Arte Magazine n°2017-42 14 oct 2017
Arte Magazine n°2017-42 14 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-42 de 14 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : roundup, l'herbicide à pulvériser.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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lundi 16 octobre ARTE MAG N°42. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 OCTOBRE 2017 16 20.50 Cinéma Une question de vie ou de mort Un jeune pilote amoureux (David Niven) doit convaincre un tribunal céleste de le laisser vivre. Un sommet du cinéma fantastique britannique par le duo Powell et Pressburger. ITV GLOBAL ENTERTAINMENT LTD. Mai 1945. En vue des côtes anglaises, un avion anglais est touché par l’ennemi. Alors que l’appareil est la proie des flammes, Peter Carter confie ses dernières pensées à June, une jeune opératrice radio américaine puis saute dans le vide... sans parachute. Miraculeusement, Peter reprend connaissance sur une plage, puis, recueilli par un médecin, fait la connaissance de June et s’éprend d’elle. Mais il doit la vie à une erreur de l’administration céleste, qui le considère comme un mort en sursis. S’il veut vivre son amour pour June, il va devoir convaincre le tribunal suprême de le laisser en vie... UN DRAME FLAMBOYANT Le film est un enchantement, une mine, un trésor. Chargés d’une commande du ministère de l’Information britannique, qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, souhaite exalter les relations américano- anglaises, Michael Powell et Emeric Pressburger (Les chaussons rouges) imaginent un drame flamboyant, pétillant de fantaisie et d’intelligence, mélange d’humour et de tragique, de réalisme et de fantastique. Filmant le monde réel en couleurs vives qui tranchent avec le noir et blanc utilisé pour l’au-delà, le duo de cinéastes livre une œuvre très british par sa facture formelle et, par les réflexions qu’elle suscite, d’une portée universelle. Meilleurs film et réalisation, New York Film Critics Circle 1946 Meilleur film européen, Bodil Awards 1948 (A Matter of Life and Death) Film de Michael Powell et Emeric Pressburger (Royaume-Uni, 1946, 1h44mn, VF/VOSTF) - Avec  : David Niven (Peter Carter), Kim Hunter (June), Robert Coote (Bob), Roger Livesey (le Dr Reeves), Marius Goring (le guide céleste n°71), Richard Attenborough (un pilote anglais) - Production  : The Archers - (R. du 10/11/2002) 1984 ORION PICTURES CORPORATION/ALL RIGHTS RESERVED 22.35 Cinéma 1984 Dans une société totalitaire, la descente aux enfers d’un insoumis malgré lui. Une transposition fidèle du roman d’Orwell, magistralement interprétée. En 1984, après une catastrophe dévastatrice, le monde est divisé en trois blocs. En guerre permanente avec Estasia et Eurasia, Océania est dominée par un gouvernement totalitaire que dirige l’omniprésent Big Brother. Contrôlée au travers d’innombrables écrans et d’une « novlangue » mensongère, la vie de chacun y est misérable, notamment celles des prolétaires, considérés comme des sous-hommes. Modeste employé au Miniver, le ministère de la
Vérité, Winston Smith consigne secrètement ses réflexions dans un journal intime. Une activité proscrite, comme le sont aussi les relations amoureuses. Lorsque Winston rencontre Julia et s’éprend d’elle, il ne mesure pas les risques que lui fait courir son insoumission... « 1984 » EN 1984 Sous-alimentée, manipulée, dressée à ne plus penser, à ne plus aimer, la population d’Océania courbe l’échine sans ciller, ou presque. Dans un monde déshumanisé régi par une bureaucratie folle qui prétend éradiquer toute individualité, de lavages de cerveaux en exécutions publiques, une violence terrible est à l’œuvre. Ce film réalisé par Michael Radford en 1984 se montre en tout point fidèle à la dystopie en partie visionnaire imaginée en 1949 par George Orwell dans une Europe en ruines. Magistralement interprété par John Hurt et Richard Burton, dont ce fut le dernier film, le tableau vertigineux d’une société de surveillance organisée pour broyer les hommes. Meilleur réalisateur, Istanbul 1985 Meilleur acteur (John Hurt), Fantasporto 1985 – Meilleurs acteurs (Richard Burton, John Hurt), Valladolid 1984 Film de Michael Radford (Royaume-Uni, 1984, 1h44mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Michael Radford, d’après le roman éponyme de George Orwell Avec  : John Hurt (Winston Smith), Richard Burton (O’Brien), Susanna Hamilton (Julia), Cyril Cusak (Charrington) - Musique  : Eurythmics, Dominic Muldowney - Production  : Umbrella-Rosenblum Films Ltd., Virgin Cinema Film 0.25 La lucarne Retour en Tchétchénie ALEXANDER KVATASHIDZE/LOKOKINA STUDIOS Nourri par un voyage de jeunesse dans l’horreur du conflit tchétchène, un touchant récit autobiographique sur le reportage de guerre et ses non-dits. En 1999, à 22 ans, Alexander Kvatashidze fait ses débuts de photographe à Tbilissi, sa ville natale, quand il tombe amoureux d’une consœur française. Il la suit dans le périlleux voyage qu’elle a décidé d’entreprendre en Tchétchénie, alors en proie aux bombardements et aux exactions de l’armée russe. En chemin, le couple croise brièvement un autre franc- tireur, Brice Fleutiaux, qui restera huit mois otage de miliciens indépendantistes, et travaille aux côtés de Raïssa, une journaliste tchétchène qui documente les souffrances des civils. Cette plongée irréelle dans l’horreur et le danger quotidiens s’achève au bout de quelques mois, comme l’histoire d’amour qui l’a suscitée. La jeune Française rentre chez elle ; Alexander et Raïssa, qui a dû fuir la Tchétchénie en laissant un enfant derrière elle, demeurent en Géorgie ; et le photographe devenu réalisateur tente en vain durant quelques années de retourner dans ce pays martyrisé. Il renonce pour de bon au reportage de guerre en 2008, lorsque la Géorgie, à son tour, est brièvement attaquée par la Russie. Qu’est-ce qui pousse des êtres à risquer leur vie alors qu’ils n’y sont pas obligés ? Pourquoi Alexander lui-même est-il resté hanté des années durant par le désir douloureux de se plonger à nouveau dans la guerre, avant de la voir ravager son propre pays ? Sans prétendre épuiser le mystère de la question posée, cette méditation existentielle contourne délibérément les codes narratifs « professionnels » pour livrer un collage impressionniste d’une touchante sincérité. Documentaire d’Alexander Kvatashidze (France, 2015, 1h09mn) - Production  : Lokokina Studio, Kepler 22 Productions, Exit Films, VNU Films, Petit à Petit Productions lundi 16 octobre ARTE MAG N°42. LE PROGRAMME DU 14 AU 20 OCTOBRE 2017 17



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