Arte Magazine n°2017-45 4 nov 2017
Arte Magazine n°2017-45 4 nov 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-45 de 4 nov 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Arte radio a 15 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 5 novembre ARTE MAG N°45. LE PROGRAMME DU 4 AU 10 NOVEMBRE 2017 14 MEDIENKONTOR/ION CASADO 20.05 360° GEO Java, la magie du théâtre d’ombres Sur l’île indonésienne de Java, le théâtre d’ombres jouit d’une grande popularité auprès des jeunes. Les histoires de guerriers et de princesses contées dans les spectacles de wayang kulit, le théâtre d’ombres indonésien, datent de plusieurs siècles mais plaisent toujours autant aux Javanais. Les marionnettistes, nommés dalangs, bénéficient d’un grand prestige social qui confine parfois au statut de star. Aujourd’hui, nombre de jeunes souhaitent embrasser cette profession. Parmi eux, Ganesh, un apprenti issu d’une famille modeste, qui accompagne son maître lors de ses tournées. Reportage de Julien Hamelin (Allemagne, 2017, 43mn) FOLAMOUR PRODUCTIONS 20.55 Soirée « Wall Street » Wall Street La cruelle initiation d’un jeune trader par un flamboyant requin de la finance. À la veille du krach de 1987, Oliver Stone signe un film prophétique, avec un Michael Douglas époustouflant. À Wall Street, en pleine euphorie boursière des années 1980, Bud Fox, un jeune et ambitieux courtier, parvient à approcher Gordon Gekko, un trader diabolique, qu’il vénère et qui l’initie bientôt à ses méthodes, entre adrénaline, spéculation carnassière et déluge de dollars. Grisé de flirter avec les sommets, Bud fournit à son mentor des informations sur la compagnie d’aviation où travaille son père, mécanicien et syndicaliste, avant de réaliser que son vautour de maître n’a cessé de le manipuler... « LA CUPIDITÉ, C’EST BIEN » Salle des marchés en surchauffe, avalanche de chiffres clignotants, golden boys dopés – avec ou sans coke –, les yeux rivés sur les flux des écrans et une main fébrile sur le téléphone... Au travers de l’ascension et de la chute d’un apprenti trader, délit d’initié inclus, Oliver Stone met en scène la spirale infernale de la Bourse et ses vertiges comme une affolante et dévastatrice partie de poker menteur. Avec maestria, le scénariste de Scarface brosse le portrait au vitriol d’un raider sans foi ni loi, incarnation charismatique de la course au profit jusqu’à l’abstraction. Un Gatsby le maléfique (Michael Douglas, habité) qui martèle, trente ans avant l’ère Trump  : « La cupidité, c’est bien. » Mais si le cinéaste entend dénoncer les dérives du capitalisme financier qui ronge l’Amérique reaganienne des années 1980, le public, lui, choisira Gordon Gekko comme le nouveau héros de l’époque, loin du monde industriel agonisant de l’ouvrier mécanicien à l’honnêteté chevillée au corps. Que le film, prophétique, qui connaîtra une suite en 2010, soit sorti à la veille du « lundi noir » d’octobre 1987 à Wall Street n’a rien changé à l’affaire. Lire page 8 Meilleur acteur (Michael Douglas), Oscars et Golden Globes 1988 Film d’Oliver Stone (États-Unis, 1987, 2h06mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Stanley Weiser et Oliver Stone - Avec  : Michael Douglas (Gordon Gekko), Charlie Sheen (Bud Fox), Daryl Hannah (Darien Taylor), Martin Sheen (CarlFox), Hal Holbrook (Lou Mannheim), Sean Young (Kate Gekko) - Production  : Twentieth Century Fox Film Corporation
FOLAMOUR PRODUCTIONS 22.55 Soirée « Wall Street » Il était une fois... « Wall Street » Trente ans après sa sortie, Rémi Lainé décrypte le film Wall Street d’Oliver Stone, fresque visionnaire sur la spirale boursière et les traders d’une ère reaganienne qui fait écho à celle de Trump. Dans les années 1980, Oliver Stone, ancien élève de Scorsese oscarisé pour Platoon, entreprend, pour sa première collaboration avec les studios hollywoodiens, de mettre en scène l’effervescence de la Bourse américaine, dopée par la dérégulation reaganienne et l’ahurissante accélération des profits. Une fresque au cœur de la jungle de la haute finance qu’il documente avec son scénariste Stanley Weiser. Dans le film, Bud Fox, jeune courtier, tente de surfer sur la déferlante de dollars, dans l’ombre du trader Gordon Gekko, prédateur survolté, inspiré par les golden boys, nouveaux maîtres du monde dont certains seront condamnés pour délits d’initiés. IRONIE DE L’HISTOIRE Au travers d’entretiens inédits avec les protagonistes – dont Oliver Stone et Michael Douglas (photo) –, le documentariste Rémi Lainé (La rançon) revisite l’histoire de ce film visionnaire sorti à la veille du krach d’octobre 1987. Il montre d’abord combien le cinéaste met au jour avec lucidité les mécanismes du capitalisme financier dont les années 1980 marquent l’avènement, avant les crises à répétition comme celle des subprimes. Mais si Wall Street triomphe au box-office, il échoue dans sa critique radicale du système, hissant – ironie de l’histoire – le requin Gekko au rang d’icône de l’argent roi. Donald Trump reprendra d’ailleurs sa tirade culte « greed is right » (« la cupidité, c’est bien »). Le documentaire, enfin, lève le voile sur la filiation qui infuse le film  : l’hommage d’Oliver Stone à son père, courtier gentleman d’un âge révolu ; Michael Douglas, comparé défavorablement au grand Kirk sur le tournage pour stimuler sa rage de vaincre (laquelle lui vaudra un Oscar) ; ou le puissant duo père-fils formé par Martin et Charlie Sheen, respectivement mécanicien syndicaliste et apprenti trader à l’écran. Un éclairage passionnant. Lire page 8 Documentaire de Rémi Lainé (France, 2017, 52mn) Dans la collection « Un film et son époque » de Marie Genin et Serge July - Coproduction  : ARTE France, Folamour Productions MDR/SCHMIDTFILM 23.50 Russie – Révolutions et révoltes Dans l’ombre de la révolution d’Octobre Rachmaninov, Prokofiev, Chostakovitch Quelle empreinte a laissé la révolution de 1917 sur l’existence et l’œuvre des compositeurs Rachmaninov, Prokofiev et Chostakovitch ? La prise de pouvoir des bolcheviks en Russie a bouleversé la vie de millions de personnes. Parmi elles, les compositeurs russes Dimitri Chostakovitch (photo), Sergueï Rachmaninov et Sergueï Prokofiev. Si le premier n’a jamais pu échapper à la mainmise du pouvoir soviétique, le deuxième a profité d’une série de concerts à l’étranger pour fuir le régime, tandis que le retour du troisième en Russie a coïncidé avec les violents mouvements de répression envers les intellectuels. En donnant la parole à la veuve de Chostakovitch, au jeune virtuose du piano Daniil Trifonov et à des experts du monde musical, ce captivant documentaire analyse la portée des bouleversements politiques du XX e siècle sur la vie et la production artistique de ces trois grands compositeurs. Documentaire d’Anna Schmidt (Allemagne, 2017, 52mn) En partenariat avec a dimanche 5 novembre ARTE MAG N°45. LE PROGRAMME DU 4 AU 10 NOVEMBRE 2017 15



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