtée parce qu’elle voulait assister à un match de volley-ball ; et la nièce du réalisateur pose des questions candides sur la censure car, comme l’a expliqué sa maîtresse, « quand la réalité est laide ou problématique, il ne faut pas la montrer ». LIBERTÉ AU RABAIS Voici dix ans que Jafar Panahi, multirécompensé dès ses débuts (Le ballon blanc a obtenu la Caméra d’or au Festival de Cannes 1995), n’a plus le droit d’exercer son métier, ni de quitter l’Iran. Finement politique, tendre, subversif et couronné d’un Ours d’or à Berlin, Taxi Téhéran est pourtant son troisième film depuis sa condamnation. Avec le peu de moyens qu’il lui reste, le réalisateur iranien recrée des instants de vie observés dans le huis clos des voitures, espaces temporaires d’expression et de liberté. Une œuvre à part, documentaire-fiction débordant de vérité et de personnages représentatifs d’un Téhéran bridé par le régime, dont toutes les conversations, d’une manière ou d’une autre, sont imprégnées des interdits qui bornent leur existence. Une liberté au rabais que le réalisateur filme avec acharnement. Ours d’or du meilleur film et prix Fipresci, Berlinale 2015 Lire page 8 (Taxi) Film de Jafar Panahi (Iran, 2015, 1h18mn, VOSTF) - Avec  : Jafar Panahi Production  : Jafar Panahi Film Productions
TBC 22.15 Le documentaire culturel Spécial Berlinale Une blessure ouverte Une autre histoire du cinéma allemand Des années 1980 à nos jours, une histoire du cinéma allemand revisitée par des chemins détournés. Après avoir fait redécouvrir au public les pépites des années 1970 et 1980 (Un amour maudit – Une autre histoire du cinéma allemand), Johannes F. Sievert et Dominik Graf (réalisateur de la série Face au crime) poursuivent leur exploration du septième art allemand en mettant l’accent sur ses trésors méconnus ou oubliés des années 1980 à nos jours. En se lançant dans cette entreprise quasi archéologique et très personnelle, les deux réalisateurs étaient loin de se douter de l’ampleur émotionnelle charriée par leurs découvertes. Ils donnent la parole à plusieurs générations de cinéastes (Klaus Lemke, Peter F. Bringmann, Wolfgang Petersen…), producteurs, scénaristes, acteurs (notamment Peter Berling, récemment disparu) et musiciens, mais aussi à des critiques et des historiens du septième art. À coup d’anecdotes sur la genèse des films, ceux-ci dessinent un panorama vivace des influences multiples et des aspirations qui ont traversé la création cinématographique allemande à partir des années 1970. Leur exploration s’étend des courants issus du Heimatfilm, définissant une nouvelle identité ouest-allemande, jusqu’au sursaut du cinéma de genre après la chute du mur, en passant par le rôle de la télévision dans le renouvellement de la fiction. Documentaire de Johannes F. Sievert et Dominik Graf (Allemagne, 2017, 1h30mn) 23.45 Cinéma Spécial Berlinale Le temps des rêves Dans les années 1990, après l’effondrement de la RDA, une bande d’adolescents sombre dans la délinquance. Andreas Dresen livre la chronique amère et sauvage d’une génération en quête de repères. Leipzig, Allemagne de l’Est. Après la chute du mur, Dani, Rico, Mark, Pitbull et Paul, qui ont grandi dans l’utopie socialiste de la RDA, testent leurs limites. Vols de voitures, bagarres de rue, passages en centre de détention, consommation abusive d’alcool et trafic de stupéfiants rythment leur quotidien. Les cinq amis montent un club clandestin dans un squat où ils organisent des soirées techno. Les jeunes du quartier affluent, jusqu’au jour où un gang de skinheads vient semer le trouble... 1.35 Cinéma Spécial Berlinale Pays calme À la veille de la chute du mur, une petite ville de RDA balance entre désillusions et espoirs de changement. Par Andreas Dresen, le portrait tout en finesse d’une époque de basculement. Dans une petite ville du nord de l’Allemagne de l’Est, une troupe répète En attendant Godot, dans le minuscule théâtre municipal, en mal de spectateurs. Fraîchement débarqué dans la bourgade, Kai, un jeune metteur en scène, tente difficilement de trouver ses marques et de donner un nouveau souffle artistique à la salle de spectacle. Alors que certains des comédiens, désenchantés, passent à l’Ouest, et que d’autres aspirent à basculer dans l’action politique, une révolution se prépare  : c’est l’automne 1989, et le monde s’apprête à changer… ROMMEL FILM/PANDORA FILM/PETER HARTWIG DESCENTE AUX ENFERS Scandée par une enivrante musique électro, cette adaptation de Quand on rêvait de Clemens Meyer dépeint l’errance d’une bande d’amis menée par Dani, ex-pionnier des Jeunesses communistes, et l’explosif Rico, espoir de la boxe dont on suit l’implacable descente aux enfers. Traversé de flash-back lumineux sur leur enfance dans l’ex-RDA, ce film d’Andreas Dresen – récompensé à la Berlinale pour Grill Point – brosse le sombre tableau d’une jeunesse au destin chaotique, perdue dans une Allemagne réunifiée où la liberté se fracasse ANDREAS HÖFER ÉPOQUE AGITÉE Trois ans après la chute du mur de Berlin, Andreas Dresen, passé par le court, réalise avec Pays calme son premier long métrage. À l’image de cette ville de province et de ses comédiens dans l’attente, il capte avec finesse l’atmosphère d’une époque, entre effervescence, désillusions et espoirs de changement. sur la montée du chômage et des extrémismes. (Als wir träumten) Film d’Andreas Dresen (France/Allemagne, 2016, 1h50mn, VOSTF) - Scénario  : Andreas Dresen, Wolfgang Kohlhaase, d’après Quand on rêvait de Clemens Meyer Avec  : Merlin Rose (Dani), Julius Nitschkoff (Rico), Joel Basman (Mark), Marcel Heuperman (Pitbull), Frederic Haselon (Paul) Coproduction  : ARTE France Cinéma, Rommel Filmproduktion, Iskremas Filmproduktion, Cinémadefacto, RBB, BR, MDR Voir aussi Pays calme d’Andreas Dresen à 1.35. (Stilles Land) Film d’Andreas Dresen (Allemagne, 1992, 1h34mn, VOSTF) Scénario  : Andreas Dresen, Laila Stieler - Avec  : Thorsten Merten (Kai Finke), Jeannette Arndt (Claudia), Kurt Böwe (l’intendant Walz), Hans-Uwe Bauer (Peter), Petra Kelling (Uschi) - Production  : Max Film Wolfgang Pfeiffer Filmproduktion, Hochschule für Film und Fernsehen Konrad Wolf, MDR, SWF mercredi 14 février ARTE MAG N°7. LE PROGRAMME DU 10 AU 16 FÉVRIER 2018 21



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