Arte Magazine n°2017-43 21 oct 2017
Arte Magazine n°2017-43 21 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-43 de 21 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Oblomov.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°43. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 OCTOBRE 2017 6 Guillaume Gallienne Un Stakhanov sur le divan En compagnie des comédiens du Français, Guillaume Gallienne joue et réalise pour ARTE une étourdissante recréation d’Oblomov, un classique de la littérature russe adapté au théâtre par Volodia Serre. Entretien. Mercredi 25 octobre à 23.30 Téléfilm Oblomov Lire page 21 Qu’est-ce qui vous a donné envie de réaliser ce film d’après l’adaptation pour le théâtre du roman de Gontcharov ? Guillaume Gallienne  : Avec mes camarades du Français, j’ai joué pendant deux ans le rôle-titre une centaine de fois. Lorsque l’idée de ce film pour ARTE a germé, je me suis manifesté auprès d’Éric Ruf, notre administrateur, pour le réaliser. Un beau pari pour moi. Au-delà du plaisir du texte et du jeu, j’avais à cœur de donner vie à l’écran au petit théâtre mental, empli de classiques de la littérature et du cinéma russes, que je me faisais à chaque représentation. Je trouvais aussi très stimulant de capter dans un format cinéma – le Scope, idéal pour filmer l’horizontalité – une troupe jouant une pièce pour la télévision et d’abolir ainsi les frontières entre ces trois médiums. Avec quelles contraintes avez-vous dû composer ? Le cahier des charges fixé par ARTE et la Comédie- Française est strict. Avec Frédérique Moreau, qui m’a assisté sur ce projet, la première de nos difficultés a été d’amputer le texte d’une heure environ, car le film ne devait pas dépasser une heure cinquante minutes. Pour tenir le budget et les quatorze jours de tournage alloués, nous avons dû aussi trouver un décor unique, cette surprenante salle de spectacle de l’ambassade de Roumanie à Paris, où le temps semble s’être arrêté. Nous devions aussi réunir la même distribution que celle de la pièce, mais là, c’était plutôt synonyme de confort pour l’équipe technique. Quelle proximité particulière ressentez-vous avec Oblomov, cet antihéros que vous incarnez ? Dans son roman, Gontcharov met en perspective, entre autres, deux courants de pensée qui traversent la société russe depuis le milieu du XIX e siècle  : doit-on se contenter de ce que Dieu nous donne, comme le met en pratique Oblomov, alangui sur sa méridienne ? Ou entrer dans la modernité par l’occidentalisation et le travail, comme le défend son ami Stolz ? De foi orthodoxe, d’origine russe par ma mère et ma grand-mère, qui était géorgienne, je connais parfaitement « l’oblomovisme », le mal qui étreint Oblomov, cet état de flottement teinté de mélancolie où tout paraît insurmontable. Si, comme Stolz, j’ai l’énergie d’en faire beaucoup, c’est sans doute pour lutter contre cet oblomovisme latent qui coule dans mes veines et auquel il m’arrive de succomber. Propos recueillis par Christine Guillemeau Maryline, le nouveau film réalisé par Guillaume Gallienne, sort en salles le 15 novembre. Adeline d’Hermy, Olga dans Oblomov, y tient le rôle principal. THIERRY VALLETOUX
PATRICK AVENTURIER Inventeur de « l’outrenoir », Pierre Soulages a poursuivi sa quête de lumière des États-Unis à Rodez, sa ville natale. Visite de trois lieux marqués par son œuvre, à l’occasion de la diffusion du beau portrait documentaire de Stéphane Berthomieux. Dimanche 22 octobre à 17.35 Documentaire Pierre Soulages Lire page 12 L’artiste dans une salle du musée Soulages, à Rodez. Soulages en ces lieux Les États-Unis À partir de 1954, Pierre Soulages, alors âgé de 35 ans, est exposé par le galeriste new-yorkais Samuel Kootz, marchand de Picasso aux États-Unis. Durant une décennie, jusqu’à la fermeture de la galerie, des collectionneurs, parmi lesquels le cinéaste Otto Preminger et l’acteurréalisateur Charles Laughton, acquièrent ses œuvres, avant d’en faire don aux musées américains. « Les peintures se sont malheureusement très souvent retrouvées dans leurs réserves. Il a fallu attendre les années 1990 pour que les marchands d’art fassent revenir Soulages et que les musées les ressortent », explique, dans le documentaire, Harry Cooper, conservateur à la National Gallery of Art à Washington. Aujourd’hui, une partie des œuvres du peintre se trouve outre-Atlantique, dispersée dans une trentaine de musées. L’abbatiale Sainte-Foy de Conques Adolescent, Pierre Soulages découvre avec émerveillement l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, non loin de Rodez, la ville où il est né  : « J’ai été tellement bouleversé par la beauté de l’architecture de cette église que j’ai décidé de me consacrer à l’art. » En 1987, il répond à une commande du ministère de la Culture pour élaborer de nouveaux vitraux pour l’édifice. Après de nombreux essais avec le maître verrier Jean-Dominique Fleury, il parvient à créer un verre émetteur de clarté. En 1994, la pose des cent quatre vitraux provoque un concert de protestations parmi les habitants du village, qui s’insurgent contre leur caractère abstrait. Aujourd’hui, tous admettent qu’ils ont contribué à mettre en valeur la beauté de ce chef-d’œuvre de l’art roman du XI e siècle. Le musée Soulages Après avoir légué à la communauté d’agglomération du Grand Rodez cinq cents pièces, dont toutes les gravures, les travaux préparatoires aux vitraux de Conques, des peintures sur toile et sur papier, des films, des correspondances et des photographies, Pierre Soulages et sa femme Colette ont supervisé l’accrochage des œuvres. En 2014, le musée Soulages ouvre ses portes dans la ville natale du peintre, à laquelle il est très attaché. Le lieu, qui réunit la plus grande collection dédiée au peintre, abrite la quasi-totalité de son œuvre. « J’ai accepté que ce musée porte mon nom à la seule condition qu’il s’ouvre à d’autres artistes. Je voulais un lieu vivant, pas un mausolée », confie-t-il. En 2016, le musée Soulages a accueilli près de deux cent cinquante mille visiteurs. Laure Naimski 7ARTE MAG N°43. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 OCTOBRE 2017



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