Arte Magazine n°2018-05 27 jan 2018
Arte Magazine n°2018-05 27 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-05 de 27 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : River, polar porté par l'acteur suédois Stellan Skarsgard.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°5. LE PROGRAMME DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2018 6 Dans la série britannique River, le colosse suédois, acteur fétiche de Lars von Trier très apprécié outre-Atlantique (Will Hunting, Mamma Mia, Millénium…), joue formidablement un policier londonien habité par d’étranges visions. Verbatim. C11110[1124170 Stellan Skarsgard du côté obscur Jeudi 1er février à 20.55 Série River Lire page 18 Les « projections » « Je joue John River, un officier de police qui souffre de troubles mentaux. Il y a certes des gens qui entendent des voix, mais River, lui, voit réellement des personnes, avec lesquelles il s’entretient à haute voix. Il s’agit le plus souvent des victimes des crimes sur lesquels il enquête. Elles apparaissent soudainement et discutent avec lui. Ce ne sont pas des fantômes, ce sont ses propres créations. Dans la série, nous les appelons des ‘projections’. Le spectateur peut les voir comme si elles étaient des personnages réels et va s’habituer au fil des épisodes à les retrouver. Elles lui deviennent familières, même s’il sait que ce sont des morts. Leurs apparitions créent un effet très intrigant, elles ébranlent en quelque sorte la réalité. » Alter ego « Lorsque River parle avec les ‘projections’, ces dialogues lui permettent d’avancer dans son enquête. C’est un outil dramatique fantastique, qui me permet de jouer la vie intérieure du personnage. Ces ‘projections’remplissent une autre fonction pour River, un homme terriblement seul. Ce sont ses amis, tout comme les enfants ont des amis imaginaires, sauf que dans son cas cela relève de la pathologie. Elles ont la même utilité que celle qu’un dialogue avec soi-même peut revêtir pour chacun de nous. Mais parfois, elles le terrorisent aussi, parce que certaines d’entre elles représentent son propre côté obscur. » Abi Morgan « J’ai accepté de jouer dans cette série en raison de l’écriture si particulière de la scénariste Abi Morgan [la série The Hour, Shame, La Dame de fer… NDLR], qui ne ressemble à aucune autre. Son écriture n’est pas linéaire, mais obéit à des impulsions bizarres qui vous projettent d’une pensée à une autre et, selon moi, cela ressemble plus à la vraie vie que nombre de scripts à la structure parfaite que je reçois. La plupart ononOciareaccrein cocur r v soo. doeteceopire * + sont la fidèle illustration du manuel Comment écrire un scénario ! Or là, je peux jouer avec les mots d’Abi Morgan. Son écriture a de réels accents poétiques. Si c’était une série télévisée normale, il serait facile de raconter l’intrigue, mais ce n’est pas le cas et c’est justement ce qui me motive. En surface, il s’agit d’une histoire criminelle, mais en réalité, le sujet principal, c’est plutôt la dépression, le deuil, la vulnérabilité. Les relations entre les personnages et les comportements humains sont abordés de façon très originale, avec une empathie chaleureuse qui ne tombe jamais pour autant dans le sentimentalisme. » En 2018, Stellan Skarsgard est attendu dans pas moins de quatre films, dont L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam et Mamma Mia 2. BBC/KUDOS/NICK BRIGGS
Le « complexe » Auschwitz Après sa trilogie sur Auschwitz, Hourban, Emil Weiss dévoile dans toute sa dimension ce qui fut aussi un gigantesque complexe, et y retrace le projet méconnu d’Hitler  : l’aménagement global de l’Europe de l’Est au bénéfice du III e Reich. Entretien. Pourquoi avoir voulu tourner un quatrième film sur Auschwitz ? Emil Weiss  : Une fois achevée la trilogie qui traite de l’anéantissement, j’ai souhaité montrer le projet nazi global développé à Auschwitz et ses environs. Car chaque voyage que j’ai effectué sur place s’accompagnait de nouvelles découvertes qui m’ont donné envie de mieux comprendre le fonctionnement de ce complexe tentaculaire. Mais pour montrer les vestiges topographiques, il m’était impossible de tourner de manière « traditionnelle », comme je l’avais déjà fait. J’ai donc utilisé des drones pour réaliser des prises de vues aériennes, plus adéquates pour rendre compte de cet immense territoire. Que cache en réalité le nom d’Auschwitz ? On trouve d’abord ce que les nazis appellent la « zone d’intérêt », d’une superficie d’environ 40 kilomètres carrés. À l’intérieur se situent les trois principaux camps, celui de concentration Auschwitz I, mais aussi d’extermination Auschwitz II Birkenau, et celui de travail Auschwitz III Monowitz. Cette zone comporte aussi des fermes, des mines, des camps annexes, des centres de recherche, un vaste projet d’urbanisme et de nombreuses autres installations qui participent au fonctionnement de l’ensemble. À l’extérieur de ce périmètre, le complexe d’Auschwitz se prolonge encore d’environ 60 kilomètres à la ronde, avec des usines, des mines et une trentaine de camps annexes attenants à ces infrastructures. En quoi les camps et leur myriade d’installations connexes répondent-ils aux desseins hitlériens ? L’idée fixe d’Hitler est que l’Allemagne, c’est l’Europe, et pour que cela advienne, il lui faut un bloc de 100 millions d’Allemands installés au centre de ce territoire, dans l’optique de pouvoir faire face à la puissance russe. Il entreprend donc d’abord de germaniser l’Europe centrale, c’est-à-dire les pays qui ont connu la domination austro-hongroise et où la culture allemande préexiste. Parallèlement, il met en œuvre l’idéologie de la pureté raciale et la politique d’extermination qui l’accompagne. Jusqu’à quel point l’implication des industriels a-t-elle rendu possible le complexe d'Auschwitz ? Pour chaque projet, qu’il soit industriel ou minier, les camps de prisonniers fournissent aux industriels la main-d’œuvre bon marché. Hitler n’aurait rien pu réaliser sans l’appui de l’industrie allemande et notamment de Krupp, de Siemens et du consortium IG Farben (Agfa, Bayer, BASF, Höst) impliqués dans le développement économique d’Auschwitz. Propos recueillis par Laure Naimski Mardi 30 janvier à 23.10 Documentaire Auschwitz Projekt Lire page 15 Contre l’oubli Deux soirées spéciales, en marge du 73 e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier. Mardi 23 janvier Soirée Claude LanzmannLes quatre sœurs (1 & 2) à 20.50 Le dernier des injustes à 23.20 Mardi 30 janvier Les quatre sœurs (3 & 4) à 20.50 Auschwitz Projekt à 23.10 Moshe – Victime et meurtrier à 0.05 Claude Lanzmann– Porte-parole de la Shoah à 1.00 7ARTE MAG N°5. LE PROGRAMME DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2018



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