Arte Magazine n°2018-04 20 jan 2018
Arte Magazine n°2018-04 20 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-04 de 20 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Claude Lanzmann.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mardi 23 janvier ARTE MAG N°4. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 JANVIER 2018 Sous-titrage pour sourds IZI M et malentendants R Rediffusion Audiovision pour aveugles IZI et malvoyants C7=1 El Diffusion en haute définition Disponible sur Internet durant ii sept jours après la diffusion CM IM Vidéo à la demande 18 5.00 M « LE SACRE DU PRINTEMPS » D’IGOR STRAVINSKY Concert 5.45 M XENIUS Les tonneaux  : influent-ils sur le vin ? Magazine 6.15 EM LES OUBLIÉS DE L’HISTOIRE Louise Weiss, une femme pour l’Europe Collection documentaire 6.40 EM AVENTURES EN TERRE ANIMALE Le renard de Londres Série documentaire 7.10 L7 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 LEM 360° GEO Frioul, une vallée tout en musique Reportage 8.00 M INVITATION AU VOYAGE Émission 8.40 LEM TERRES DE CINÉMA Sur les traces de Harry Potter Série documentaire 9.25 EM AU CŒUR DU MONDE ARCTIQUE La taïga ; La toundra ; L’océan Arctique Série documentaire 11.40 LM BAZARS D’ORIENT Téhéran Série documentaire 12.20 EM VOYAGE AUX AMÉRIQUES La Sierra Pinacate au Mexique Série documentaire 12.50 L7 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS Reportage 13.35 EM MA SAISON PRÉFÉRÉE Film 15.50 L7 R LA VOLGA EN 30 JOURS La République de Tchouvachie et sa capitale Tcheboksary Série documentaire 16.30 7 INVITATION AU VOYAGE Émission 17.10 M XENIUS Les chantiers de construction de demain Magazine 17.35 7 E VOYAGE AUX AMÉRIQUES La Havane  : au cœur de la ville Série documentaire 18.05 LM DOUCES FRANCE(S) En Picardie et Nord-Pas-de-Calais Série documentaire 19.00 7 LE VENTRE D’HELSINKI La vieille halle du marché Série documentaire 19.45 L7 ARTE JOURNAL 20.05 7 28 MINUTES Magazine 20.50 7 LES QUATRE SŒURS Le serment d’Hippocrate – Ruth Elias Série documentaire 22.25 7 LES QUATRE SŒURS La Puce joyeuse – Ada Lichtman Documentaire 23.20 7 LE DERNIER DES INJUSTES Documentaire 3.00 L7 R SŒURS DE SANG Documentaire 4.05 M ARTE REGARDS Reportage Pour mieux profiter d’ARTE Multidiffusion Version française Version originale sous-titrée en français Version originale sous-titrée en français 20.50 Histoire Soirée Claude LanzmannLes quatre sœurs Au fil d’une tétralogie bouleversante, Claude Lanzmanndévoile les récits de survie de quatre femmes réchappées de la destruction nazie, qu’il avait longuement interviewées pour Shoah. SYNECDOCHE 1. Le serment d’Hippocrate – Ruth Elias Ruth a 17 ans lorsque les Allemands envahissent la Tchécoslovaquie. Réfugiée à la campagne sous une fausse identité, sa famille est dénoncée et déportée à Theresienstadt en avril 1942. Ruth y retrouve son petit ami et s’y marie, tandis que ses proches reprennent un train vers les ténèbres. Pendant l’hiver 1943, elle est à son tour transportée à Auschwitz, dans le camp des familles tchèques. Quelque temps plus tard, alors que ses compatriotes sont menés à la chambre à gaz, la jeune femme, enceinte de huit mois, est miraculeusement sélectionnée pour partir à Hambourg déblayer les gravats d’une raffinerie bombardée. Sa grossesse découverte, les nazis la renvoient à Auschwitz, où elle tombe dans les griffes du docteur Mengele. Ce dernier lui permet d’accoucher, mais lui interdit de nourrir son bébé. Une nuit, une kapo, médecin, lui procure une seringue de morphine pour endormir son enfant à jamais. 2. La Puce joyeuse – Ada Lichtman Ada est happée dans un tourbillon d’atrocités au premier jour de l’invasion de la Pologne, lorsque tous les hommes juifs de Wieliczka, dont son père, sont abattus dans une forêt voisine par les Allemands. La jeune femme est déplacée à Mielec avec son mari, qui est bientôt expédié au travail forcé et exécuté. Après avoir assisté à l’incendie volontaire de l’église de la ville, dans laquelle les nazis ont enfermé des centaines de Juifs, Ada est emmenée à Sobibor, où elle fait partie des trois seules survivantes de son convoi. Affectée au nettoyage de « La Puce joyeuse », la ferme des officiers directeurs du camp, la jeune femme y confectionne des vêtements pour les poupées, pillées, des enfants juifs, que les nazis rapportent en permission. Jusqu’à la révolte du 14 octobre 1943... LES VIVANTES ET LES MORTS Comme Le dernier des injustes, Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures ou Le rapport Karski, Les quatre sœurs puisent leur origine dans l’enquête monumentale entreprise par Claude Lanzmannpour la réalisation de Shoah. Plus de trois décennies après la sortie de cette œuvre majeure, le cinéaste a exhumé les déchirants récits de survie de quatre rescapées, auxquelles il consacre une magnifique tétralogie. La parole limpide, le regard pénétré d’une lumineuse vivacité, Ruth Elias décrit, entre deux airs mélancoliques d’accordéon, l’instinct vital qui l’a habitée, de Theresienstadt à Auschwitz, jusqu’à la mort de son bébé affamé sur sa poitrine bandée. Assise au côté de son mari – dont la souffrance, si elle avait un visage humain, serait le sien –, la Polonaise Ada Lichtman détaille, sans ciller et en cajolant des poupées, la litanie d’horreurs qui l’a conduite à Sobibor, pourchassée par cette terrifiante pensée  : « Comment allais-je mourir ? » Toute d’élégance et de résistance, crampon-
née à la résolution de ne parler qu’en son nom, Paula Biren raconte sa trajectoire de « privilégiée » dans le ghetto de Lodz et la honte qui l’a longtemps muselée. Enfin, la douce Hanna Marton, veuve depuis peu, qui se réfugie dans le journal d’époque de son mari comme pour retrouver ses bras aimés, confie l’inapaisable culpabilité d’avoir été sauvée par la vénalité d’Eichmann. Par-delà leurs singularités, qui éclairent des chapitres méconnus de l’extermination des Juifs, ces quatre femmes extraordinaires renaissent ici unies dans une relation sororale tissée d’intelligence tranchante, de courage inouï, de poignantes pudeur et dignité. Au fil des mots et des silences, que Claude Lanzmannsait si bien provoquer et respecter, la caméra effleure délicatement leurs visages pour saisir une larme ou un éclair d’effroi. Le cinéma, dans son dénuement le plus pur, nous les rend alors si présentes que ces quatre sœurs à la vie à la mort continuent, longtemps après l’écran noir, à habiter nos mémoires et nos cœurs. Lire page 6 Films de Claude Lanzmann(France, 2017, 1h29mn et 52mn) - Coproduction  : ARTE France, Synecdoche Les deux autres films de la série Les quatre sœurs seront diffusés mardi 30 janvier à 20.50. En partenariat avec lélérn SYNECDOCHE/LE PACTE 23.20 Histoire Soirée Claude LanzmannLe dernier des injustes En donnant la parole au dernier doyen des Juifs du ghetto de Theresienstadt, Claude Lanzmannmet en lumière les cruels dilemmes auxquels les nazis ont soumis les conseils juifs. Un témoignage exceptionnel. "Quand le train arrivait en gare de Bohusovice, le voyage était fini et les illusions aussi », écrit Benjamin Murmelstein dans son livre Terezin, il ghettomodello di Eichmann, publié en 1961. C’est avec la puissance évocatrice de ces mots que Claude Lanzmanndébute son récit sur ces quais où 140 000 Juifs ont été débarqués entre novembre 1941 et le printemps 1945. Parmi eux, des invalides, des vieillards mais aussi d’anciens juges, des professeurs d’université et des industriels qui ont accepté d’abandonner leurs biens pour vivre dans cette « ville cadeau », havre de paix offert aux Juifs par Hitler. En réalité, le ghetto de Theresienstadt constitue l’ultime étape avant la déportation vers l’Est. Créé en 1941 par Adolf Eichmann, il devait servir à tromper la Croix-Rouge et les Alliés. Nommés par les nazis, les membres d’un conseil juif (Judenrat) devaient, sous l’autorité d’un doyen, en assurer l’organisation administrative. En 1975, à Rome, Benjamin Murmelstein, le dernier président du conseil juif du ghetto de Theresienstadt, seul « doyen des Juifs » à ne pas avoir été assassiné, compare son rôle à celui de Shéhérazade dans les Mille et une nuits  : « J’ai survécu parce que je devais dire un conte, le conte du paradis des Juifs, Theresienstadt. » PORTRAIT SANS FARD Au moment du tournage de Shoah en 1985, Claude Lanzmanns’entretient avec le controversé Benjamin Murmelstein, ancien rabbin à Vienne, autour de la collaboration, un témoignage exceptionnel qu’il n’exploitera pas au montage. Dans ce documentaire, le réalisateur fait dialoguer ces séquences avec des extraits d’un film de propagande nazi de 1944 et des images des lieux qu’il a tournées. Au travers du portrait sans fard de Benjamin Murmelstein, personnage complexe, tout à la fois lucide et malicieux, décédé en 1989, ce film engagé éclaire sur les mécanismes de la solution finale dont Murmelsein affirme ignorer alors l’existence, démasque l’ignoble duplicité d’Eichmannet dévoile les cruelles contradictions auxquelles furent soumis les doyens des Juifs, « toujours entre le marteau et l’enclume ». Lorsque Lanzmannlui fait remarquer son incroyable sang-froid face à l’horreur de son récit, Murmelstein, qui use à merveille des métaphores, rétorque  : « Un chirurgien qui se mettrait à pleurer pendant une intervention tuerait son patient. » Film de Claude Lanzmann(France/Autriche, 2013, 3h38mn) Production  : Synecdoche, Le Pacte, Dor Film mardi 23 janvier ARTE MAG N°4. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 JANVIER 2018 19



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