Arte Magazine n°2018-03 13 jan 2018
Arte Magazine n°2018-03 13 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-03 de 13 jan 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Peaky Blinders, saison 4.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°3. LE PROGRAMME DU 13 AU 19 JANVIER 2018 6 Audiences en hausse continue, critique enthousiaste et casting plus brillant que jamais  : le succès des Peaky Blinders, dont ARTE diffuse l’intégralité de la quatrième saison cette semaine, ne cesse de croître. Recette miracle d’une grande série. On ne change pas une famille qui gagne Jeudi 18 et vendredi 19 janvier à 20.55 Série Peaky Blinders Saison 4 Lire page 22 Outre-Manche, c’est devenu un rituel de saison. Chaque automne, les dernières aventures du clan Shelby, classieux gang de Birmingham emmené par son chef Tommy à l’assaut des Roaring Twenties (les insouciantes années 1920), galvanisent les audiences de la BBC. Gueststars de passage (Adrien Brody, mais aussi Aidan Gillen et la jeune Charlie Murphy), nouveaux défis pour le leader des Peaky (Cillian Murphy, dont le charisme n’est en rien entamé par d’inédites lunettes d’intellectuel) et évolution des conflits familiaux se partagent l’attention des commentateurs. Et le lancement, à la mi-novembre, de la quatrième saison a confirmé que les petits Gitans de Birmingham, même en si mauvaise posture qu’ils se voient obligés d’abandonner les manoirs durement gagnés pour retourner dans les taudis ouvriers de leurs premiers méfaits, ont définitivement conquis leurs lettres de noblesse. L’ÉTOFFE DES HÉROS Couronnée à domicile de l'une des meilleures audiences de la série, l’ouverture de cette saison 4, d’une intensité magistrale, démontre la capacité du showrunner Steven Knight à approfondir les thèmes, et surtout les personnages, qu’il a créés. Engagés cette fois dans une lutte à mort avec un jeune parrain de la mafia newyorkaise, sur fond de climat social insurrectionnel menaçant CARYN MANDABACH PRODUCTIONS LTD 2017
leurs usines, les Shelby & friends prouvent qu’ils ont l’étoffe romanesque des grandes sagas. Succès aidant, le casting initial, qui a fait si brillamment exister chacun des membres de la tribu, se rehausse au fil des saisons d’acteurs d’envergure, qui prennent un visible plaisir à se couler dans des seconds rôles taillés sur mesure, comme le déjà cité Adrien Brody (voir ci-contre), mais aussi Tom Hardy et Charlotte Riley. Autres marques de fabrique, d’autant plus addictives qu’elles sont désormais familières  : la chorégraphie millimétrée des combats magnifiés par un usage savant du ralenti ; le subtil dosage de réalité historique et de fiction ; la beauté sophistiquée des décors comme de la bande-son rock dont Nick Cave ouvre invariablement le bal. Faut-il savourer cette nouvelle salve comme le début de la fin ? Si le principe d’une cinquième saison est déjà accepté, la gloire des Shelby semble insuffler à leur créateur la tentation de prolonger leurs forfaits au-delà. En attendant, les Peaky « f...g » Blinders, comme ils aiment eux-mêmes à le crier haut et fort, sont de retour chez nous, et c’est tout ce qui compte. I dB id ÉDITIONS Retrouvez la saison 4 de Peaky Blinders en DVD à partir de début février. Adrien Brody  : « Un superbe jeu collectif ». Oscarisé pour Le pianiste, l’acteur (Darjeeling Limited, The Grand Budapest Hotel) campe avec jubilation un mafieux new-yorkais aussi froid que sanguinaire, Luca Changretta. « Les postures menaçantes de Luca me sont extrêmement familières  : j’ai grandi dans le Queens, à New York, et bien des gens de mon quartier, des Italo-Américains, notamment, étaient en lien avec des personnages peu recommandables, ou avaient vu tellement de films de mafia qu’ils avaient fini par s’identifier à eux. Je m’en suis inspiré pour incarner ce vrai méchant, qui fait d’autant plus peur qu’il semble parfaitement à l’aise avec la violence. Je vois dans ce rôle un bon exemple de la manière dont la fiction et la réalité se mélangent. Steve(Knight) dit qu’il l’a écrit en pensant à moi, et je lui en suis très reconnaissant. Je me suis beaucoup amusé à le jouer, notamment dans les scènes d’action, souvent très spectaculaires. J’adore l’écriture de la série, et le jeu collectif est superbe. Il est très agréable de se fondre dans une machine aussi bien rodée. Ce n’est pas le genre de tournage où on improvise, même si on dispose d’une certaine marge de manœuvre, mais le matériau de départ apparaît tellement au point, et le sens du détail si poussé, qu’on peut se laisser porter. Ce mélange impeccable de style, d’ancrage historique et de savoir-faire narratif assure, je pense, le succès de Peaky Blinders. » 7ARTE MAG N°3. LE PROGRAMME DU 13 AU 19 JANVIER 2018



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