Arte Magazine n°2017-50 9 déc 2017
Arte Magazine n°2017-50 9 déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-50 de 9 déc 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : les gangsters de la finance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°50. LE PROGRAMME DU 9 AU 15 DÉCEMBRE 2017 8 Vingt ans après sa disparition, ARTE rend hommage à « la longue dame brune » en diffusant un envoûtant autoportrait musical nourri de ses plus beaux titres, mais aussi des rares interviews qu’elle a accordées au fil de sa carrière. Morceaux choisis. OE Barbara, du bout des lèvres Dimanche 10 décembre à 18.10 Documentaire Barbara Chansons pour une absente Lire page 14 Féminité « Mes chansons ne sont pas composées pour des femmes, mais je crois que je les écris comme une femme. » « Être une femme, pour moi, c’était très difficile parce que j’étais quelqu’un d’extrêmement vulnérable, crucifiée par des choses, des riens. [...] J’ai coupé mes cheveux, j’ai cessé de me maquiller et cette féminité que j’avais tuée volontairement pendant des années a resurgi malgré moi, traîtreusement, dans ce que je faisais, dans ma façon de chanter. » Création « Je suis incapable d’imaginer une chose qui ne me soit pas arrivée. On promène les choses et un jour, d’un coup, ça vient. Je ne suis pas quelqu’un qui écrit, qui prend son stylo. Je vais au piano. Et après, j’ai comme un mal, une espèce de mal de faire la chanson. Je suis odieuse, tant que ce n’est pas fini. Comme un cri ! » Amour « Ma religion, c’est l’amour. Si je n’avais pas chanté, sans doute j’aurais été bonne sœur ou putain. » « J’ai commencé à pouvoir, à oser chanter l’amour lorsque j’ai chanté mes propres chansons d’amour. Peut-être parce que, justement, il fallait qu’elles soient vécues, senties, griffées quelque part. » « Je ne connais pas de joie plus grande que celle de donner, de se sacrifier, de se dépouiller pour ceux que l’on aime ou pour ceux que l’on ne connaît pas, quelque part. » Absolu « Il faut avoir le talent de vivre à deux. C’est un talent que je n’ai pas, que je n’ai jamais eu. Je pense que si c’est pour être seul à deux, il vaut mieux être seul, seul. Moi, je voudrais qu’une chose se brûle tout le temps, et ça, ça n’est pas possible. » « Je crois qu’il ne faut pas continuer sa vie, il faut la recommencer. » Scène « Ce qui est important, c’est l’instant, c’est la conversation entre le public et moi, le moment de vérité. Je m’absente tout à fait pour pouvoir mieux donner parce que j’arrive à me faire un jardin de silence, en scène. Quand je me replie comme ça, c’est moi toute nue. » « Quand je suis en scène et qu’ils sont là, je sais qu’il y a des choses qui passent entre nous. Ce n’est pas la peine de nous dire ces choses-là. C’est comme s’ils m’avaient enfantée. » « Des fois, il faut se priver de son propre bonheur, c’est-à-dire d’aller chanter, de cette rencontre qui est fabuleuse, pour essayer d’arriver vierge, comme si c’était la première et la dernière fois. » INA
INSTITUT PASTEUR Arnaud Fontanet, professeur à l’Institut Pasteur et au Conservatoire national des arts et métiers, travaille, notamment, sur la mystérieuse épidémie de Zika qui a frappé le Brésil en 2015. Il intervient dans l’enquête qu’ARTE consacre au phénomène. Entretien. Arnaud Fontanet Samedi 9 décembre à 23.40 Documentaire Zika, enquête sur une épidémie Lire page 12 L’énigme Zika Pourquoi Zika, en sommeil depuis soixante-dix ans, a-t-il soudain connu une telle expansion ? Arnaud Fontanet  : Ce virus, transmis par le moustique du genre Aedes, a été isolé chez des primates pour la première fois en Ouganda, en 1947. Puis plus rien, jusqu’à la première épidémie documentée chez l’homme en 2007, où les trois quarts des habitants des îles Yap, en Micronésie, ont été infectés. Une nouvelle épidémie a touché la moitié des habitants de la Polynésie française entre 2013 et 2014, avant d’atteindre le Brésil en 2015. On sait qu’avec l’urbanisation et le réchauffement climatique les populations de moustiques qui transportent ce type de virus sont en pleine croissance, mais ce n’est qu’une hypothèse pour expliquer l’émergence de Zika. Son expansion reste une énigme. C’est au Brésil que de nombreux cas de malformations fœtales liés à ce virus sont apparus. Pourquoi ? On a d’abord pensé que Zika ne provoquait que fièvres, douleurs et éruptions cutanées relativement bénignes. Mais au Brésil, on a pu prouver que deux mille cas de microcéphalie étaient bien liés à l’infection des femmes enceintes par ce virus. À ce moment-là, je travaillais sur le syndrome de Guillain-Barré (pathologie immunitaire provoquant une paralysie sévère), ayant affecté une quarantaine d’adultes lors de l’épidémie de 2013 en Polynésie française. Nous avons montré que ce syndrome était également lié à Zika. Mais au Brésil, les conséquences ont été beaucoup plus graves  : environ 40% des infections chez les femmes enceintes ont entraîné des malformations fœtales, contre 6% dans le reste du monde. Est-ce à cause d’une co-infection par d’autres virus ? Y aurait-il un facteur aggravant présent dans l’environnement ? A-t-on surinterprété des données ? Toutes ces hypothèses ont été testées mais aucune n’a été validée pour l’instant. Et on ne comprend pas pourquoi les mêmes complications n’ont pas été détectées en Afrique où le virus circule depuis des décennies. Y a-t-il d’autres virus équivalents dans le monde ? Nous surveillons en permanence une bonne vingtaine de virus présentant le statut qu’avait Zika avant qu’il ne commence à faire des dégâts  : présents dans des zones reculées, ils peuvent à tout moment sortir de leur réservoir pour des raisons diverses. Plus vite ils sont identifiés, mieux nous pouvons espérer les contrôler. Propos recueillis par Maria Angelo ARTE MAG N°50. LE PROGRAMME DU 9 AU 15 DÉCEMBRE 2017 9



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