Arte Magazine n°2018-04 20 jan 2018
Arte Magazine n°2018-04 20 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-04 de 20 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Claude Lanzmann.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 21 janvier ARTE MAG N°4. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 JANVIER 2018 14 STUDIOCANAL 20.55 Cinéma Cycle Paul Verhoeven Total Recall Entre science-fiction et thriller, Arnold Schwarzenegger se déchaîne pour retrouver son identité et sa mémoire. Une course contre la montre haletante et spectaculaire, orchestrée de main de maître par Paul Verhoeven. En 2048, Doug Quaid, ouvrier sur un chantier de construction, mène une existence paisible auprès de son épouse, la blonde Lori. Pourtant, un cauchemar récurrent agite ses nuits  : parti en exploration sur Mars, il trébuche, dévale une pente, et, lorsque le casque de sa combinaison spatiale heurte le sol, meurt dans d’atroces souffrances. Malgré la désapprobation de son meilleur ami Harry, Doug se rend dans les locaux de la société Rekall, spécialisée dans l’implantation de souvenirs factices, afin de modifier ses réminiscences de la planète rouge. Mais avant que l’intervention ne débute, il est pris d’une crise de démence. Pour les employés de Rekall, il ne fait aucun doute que la mémoire de Quaid a été effacée et remplacée par de nouveaux souvenirs... POINTE D’IRONIE Scandé par le lancinant tempo d’une BO composée par Jerry Goldsmith, le combat haletant d’Arnold Schwarzenegger pour mener à bien sa mission d’agent spécial infiltré sur Mars fait la part belle aux courses-poursuites, aux fusillades et à la castagne. Mais aussi à la réflexion, notamment sur ce qui fonde notre humanité. Sharon Stone en tenue de gym (presque aussi tigresse que dans Basic Instinct du même Verhoeven), des effets spéciaux distingués par une mention aux Oscars ainsi qu’une pointe d’ironie en sous-texte font de cette adaptation de la nouvelle de Philip K. Dick Souvenirs à vendre un réjouissant spectacle. Lire page 4 Film de Paul Verhoeven (États-Unis, 1990, 1h47mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Ronald Shusett, Dan O’Bannon, Gary Goldman, d’après la nouvelle Souvenirs à vendre de Philip K. Dick - Avec  : Arnold Schwarzenegger (Doug Quaid/Hauser), Sharon Stone (Lori), Michael Ironside (Richter), Rachel Ticotin (Melina), Ronny Cox (Cohaagen) Musique  : Jerry Goldsmith - Production  : Carolco Pictures Cycle Paul Verhoeven Dimanche 21 janvier Total Recall à 20.55 Paul Verhoeven – Cinéaste de la provocation à 22.45 Lundi 22 janvier Showgirls à 20.50 La chair et le sang à 22.55
GUY FERRANDIS/SBS PRODUCTIONS 22.45 Cycle Paul Verhoeven Paul Verhoeven Cinéaste de la provocation À la fois subversif et grand public, Paul Verhoeven aime appuyer là où ça fait mal. Le cinéaste se raconte avec une passion communicative dans ce documentaire qui passe en revue une filmographie aussi explosive que culte. C’est « l’homme par qui le scandale arrive presque à chaque film ». Ce cinéaste hollandais, pour qui le sexe, la violence et la religion sont « les trois principaux éléments sur terre », aime appuyer là où ça fait mal. Né en 1938, il a grandi à La Haye sous l’occupation allemande, dans la fureur des bombardements et des exécutions sommaires. « Pour moi, c’était comme ça que le monde tournait », raconte-t-il. Inspiré par la bande dessinée comme par la Nouvelle Vague, athée mais passionné par la figure historique de Jésus, Paul Verhoeven laisse transparaître ses zones d’ombre et sa complexité à travers ses personnages, et les pousse à la transgression. HAUTS ET BAS HOLLYWOODIENS Son premier long métrage, Turkish Delight, folle équipée d’un jeune couple à la sexualité libre, porte sa patte, à la fois subversive et grand public. Un curieux alliage qui lui attire des ennuis dès son deuxième opus  : Spetters montre un viol homosexuel et fait scandale 23.40 Le mythe de Carmen Une fascinante exploration du mythe littéraire et lyrique de Carmen, à travers ses mises en scène les plus mémorables. Femme fatale émancipée, rebelle et brimée... Qui serait Carmen aujourd’hui ? À travers les images de ses mises en scène les plus marquantes, mêlées à des séquences de fiction et aux commentaires avisés d’interprètes de renom (Elina Garanca, mais aussi, dans les rôles masculins, Roberto Alagna ANTONI BOFILL et Plácido Domingo), ce documentaire explore sous toutes ses facettes le mythique opéra de Bizet. Axel Brüggemannplonge dans la dramaturgie et les motifs musicaux de cette œuvre aux Pays-Bas. Las des tracasseries qui entravent le montage financier de ses films, le réalisateur finit par s’exiler aux États-Unis. À Hollywood, il est choyé tant qu’il enchaîne les succès (Robocop, Total Recall, Basic Instinct) et ne renonce pas pour autant à ses obsessions. Mais depuis Black Book, il a retrouvé l’Europe, qui lui semble plus réceptive à ses projets. Réagissant à des interviews et des images d’archives, Paul Verhoeven se raconte dans ce documentaire ponctué d’extraits de ses films. Michael Douglas et Isabelle Huppert, l’héroïne de son long métrage Elle, confient à quel point, malgré l’aspect scabreux ou risqué des scénarios qu’ils ont tournés avec lui, ils se sentaient en confiance avec ce directeur d’acteurs hors pair. Documentaire d’Elisabeth van Zijll Langhout (France, 2016, 54mn) Coproduction  : ARTE France, Kuiv Productions - (R. du 16/10/2016) Toujours en ligne sur arte.tv, la leçon de cinéma donnée par Paul Verhoeven à La Cinémathèque française. incontournable, riche d’une multiplicité de thématiques et d’interprétations – entre folklore, modernité, érotisme, émancipation féminine, prémonitions et meurtre ritualisé. Il analyse les arias et les fils narratifs qui s’entremêlent, pour mieux illustrer la psychologie complexe de la fougueuse héroïne, immense figure lyrique. Documentaire d’Axel Brüggemann(Allemagne, 2017, 43mn) 0.25 Opéra « Lucio Silla » au Grand Théâtre de la Monnaie B. UHLIG/LA MONNAIE/DE MUNT Un dictateur romain convoite une femme qui ne veut pas de lui. Sur la scène du Théâtre de la Monnaie, des interprètes d’exception subliment l’opera seria de Mozart. Lucio Silla a écarté ses opposants et s’est accaparé tous les pouvoirs. Il veut épouser Giunia, mais sous-estime la haine qu’elle lui porte depuis qu’il a commandité l’assassinat de son père et proscrit Cecilio, son bien-aimé... GRÂCE INFINIE Sans doute inspiré par ses propres tourments d’adolescent, Mozart compose ce drame amoureux et politique en 1772, à seulement 16 ans. Bien qu’imprégnée par le style baroque, la musique, qui laisse une belle place aux duos et aux chœurs, n’en reste pas moins légère et d’une grâce infinie. Pour cette production du Théâtre de la Monnaie, enregistrée en novembre 2017, le jeune metteur en scène allemand Tobias Kratzer a choisi un décor contemporain et sombre, loin des fastes de la Rome antique, pour faire ressortir la dimension universelle des relations entre les personnages. Face au ténor britannique Jeremy Ovenden – magnifique Lucio Silla –, la soprano néerlandaise Lenneke Ruiten démontre une fois encore sa virtuosité. Opéra en trois actes de Wolfgang Amadeus Mozart (Belgique/France, 2017, 3h) - Livret  : Giovanni de Gamerra Direction musicale  : Antonello Manacorda - Mise en scène  : Tobias Kratzer - Avec  : Jeremy Ovenden (Lucio Silla), Lenneke Ruiten (Giunia), Anna Bonitatibus (Cecilio), l’Orchestre symphonique et les Chœurs de La Monnaie Réalisation  : Myriam Hoyer - Production  : La Monnaie/De Munt, Badisches Staatstheater Karlsruhe dimanche 21 janvier ARTE MAG N°4. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 JANVIER 2018 15



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