Arte Magazine n°2017-49 2 déc 2017
Arte Magazine n°2017-49 2 déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-49 de 2 déc 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : top of the Lake, China Girl.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°49. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 DÉCEMBRE 2017 6 Quatre ans après le choc de Top of the Lake, qui lui a valu un Golden Globe, Elisabeth Moss approfondit de manière saisissante, dans un retour très attendu de la série, le rôle que Jane Campion a imaginé pour elle. Entretien. Le fil de la fille Jeudi 7 décembre à 20.55 Série Top the Lake – China Girl (1 & 2) Lire page 22 Qu’est-ce qui vous a donné envie de retrouver le personnage de Robin ? Elisabeth Moss  : Ce que j’aime le plus chez elle, de mon point de vue d’actrice, ce sont ses failles, sa vulnérabilité, comme sa capacité à être forte quand il le faut dans son travail, au nom de la justice et de la vérité. C’est la manière dont se mêlent ce combat et le chaos de sa vie personnelle, qu’elle ne peut pas contrôler, qui la rend passionnante à interpréter. Dans cette saison-ci, elle est plus chahutée que jamais. Cela a été très compliqué à jouer, et donc très captivant. Comment Jane Campion vous a-t-elle persuadée de reprendre le rôle ? Au début, il n’avait pas été question d’une suite, mais quand l’idée a émergé et qu’elle m’a posé la question, j’ai dit que cela me plairait beaucoup, à condition de ne pas me répéter. Je voulais qu’il y ait un nouvel enjeu. Trois ans après, j’ai découvert un scénario qui dépassait de beaucoup mes attentes. Ce qu’elle me proposait était infiniment plus complexe, attirant et neuf que ce qu’on se voit d’ordinaire offrir pour une saison 2. Avez-vous été surprise en 2013 par le succès de Top of the Lake ? Absolument. Je savais bien qu’on avait fait quelque chose de bon, mais la série est si sombre, si étrange, et le style de Jane Campion si particulier, que je n’étais pas certaine que le public suive. Pour moi, ce succès est un gage de l’intelligence des téléspectateurs. Cela a été extrêmement gratifiant, car nous avions travaillé beaucoup et durement, dans des conditions tout sauf confortables. Nous nous sommes passionnément engagés dans ce projet, pour sa beauté, pour Jane, aussi. Quand on met tant de soi dans un travail, cela fait chaud au cœur de le voir fêté et applaudi. BBC
BBC Quels sont les nouveaux thèmes qui émergent dans cette suite ? La saison 1 est centrée sur l’enfance. China Girl, en revanche, parle des parents, et en particulier des mères. Des enfants aux parents, il y a comme une amplification du thème, une manière très forte et subtile de connecter les différents fils de l’histoire autour d’une idée centrale, mais envisagée d’un point de vue autre. Tous ces fils convergent et se rejoignent d’une façon puissamment émotionnelle. Quels sont les principaux éléments nouveaux pour vous et Robin ? L’équipe « yin et yang », d’abord comique, puis conflictuelle, puis extrêmement proche, que nous formons avec Miranda [Gwendoline Christie], aussi différente de moi physiquement que moralement dans l’histoire, apporte un vrai élément de surprise. Mais évidemment, le gros morceau, c’est ma relation avec Mary, ma fille. J’ai adoré cette partie du rôle pour sa Elisabeth Moss (Robin) avec la jeune Alice Englert (Mary), la fille de Jane Campion dans la vraie vie. richesse, son mystère... Nous souhaitions explorer l’idée que, quand elle rencontre Mary, Robin ne se sent pas sa mère, ce qui suscite chez elle un sentiment d’inadéquation. Le lien qui naît ensuite entre elles et se développe est central dans le scénario. Cela a été extraordinaire de faire ce voyage avec elle. Inoubliable secrétaire devenue fille de pub dans Mad Men, Elisabeth Moss, qui est à l’affiche de The Square, la Palme d’or 2017 coproduite par ARTE France Cinéma, vient de recevoir un Emmy Award pour une autre série, La servante écarlate. Disponible en coffret DVD et Blu-ray Lundi 4 décembre à 20.50, ARTE diffuse aussi Portrait de femme, de Jane Campion et avec Nicole Kidman. Ci-contre Nicole Kidman ; ci-dessous, Jane Campion, avec Elisabeth Moss et Gwendoline Christie. La beauté du thriller selon Jane Campion « Voir travailler Elisabeth Moss est pour moi très mystérieux et très beau. Tout se passe comme si elle empruntait des rivières souterraines. Top of the Lake est un thriller et la beauté du genre, c’est que les personnages qu’on y trouve sont euxmêmes imparfaits. Ils se confrontent à l’inconnu, font tout leur possible pour découvrir la vérité, mais butent sur les points d’ombre qu’ils n’ont pas résolus en eux-mêmes. L’idée de se relancer sur une nouvelle saison m’a d’abord accablée  : c’est tellement de travail ! Pour en retrouver la force, il fallait travailler avec une matière fascinante, qui nous interpelle au plus profond de nous. Je souhaitais changer d’environnement. Suivre la même inspectrice, mais plus tard dans sa vie, face à une histoire entièrement nouvelle. Avec Gerard [Lee, le coscénariste], nous avons décidé de parler de ce qui nous occupe au quotidien  : essentiellement, on s’inquiète pour nos enfants et on se demande s’ils iront bien ! Nous nous sommes dit qu’il fallait explorer la parentalité. » 7ARTE MAG N°49. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 DÉCEMBRE 2017



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