Arte Magazine n°2017-44 28 oct 2017
Arte Magazine n°2017-44 28 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-44 de 28 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : les mondes de Gauguin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 29 octobre ARTE MAG N°44. LE PROGRAMME DU 28 OCTOBRE AU 3 NOVEMBRE 2017 14 17.35 Le documentaire culturel Gauguin « Je suis un sauvage » Alors que le Grand-Palais lui consacre une vaste rétrospective, une exploration onirique de la démarche extrême de Paul Gauguin, précurseur de l’art moderne incompris de son vivant. NORD-OUEST DOCUMENTAIRES Jusqu’à sa mort en 1903, Paul Gauguin a poursuivi à travers son art le rêve d’un monde originel idéal. Né à Paris en 1848, gardant de son enfance heureuse à Lima, au Pérou, un souvenir émerveillé qui influencera sa vie et son œuvre, il passe sa jeunesse sur les mers en tant que matelot, poursuit une carrière à la Bourse de Paris et mène une existence bourgeoise avec son épouse Mette, une jeune Danoise avec laquelle il aura cinq enfants. Artiste autodidacte, il rencontre en 1874 le peintre impressionniste Camille Pissarro, qui devient son mentor. Après le krach boursier de 1882, Gauguin quitte tout pour se consacrer à la peinture. Sa quête d’un monde sauvage à la pureté primitive le mène en 1886 en Bretagne, dont l’art de vivre empreint de traditions paysannes l’inspire. Après l’épisode désastreux de son séjour aux côtés de Van Gogh à Arles fin 1888, Gauguin retourne à Pont-Aven, où il travaille avec une petite communauté d’artistes en marge comme lui, dont Paul Sérusier, futur membre du mouvement d’avant-garde nabi. À la recherche d’une nouvelle inspiration au bout du monde, à Tahiti, où il séjourne de 1891 à 1893, le peintre s’installe loin de la société coloniale, vit avec de très jeunes femmes et réinvente dans ses tableaux colorés un monde archaïque disparu. MÉLANCOLIE ONIRIQUE Malade, il rentre à Paris, où ses tableaux font scandale. Souffrant d’être incompris, en butte à de perpétuels soucis d’argent, il retourne à Tahiti en 1895, où il tente de se suicider, puis s’établit aux îles Marquises. Il y meurt un mois avant ses 55 ans. Grâce à des séquences d’animation inspirées de l’univers esthétique de Gauguin, Marie-Christine Courtès retrace le douloureux parcours artistique de ce peintre aux rêves obsessionnels et éclaire aussi son travail de sculpteur et de céramiste. À l’écran, ses œuvres se mêlent aux archives et à l’animation dans un foisonnement à la tonalité aussi onirique que mélancolique Lire page 6 Documentaire de Marie-Christine Courtès (France, 2017, 52mn) Coproduction  : ARTE France, Nord-Ouest Documentaires, RMN-Grand Palais, Musée d’Orsay En partenariat avec Beauxetrts 18.30 Maestro Russie – Révolutions et révoltes Prokofiev  : « Roméo et Juliette » Des extraits de l’ensorcelante partition de ballet composée par Prokofiev entre Paris et Moscou, à son retour en URSS. Hannu Lintu et le Finnish Radio Symphony Orchestra (FRSO) ont choisi de nous faire vivre les grands moments des suites de Roméo et Juliette, œuvre majeure de Prokofiev dans le répertoire du ballet, inspirée de la tragédie de Shakespeare. Elle a été composée en 1935 entre Paris et Moscou, peu après le retour de Prokofiev en Union soviétique, mais en raison de sa complexité technique et rythmique, ce n’est qu’en 1938 qu’elle a finalement été créée, avec un succès jamais démenti depuis lors. Concert enregistré au Musiikitalo d’Helsinki (France/Finlande, 2017, 43mn) - Direction musicale  : Hannu Lintu - Avec les musiciens du Finnish Radio Symphony Orchestra - Réalisation  : Tiina Siniketo VEIKKO KÄHKÖNEN En partenariat avec CONCERT
20.55 Cinéma Cycle Steven Spielberg Empire du soleil La survie d’un enfant dans un camp de concentration japonais durant la Seconde Guerre mondiale. Un tournant dans l’œuvre de Spielberg, avec Christian Bale et John Malkovich. WARNER BROS Shanghai, 1941. Alors que la guerre sino-japonaise fait rage depuis trois ans déjà, les Occidentaux continuent de vivre dans une opulence insouciante, à l’abri de la concession internationale. Mais en décembre 1941, l’armée japonaise, qui va passer à l’attaque à PearlHarbor, envahit la ville. Élevé dans le luxe par des parents aimants qui n’ont pas vu venir le danger, un petit garçon anglais passionné d’aviation, James, est séparé d’eux par la foule des fuyards. Errant dans la ville, il croise la route d’un jeune trafiquant américain, avec qui il se retrouve interné dans un camp de concentration... ÉPOPÉE HOLLYWOODIENNE Comme dans beaucoup des films de Spielberg, un enfant héros parvient à supporter la dureté de la réalité grâce à la force de ses rêves, et se découvre dans l’adversité des forces insoupçonnées. Mais en adaptant le livre autobiographique de l’écrivain J. G. Ballard, plus connu pour ses romans de science-fiction, l’alors jeune réalisateur d’E.T. ouvre un tournant dans son œuvre  : c’est la première fois qu’il aborde de front la tragédie historique qui l’obsède, celle de la Seconde Guerre mondiale. Comme La liste de Schindler, qu’il préfigure, Empire du soleil a profondément divisé la critique à sa sortie, certains accusant le cinéaste de trahir la vérité des faits au profit des bons sentiments. Trente ans après la polémique, cette épopée hollywoodienne en forme de récit initiatique, portée par deux futures stars qu’il est émouvant de (re)découvrir si jeunes (Christian Bale, alors âgé de 9 ans, et le déjà grand Malkovich), est devenue un classique. Meilleurs image, musique et son, Bafta Awards 1989 (Empire of the Sun) Film de Steven Spielberg (États-Unis, 1987, 2h23mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Tom Stoppard, d’après le livre éponyme de J. G. Ballard - Avec  : Christian Bale (Jim), John Malkovich (Basie), Miranda Richardson (Mrs. Victor), Nigel Havers (le docteur Rawlins) - Image  : Allen Daviau Musique  : John Williams - Production  : Amblin Entertainment, Warner Bros., Robert Shapiro Production INA/GUY BREMAT 23.20 Michel Audiard J’parle pas aux cons, ça les instruit Disparu en 1985, Michel Audiard a été un dialoguiste hors pair du cinéma français. Raconté en archives et par ses proches, notamment par son fils, le cinéaste Jacques Audiard, le portrait mordant d’un artiste au talent inégalé. Enfant abandonné, formé à l’école de la rue dans le Paris des années 1920, Michel Audiard, certif en poche, tente vainement d’embrasser une carrière de coureur cycliste, avant de se faire voleur de bicyclettes pour survivre sous l’Occupation. Après la guerre, le voilà critique de cinéma dans une revue sur les vedettes et auteur de trois polars où éclate son goût pour les petits malfrats et les blondes plantureuses. La suite est connue  : plus de cent films comme dialoguiste dans les années 1950 à 1960, dont les cultissimes Tontons flingueurs, huit comme réalisateur dans la décennie suivante, et ce talent inégalé pour instiller de l’élégance dans la gouaille, de la tendresse dans le cynisme. ALCHIMISTE DU VERBE « C’était un littéraire à l’état pur », confirme son fils, le réalisateur Jacques Audiard. Grand lecteur, Michel Audiard apprécie aussi bien Proust et saint Augustin que Céline. Entre les expressions qu’il chaparde sur les zincs des bistrots pour mieux les ciseler et sa connaissance encyclopédique, il a créé un style jubilatoire qui frotte les registres de langue, du plus soutenu au plus argotique. Dans ce film riche en archives et en témoignages, ses acteurs fétiches Bernard Blier, Lino Ventura, Michel Serrault (Mortelle randonnée), Mireille Darc (seule femme de la bande) et son mentor et ami Jean Gabin (Un singe en hiver) évoquent le grand copain qui leur mettait si bien les mots en bouche. Plus de trente ans après sa disparition, ses tirades demeurent, à l’image du savoureux  : « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. » Documentaire d’Yves Riou et Philippe Pouchain (France, 2015, 52mn) - Coproduction  : ARTE France, Cinétévé, INA (R. du 11/10/2015) dimanche 29 octobre ARTE MAG N°44. LE PROGRAMME DU 28 OCTOBRE AU 3 NOVEMBRE 2017 15



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