Arte Magazine n°2018-06 3 fév 2018
Arte Magazine n°2018-06 3 fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-06 de 3 fév 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : folle journée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 5 février ARTE MAG N°6. LE PROGRAMME DU 3 AU 9 FÉVRIER 2018 16 2008 THE WEINSTEIN COMPANY. ALLE RECHTE VORBEHALTEN. 20.50 Cinéma The Reader Emmenée par Ralph Fiennes et Kate Winslet, oscarisée pour sa performance époustouflante, une tragique histoire d’amour et de culpabilité dans l’Allemagne post-nazie. Allemagne de l’Ouest, 1958. Michael Berg, 15 ans, fait la connaissance de Hanna Schmitz, receveuse de tramway. Bien qu’elle ait plus de deux fois son âge, ils entament une liaison passionnelle nourrie de volupté et de littérature. Chaque jour après l’amour, Michael lit à sa maîtresse de longs passages de ses classiques préférés. Mais, à la fin de l’été, Hanna disparaît sans laisser de trace. Des années plus tard, alors étudiant en droit, Michael assiste avec sa classe au procès d’anciennes SS, gardiennes au camp d’Auschwitz. Sur le banc des accusées, il reconnaît Hanna, que ses camarades désignent comme leur chef et l’auteure d’un rapport justifiant la mort de trois cents déportées enfermées dans une église en flammes. Quand Hanna refuse de se plier à un test d’écriture qui pourrait alléger sa responsabilité, Michael comprend subitement que son ancienne amante cache le douloureux secret de son illettrisme... BANALITÉ DU MAL Adaptation hollywoodienne du Liseur, best-seller controversé de l’Allemand Bernhard Schlink, ce mélodrame signé Stephen Daldry (Billy Elliot, The Hours) soulève avec subtilité de délicats questionnements moraux sur fond de dénazification et de banalité du mal. Successivement incarné par le jeune David Kross, à la fois fougueux et grave, et l’indispensable Ralph Fiennes, Michael, rongé par le remords d’avoir follement aimé une femme au passé criminel, éprouve à l’égard de Hanna des sentiments ambigus, oscillant entre rejet et compassion. Si le pardontout comme la rédemption par la lecture (« Ce que je pense, ça ne ramènera pas les morts », affirme-t-elle depuis sa cellule) se révèlent impossibles, le jeu tout en retenue de Kate Winslet, salué par un Oscar, insuffle une poignante once d’humanité à ce personnage tenaillé par la honte de son ignorance. Un drame puissant, soigneusement mis en scène. Meilleure actrice (Kate Winslet), Oscars, Golden Globes et Bafta Awards 2009 Film de Stephen Daldry (États-Unis/Allemagne, 2008, 1h58mn, VF/VOSTF) - Scénario  : David Hare, d’après le roman Le liseur de Bernhard Schlink - Avec  : Kate Winslet (Hanna Schmitz), Ralph Fiennes (Michael Berg), David Kross (Michael Berg, jeune), Bruno Ganz (le professeur Rohl) - Production  : Neunte Babelsberg Film, The Weinstein Company, Mirage Enterprises
22.50 Cinéma Joint Security Area Noué autour de l’amitié clandestine entre des soldats des deux Corées, un thriller politique humaniste et stylisé signé Park Chan-wook (Old Boy, Thirst, ceci est mon sang). 2000 MYUNG FILM COMPANY LTD./KIM SUNG-BOK À la frontière entre les deux Corées, deux officiers de l’armée nord-coréenne sont retrouvés morts dans la zone de sécurité conjointe de Panmunjeom, tués par un soldat du Sud qui prétend avoir été retenu prisonnier. Pour enrayer la crise diplomatique qui s’ensuit, les Nations unies forment une commission neutre chargée d’enquêter sur place. La Suissesse d’origine coréenne Sophie E. Jean interroge le coupable désigné, Lee Soo-hyeok, et découvre bientôt que son adjoint et lui entretenaient d’étroites relations avec les deux hommes abattus... DÉRANGEANTE FRATERNITÉ L’intrigue, maîtrisée de bout en bout, déserte rapidement le terrain du suspense policier pour explorer, au fil d’un long flashback, les méandres d’une amitié illicite entre soldats ennemis et les motifs de son dénouement tragique. D’une puissance visuelle envoûtante, ce thriller politique croisant action et contemplation, qui a fait salle comble en Corée du Sud, pointe ainsi une réalité dérangeante pour les autorités de ce pays et de son voisin du Nord, enlisés dans un inextricable conflit dont le cinéaste dénonce l’absurdité. Servi par des dialogues teintés d’humour et une interprétation de qualité, un drame pétri d’humanité sur de jeunes hommes pris au piège d’une situation qui les dépasse. (Gongdong gyeongbi guyeok JSA) Film de Park Chan-wook (Corée du Sud, 2000, 1h44mn, VF/VOSTF) - Avec  : Lee Yeong-ae (Sophie E. Jean), Lee Byung-hun (Lee Soo-hyeok), Song Kang-ho (Oh Kyeong-pil), Kim Tae-woo (Nam Sung-shik) Production  : Myung Film Company, CJ Entertainment, Intz.com, KTB Network Voir également la « Thema » consacrée à la Corée du Nord mardi 6 février à 20.50. 0.35 La lucarne Fifi hurle de joie Rencontre intense avec un vieux maître insoumis de la peinture iranienne. Les mystères de l’art, le pouvoir de la destruction et l’ombre de la mort pour un documentaire inspiré et sensible. Dans les années 1970, en pleine gloire, il se retire du monde non sans avoir détruit ses œuvres et laissé le mystère intact quant aux causes de son insoumission. Par la suite, le peintre iranien Bahman Mohassess devient le sujet de légendes persistantes, personne ne sachant réellement où il se trouve. Lorsque la jeune réalisatrice Mitra Farahani parvient à le débusquer dans un hôtel romain, elle rencontre un homme reclus mais dont la personnalité se révèle à la fois sombre et flamboyante. Le maître accepte d’être filmé dans son quotidien et joue de sa misanthropie pour raconter sa vie passée et le monde tel qu’il le voit. Toujours révolté, caustique, Bahman Mohassess est le héraut d’une vision de l’art désacralisée et provocatrice. L’INSPIRATION NE VIENDRA PAS Peu à peu, la complicité grandissante qui se noue entre l’artiste et Mitra Farahani dépasse le simple entretien documentaire  : le film s’approche au plus près du mystère de la création et de son corollaire, le pouvoir de destruction. La réalisatrice trouve deux riches commanditaires prêts à dépenser une fortune pour que Mohassess peigne à nouveau. Sous l’œil taquin de la réalisatrice, le vieux lion semble revenir à la vie. Mais l’instant décisif qu’elle espère capter, celui de l’inspiration, de la naissance de l’art, ne viendra pas. Ce qu’elle enregistre alors, presque par accident, est tout aussi crucial... Une fin tragique aussi émouvante que cette rencontre intime et singulière avec un être hors du commun. Prix Scam, Cinéma du réel 2013 Documentaire de Mitra Farahani (États-Unis/France, 2013, 1h36mn) - Production  : Butimar (R. du 7/9/2015) lundi 5 février ARTE MAG N°6. LE PROGRAMME DU 3 AU 9 FÉVRIER 2018 17



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